Centrale nucléaire de Golfech : nouvel incident signalé, sans conséquence pour la sûreté

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Un incident de niveau 1 a eu lieu début juin sur un circuit de contrôle du circuit primaire du réacteur 1 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) faisant suite à une série d'incidents ces derniers mois, a-t-on appris jeudi auprès d'EDF.

Cet incident de niveau 1 dans l'échelle INES qui en compte 7 est survenu le 5 juin sur le réacteur numéro 1 et "n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, sur la sécurité du personnel, ni sur l'environnement", a assuré le service presse d'EDF contacté par l'AFP. "Cet incident est lié au non respect des spécifications techniques d'exploitation", a-t-il indiqué. "Un robinet du circuit de contrôle des paramètres radiochimiques de l'eau du circuit primaire n'avait pas été assez serré" lors d'une opération de maintenance provoquant "un dégagement de vapeur qui n'a pas été dans l'atmosphère", a-t-il précisé.

EDF souligne dans un communiqué que c'est "le non-respect des spécifications techniques d'exploitation et la détection tardive de l'événement (qui) a conduit la direction de la centrale de Golfech à déclarer (l'incident) à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le 10 juin".

La centrale de Golfech est dans le collimateur de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN). Elle avait convoqué son directeur en février, après avoir "constaté des déficiences dans la mise en oeuvre des opérations d'exploitation des réacteurs et un manque de rigueur systémique dans l'enregistrement et la traçabilité des activités relatives à la maintenance des installations".

Située sur les bords de Garonne entre Agen et Toulouse, la centrale est composée de deux réacteurs de 1 300 mégawatts permettant de couvrir en moyenne 50% de la consommation électrique de la région Occitanie.

En janvier, un incident de niveau 1 avait été détecté sur le système de régulation de puissance du réacteur 2. Il avait été arrêté un mois plus tôt après la constatation d'une fuite "dans la partie non nucléaire des installations". L'alerte la plus sérieuse remonte au 8 octobre 2019, avec un incident de niveau 2 lors d'"opérations de vidange" d'un réacteur.

Commentaires

Serge Rochain
Golfech semble abonnée aux erreurs de manipulation et cumul les incidents. On aimerait savoir aussi la durée de l'arrêt lorsque l'incident entraine un arrêt du réacteur. La chute du facteur de charge constaté d'années en années trouve en grande partie son explication à travers ces incidents.
Michel34
Ah ? Il est encore là notre Rochain ! Belle persévérance il faut avouer ! Il est tres assidu pour demontrer sa meconnaissance du nucleaire. Voilà quelqu'un qui se forge une idée sur une croyance et qui de plus ne sait absolument rien de ce qui se passe en centrales nucleaires. Belle approche scientifique pour tenter de manipuler ! Enfin, le ridicule ne tue plus, la preuve, vous êtes vivant...
Serge Rochain
Tien voila encore un perroquet du lobby nucléaire qui ramène sa science……. du bavardage. Que peux t-on lire dans ces 4 lignes : 1- Que Rochain n'y connait rien, contrairement à moi (Michel 34) …. En effet, voilà une preuve, c'est que je le dis (Toujours Michel34). 2-Que Rochain est un mystique dont le raisonnement (pardon, l'absence de raisonnement) se fonde sur une croyance religieuse, contrairement à moi (Michel34) qui explique le raisonnement scientifique qui conduit à l'usage indispensable du nucléaire pour produire l'électricité dont on a besoin…...mais on attend toujours le développement de ce merveilleux raisonnement attesté par de nombreuses preuves. Mais si Michel34 voulait bien se donner la peine de démonter avec sa science du nucléaire la démonstration suivante qui met en lumière que si la France se décidait à repiquer du nucléaire pour le demi siècle à venir, les français devront payer 4 fois plus cher qu'ils ne le devraient l'eu électricité : Les données du problème : Nucléaire : Cout EPR : 12,4 G€ Délai de réalisation 2007 à 2021 : 14 ans Puissance de production théorique 1,6 GW Facteur de charge 75% (mais même à 100% sans maintenance ni rechargement d’uranium ni incidents…. Ça ne fera pas le poids. Noter que le facteur de charge du parc existant n’a été en 2019 que de 68%) Puissance réelle : 1,2 GW Production annuelle : 10,5 TWh Parc éolien : Coût d’une éolienne de 2 MW : 1 M€ Facteur de charge moyen France de l’éolien : 25% On peut donc construire plus de 10 000 éoliennes avec ce que coûte (a déjà couté sans produire) l’EPR de Flamanville. Puissance théorique 20 GW, puissance réelle 5 GW Production annuelle : 43,8 TWh soit 4 fois plus que le nucléaire de l’EPR Ajoutez à cela que le parc peut produire au bout de 2 ans seulement, car moins de deux ans suffisent pour construire une éolienne et la raccorder. Aujourd’hui l’étape la plus longue de la construction d’une éolienne est représentée par les délais imposés par les recours juridiques systématiques. Le coût du MWh solaire ayant rejoint celui de l’éolien depuis 2018 le résultat est le même pour le solaire Il faut estimer le coût du stockage si tant est qu’il faille stocker car le stockage est un fantasme inventé par le nucléaire, qui ne sachant pas quoi faire de son électricité la nuit, la stocke sous forme de chaleur la nuit dans les millions de m3 d’eau sanitaire. Il suffit par ailleurs de consulter systématiquement les courbes fournies par RTE pour voir que part vent fort l’éolien (bien qu’encore très mal réparti en France) la production est jusqu’à 5 fois celle du vent moyen au niveau duquel il « faudra » équipé le parc pour qu’il fournisse le besoin dans le mixe qui lui aura été assigné. En conséquence par vent fort il y aura une puissance colossale à stocker avec cette électricité quasi gratuite ce qui rendra probablement intéressant le stockage H2 malgré la piètre conversion E->H2->E de 40%. Ajoutez-y que dans les ENR le biogaz est dans un état stocké dès sa production et son potentiel, peu développé en France (1,8 % du mixe électrique) qui l’est 5 fois plus en Allemagne, permettrait d’alimenter exclusivement par ce moyen le pays par temps calme et couvert anticyclonique durant 3 mois au moins chaque année avec la méthanisation des simples déchets agricoles. Actuellement l’Allemagne dont le biogaz représente déjà 8,4% du mixe électrique peut assurer son besoin électrique à 100% par cette source 1 mois par an. N’oubliez pas non plus les ENR constants ou presque, avec les solutions marémotrices, les hydroliennes, les houliennes, et n’oubliez pas non plus l’hydraulique de barrage qui marche déjà fort bien….. autant de solutions qui rendent ridicule l’insistance des nucléocrate sur le caractère intermittent lui aussi ridicule puisqu’il s’agit de variabilité et pas d’intermittence qui est le « tout ou rien » présenté aussi de façon toute aussi ridicule comme aléatoire, avec une météo datant de l’âge de la hache de pierre, peut-être, mais plus aujourd’hui. Il y a beau temps que l’on sait ce que le vent attendu demain va produire, et où (façade maritime Nord, Ouest, Sud ? Et dans l’intérieure même chose). La même météo va aussi nous donner la couverture nuageuse et…. Il est temps de revenir au XXI e siècle au lieu de bétonner sur le XXe qui a bien fait son boulot, merci, au revoir. J'attends le retour Monsieur Michel34.... et avec impatience.
dédé29
Juste une petite remarque : Pour l'éolien et le solaire ,la difficulté n'est ni l'intermittence ni la variabilité mais le non pilotage ce qui est très différent car il faut toujours adapter la production à la demande et non l'inverse . L'utilisation du vecteur H2 est une bonne solution à termes mais dans un avenir probablement lointain en l'associant avec de l’éolien flottant .Toutefois je crois le rendement global de cette chaine est plus proche de 10% que de 40 .
Serge Rochain
Pourtant mon cher Dédé adapter le besoin à la production c'est bien ce que fait le nucléaire depuis qu'il est ….. au pouvoir…. vous prenez souvent un bain à 3 heures du matin ? Et c'est loin d'être le seule cas où le monde doit s'adapter aux contraintes du nucléaire qui ne sait pas quoi faire de son jus la nuit. Au fait monsieur Dédé l'expert du pilotage de réacteur nucléaire, quelle est donc la différence entre un réacteur nucléaire capable de faire du suivi de charge et un qui ne l'est pas ? Vous ne savez pas ? Silence radio depuis plusieurs jours. Mais vous savez je suis pédagogue par nature, alors si vous voulez devenir moins bête dites le moi et je vous expliquerai comment ça marche. Mais si cela ne vous intéresse pas je ne vous en voudrai pas et vous pourrez continuer à raconter n'importe quoi quant à la supposée souplesse du nucléaire pour assurer le suivi de charge.
gautier
Tiens, voilà le perroquet Rochain qui nous balance en permanence son refrain sur les ENR mais qui prend ses désirs pour la réalité. En fait, ces énergies ne produisent pas grand chose et coûtent cher aux consommateurs par le biais de différentes taxes dont il se garde bien de mentionner.
Serge Rochain
Gautier, comme d'hab, 3 lignes d'allégations …. ridicules comme d'hab également
Postyt94
Vraiment chapeau Monsieur Rochain, Commentaires sérieux, documentés, référencés, chiffrés, et positions ouvertes et pas manichéennes. Contrairement aux contradicteurs ... Et c'est vrai que vous faites preuve de pédagogie, mais surtout de PATIENCE ! Face à un tel déversement de mauvaises fois, d'invectives déplacées, et d'agressivités aussi idiotes que méchantes. Franchement messieurs, le respect du contradicteur est la règle. " L'invective et l'insulte et l'argument de ce qui n'en ont pas. " Pensez y avant de poster ... Ps : le nucléaire, depuis ses débuts, à TOUJOURS été subventionné. Le Mix énergétique est une nécessité. (Malgré la main mise de l'industrie nucléaire) Les ENR n'en sont qu'à leur aurore, avec des marges techniques et économiques TRÈS prometteuses, alors un peu de patience. Et, s'il vous plaît, arrêtez de nous rabâcher que le nucléaire n'est que la SEULE solution. Nous sommes en 2020 maintenant ... (pour infos, De Gaulle est mort)

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