Carburants: le ministre de l'Économie a reçu les syndicats, sans faire d'annonce

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le ministre de l'Économie a reçu mardi les syndicats pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment les prix des carburants, mais sans leur annoncer de nouvelle mesure ou retenir leurs propositions, ont déploré plusieurs syndicats.

"Le ministre n'avait malheureusement rien à nous dire, à part la liste de tout ce qu'il ne peut pas faire", a déploré à la sortie de cette réunion à Bercy la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.

Mme Binet a indiqué que le ministre Roland Lescure avait "balayé du revers de la main" les cinq mesures d'urgence demandées par son syndicat, notamment le blocage des prix du carburant et l'indexation des salaires sur les prix.

"La CGT appelle les travailleurs et les travailleuses à se mobiliser sur leur lieu de travail dans leurs entreprises pour exiger des augmentations de salaires immédiates", a lancé Mme Binet.

Selon le numéro un de la CFTC, Cyril Chabanier, M. Lescure a dit aux organisations syndicales "qu'aujourd'hui il est juste venu (les) écouter, qu'il y avait des arbitrages interministériels qui devaient être faits et que ce serait le Premier Ministre qui ferait des annonces, sans avoir d'ailleurs aucune date à (leur) proposer".

"La seule mesure sur laquelle il n'a pas fermé totalement la porte, c'est la baisse des taxes, mais en disant +ça coûte 4 milliards, (...) où est-ce que je les prends, où est-ce qu'on les trouve ?+", a rapporté M. Chabanier, indiquant que le gouvernement comptait rester dans "une logique de mesures ciblées".

La ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon avait indiqué plus tôt mardi que le gouvernement allait prochainement annoncer un nouveau dispositif d'aides pour certaines professions parmi les plus touchées par la flambée des prix des carburants, tout en rejetant toujours la perspective d'une "aide universelle".

Elle avait notamment mentionné les "aides-soignantes", les "aides à domicile" et "certains agriculteurs qui font encore face à des difficultés particulières".

Moins critique, la CFDT a dit souhaiter elle aussi, à l'issue de la rencontre à Bercy, des mesures ciblées sur "les salariés les plus fragiles", notamment les aides-soignantes et les infirmières, par la voix de son secrétaire national Luc Mathieu.

"Le ministre a dit que c'était un vrai sujet et qu'il fallait le traiter, donc on verra si des annonces vont être faites en ce sens", espère-t-il.

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