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Les réseaux électriques ont été mis sous forte tension dans la soirée du 10 janvier

  • AFP
  • parue le

Les réseaux électriques français et européens ont été fortement mis sous tension dans la soirée du 10 janvier, forçant Réseau transport d'électricité (RTE) à demander à certains industriels de réduire leur consommation, a fait savoir samedi la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Selon un communiqué de la Commission, "la fréquence du système électrique français et européen est passée très en dessous de 50 Hz", soit la fréquence de référence lorsque le réseau électrique est équilibré, une baisse qui aurait pu entraîner "des coupures importantes voire un black out".

Une forte baisse de la fréquence s'explique lorsque la demande devient largement supérieure à la capacité de production du réseau électrique. "Jeudi l'équilibre offre/demande était assuré pour la France, le problème s'est situé au niveau européen. Le levier actionné a permis de sécuriser le réseau européen", a-t-on expliqué à l'AFP du côté de RTE.

"Cet épisode a conduit RTE à faire appel aux consommateurs industriels interruptibles à 21h02 leur demandant de réduire instantanément leur consommation d'électricité de plus de 1 500 MW pour faire remonter la fréquence", a précisé la CRE dans son communiqué.

Interrogé par l'AFP, l'organisme a estimé que cette réaction avait "permis d'assurer la sécurité du réseau électrique et éviter tout risque de coupure en France et en Europe". "RTE travaille avec ses partenaires européens afin d'identifier la cause", a ajouté la même source.

Mi-novembre, RTE avait estimé que la sécurité d'approvisionnement en électricité de la France devrait être assurée pour l'hiver mais anticipait une période de "vigilance" en janvier et février. "Cet hiver, si nous avons des conditions de température normales, c'est-à-dire correspondant aux normales de saison, il n'y a pas d'alerte particulière", avait alors expliqué Jean-Paul Roubin, directeur de l'exploitation, lors d'une conférence de presse.

Le groupe avait par ailleurs rappelé que, si besoin, notamment si les températures devenaient extrêmement froides ou que des moyens de production s'arrêtaient de manière fortuite, il était possible de faire appel à des mesures exceptionnelles.

Ces mesures vont de la baisse de tension sur le réseau à l'appel à des gestes citoyens d'économie d'énergie, en passant par le recours à l'interruptibilité de gros consommateurs industriels sélectionnés par appel d'offres, mesure appliquée le 10 janvier. Enfin, "en dernier recours", des coupures de courant localisées et tournantes peuvent être organisées, rappelle RTE.


Commentaires

Avoir en permanence l'œil sur la fréquence est le meilleur indicateur du bon équilibrage du réseau. Calibré sur 50Hz en France, si on s'en écarte, il faut soit activer des générateurs de courant soit en déconnecter selon le sens de la variation. Si la fréquence baisse, il faut activer un générateur, si elle augmente, il faut en éteindre un. Garder la fréquence de calibration c'est la même chose qu'être au meilleur couple en mécanique.
Serge Rochain
Un générateur de 1500 MWe, ça n'existe pas, il se somme une tranche. Fossile ou nucléaire, mais une tranche quand même.

Ceci est les résultat du lavage de cerveau que RTE pratique depuis que l'antinucléaire Mr Brothes a pris la tête de RTE.

La cause est l'arrêt planifié qui a été prolongé d'une tranche nucléaire a Flamanville (une des deux déjà en service). Cela s'est combiné avec le mouvement social de la centrale de Cordemais très nommément et clairement menacé de fermeture par Macreux lors de son allocution récente a propos des centrales a charbon.

Les politiciens de Paris, surtout De Rugy, ne veulent rien entendre, et RTE continue sa propagande antinucléaire associé a l'ADEME qui nous pond des rapports de plus farfelus chaque année.Récemment encore l'ADEME a produit un rapport bidon ou elle admet clairement que pour remplacer le nucléaire amorti par des ENRi électriques (Eolovolatiques surtout) en 2060, il faudra multiplier le prix au consommateur par 2,4 6 ou 10 selon la décennie et la trajectoire. C'est le seul moyen que cette production deviennent rentable et non subventionné.

La réalité c'est que si nous voulons fermer les tranches a charbon de Cordemais, c'est pour les remplacer des tranches a Gaz. L'imbécilité parisienne consiste a penser qu'il est plus facile et moins cher de creuser une tranchée de 100km vers Landivisiau pour y monter des Cycles combinés Gaz Vapeur que de la faire a Cordemais qui utilise déjà des gazoducs reliés au terminal méthanier de Montoir de Bretagne a coté de Saint-Nazaire.

Des gamins jacobins qui ne comprennent rien la technique mais font du clientélisme électoral permanent défiant toute logique économique, industrielle et rationnelle. Voilà ce que sont nos politiciens illégitimes qui tentent de gouverner (imposer?) par la force et avec une volontés assumée de gaspiller l'argent publique de nos impôts pour seul et unique but de gagner les élections qui approchent.

La centrale de cordemais a ait bcp d'effort pur convertir ses tranches a la biomasse et produire la biomasse localement de manière régionale. il faut les laisser aller jusqu'au bout du projet. Et ensuite décider de créer ou n on un nouveau site industriel a 100km du gazoduc ou de le faire sur un site qui a déjà tout ce qu'il faut. Y compris le terrain !

Ma conclusion est que c'est l’incompétence de RTE et des politiciens de Paris les principaux responsables de ce risque qui approche du black out, chaque jour un peu plus.
Tien, revoilà l’atomique Boy avec ses théories complotistes, ses affabulations sur les prix exorbitants des ENR, et sur la quasi gratuité et l’innocuité du nucléaire. De plus il ne sait toujours pas lire, cela se voit dès la première phrase.
En effet, l’auteur de l’article n’a jamais parlé d’un générateur de 1500MWe (e?), il a simplement dit :
« Cet épisode a conduit RTE à faire appel aux consommateurs industriels interruptibles à 21h02 leur demandant de réduire instantanément leur consommation d'électricité de plus de 1 500 MW pour faire remonter la fréquence", a précisé la CRE dans son communiqué. »

Mais notre AtomBoy a vu là une occasion de faire le savant en parlant de « tranche », ce qui n’a rien à voir avec la « technique » qu’il prétend maitriser comme la plupart des pronuks, mais une simple affaire de convention de langage.
Bien entendu, les autres sont tous des niais (à commencer par moi-même sans doute) puisque nous ne pensons pas comme lui. Mais il est le seul à ne pas avoir remarqué l’effondrement du prix de revient du W éolien et photovoltaïque ainsi que l’augmentation exponentielle de celui du W nucléaire. Ce qui a conduit à réviser les coûts de rachat par l’EDF des W de ces origines ENR qui étaient de 82 € au MWh avant 2016.
Il reste que, bien que devenues rentables, il faut favoriser les investissements dans ces filières afin qu’elles se multiplient le plus rapidement possible, mais à un coût de rachat qui devra aller décrescendo en suivant la courbe de leur PR.
Ce n’est que la stratégie déjà adoptée il y a plus de 50 ans au début de l’EDF. En effet, entre le décret de création de la fin des années 30 et les premiers nœuds du réseau national au début des années 50 il a fallu investir lourdement pour le construire ce réseau de lignes, et pour cela les français ont mis la main à la poche. Il fallait rembourser les emprunts colossaux de la création des lignes THT, puis ensuite financer les travaux titanesques des grands barrages hydroélectriques comme Génissiat, Donzère-Montdragon, et quelques autres encore, puis enfin les premières centrales nucléaires. Ce n’est donc que normal que le nucléaire permette de financer ce qui le remplacera à terme.
Malheureusement, il semble qu’il n’en sera bientôt plus capable car sa rentabilité s’effondre avec le temps et le coût de son entretien et il est à craindre que bientôt les français soient conduits à remettre la main à la poche comme au début, lorsqu’il fallait partir de rien. En cela le nucléaire se révèle comme avoir été une vaste tromperie sur le prix quasi gratuit de l’électricité nucléaire, c’est là le véritable sens du message de l’ADEME, les investissements ENR nouveaux devront se payer eux-mêmes car le NUK a bouffé la cagnotte.

Serge Rochain, Narbonne
http://astronomie.narbonne.free.fr/
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http://iste.cabanova.com/
http://climso.fr
Cette dépêche ne permet pas de comprendre ce qui s'est passé le 10 janvier. Il suffit d'aller voir sur le site de RTE et celui d'energy-charts (les allemands) pour comprendre. Le problème c'est que nous n'avons plus l'autosuffisance pour passer les pointes d'hiver, d'hiver normal. Une pointe à 87 GW cela n'a rien d'extraordinaire. On en attend d'autres la semaine prochaine. La seule chose c'est que pour passer ces pointes au delà de 80 GW nous sommes désormais obligés d'importer de nos voisins. Le bazar c'est l'intermittence. L'éolien allemand est capable de 45 GW comme le 13 janvier, tout comme de 0 GW comme le 10 janvier. L'Allemagne s'en est sortie le 10 en arrêtant d'exporter et en augmentant sa production gaz et lignite (bonjour le CO2... entre autres). Allez sur energy-charts cela vaut tous les discours. La pointe du soir, les voisins l'ont en même temps que nous. Et quand il n'y a plus un pet de vent en Allemagne il n'y en a pas beaucoup chez nous non plus (2,4 GW le 10 chez nous). A 20h30 nous importions encore 3 GW. Et plus tout d'un coup, plus de dispo allemande ni espagnole... et en catastrophe on efface les industriels sous contrat pour éviter le black-out. Alors oui, RTE et le ministère de la propagande écologique et solidaire fanfaronnent : grâce à l'effacement on a tenu le coup... mais pourquoi ne sommes nous même plus capables d'assurer notre suffisance énergétique aux pointes du matin et du soir dès qu'on rentre dans les zones à plus de 80 GW de besoin de puissance ? Les allemands nous le démontrent : ce n'est pas en construisant des moulins à vent qu'on va y arriver...
Ce n'est pas les allemands qui sont tombés en rade de production face à un pic de la demande, mais la France. Et cela démontre qu'avec notre nucléaire nous sommes à raz des pâquerettes de nos besoins et sur un besoin ponctuel, soit nos voisins allemands, italiens ou Espagnols (ne comptons pas sur les belges dont le parc nucléaire est tragiquement à l'arrêt) peuvent nous venir en aide, soit ils ne le peuvent pas et on demande aux industriels de la mettre en veilleuse en contrepartie d'un prix de l'énergie nocturne défiant toute concurrence). Vouloir faire croire que c'est à cause de notre éolien, qui ne représente même pas 4 % de notre production électrique, que nous avons des problèmes d'appro est une plaisanterie.

C'est avec de telles histoires que nous serons les derniers de la planète à abandonner le nucléaire au bout du compte. Les allemands viennent de passer un cap historique en 2018. Pour la première fois le charbon passe en seconde position…. derrière les ENR, et notamment grâce à l'éolien. Et cessez de parlez des périodes sans vent, à vous lire on croirait qu'il n'y en a jamais, alors c'est merveilleux puisque donc même sans vent les éoliennes produisent…. un miracle ? Ou une exagération de ces soi-disant périodes sans vent ? En fait les courbes reprenant les productions éoliennes présentent une excellente régularité dans l'alternance des périodes favorables et défavorables. Et les allemands qui ne sont pas plus bêtes que nous savent bien que plus une source alternative prend une part importante dans le mixte plus il faut accroitre les dispositifs de stockage et cessez de mettre la tête dans le sable, nous savons faire, le monde entier sait faire. Et pour le solaire on a les mêmes réserves sans fondement, même le solaire sait stocker son énergie et certaines formes d'exploitation du solaire comme le solaire à concentration l'inclue naturellement dans son mode de fonctionnement et produit la nuit, sans interruption jusqu'au lendemain au lever du Soleil.
Pour l'instant, les allemands ne nous démontent pas que les moulins à vent sont insuffisants pour résoudre un problème franco-français, ils nous démontrent que les moulins à vent les libèrent du risque nucléaire et du charbon.
Serge Rochain, Narbonne
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