Crise énergétique au Bangladesh: la Banque mondiale octroie un prêt de 350 millions USD

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La Banque mondiale a annoncé lundi avoir approuvé un prêt de 350 millions de dollars pour aider le Bangladesh à faire face à la hausse du prix des carburants et aux pénuries d'énergie liées au conflit au Moyen-Orient.

Ce pays d'Asie du Sud, qui compte 170 millions d'habitants, importe 95% de ses besoins en pétrole et en gaz, dont une large part en provenance des pays du Golfe.

Ses livraisons sont très perturbées depuis le début des frappes américano?israéliennes contre l'Iran, le 28 février, du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis et Israël.

Le Bangladesh dépend du gaz naturel liquéfié (GNL) importé pour couvrir ses besoins en électricité, particulièrement élevés actuellement en raison des fortes chaleurs estivales.

"Le conflit au Moyen-Orient a fait grimper les prix du GNL et perturbé l'approvisionnement", a déclaré Jean Pesme, directeur de la Banque mondiale pour le Bangladesh.

"En tant que pays importateur net de carburants et de gaz, le Bangladesh subit d'importantes pressions budgétaires pour maintenir sa sécurité énergétique et faire tourner son économie".

Pour protéger ses maigres réserves et limiter sa consommation, le gouvernement a rationné la distribution des carburants, augmenté leurs prix et ceux du gaz, et mis à l'arrêt la plupart de ses usines de production d''engrais.

Ce prêt de la Banque mondiale doit aider Petrobangla, la compagnie publique de pétrole et de gaz, à honorer les paiements liés aux importations de GNL.

M. Pesme a assuré qu'il contribuerait à " maintenir un approvisionnement stable en importations de GNL, essentiel pour protéger l'économie et la population" contre les perturbations énergétiques.

"En garantissant l'accès à des approvisionnements en gaz plus fiables, ce financement supplémentaire soutiendra la production d'électricité, l'activité industrielle et la création d'emplois", a-t-il affirmé.