Eni renforce sa participation au plus grand parc éolien en mer au monde

  • AFP
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Le géant italien des hydrocarbures Eni a annoncé mardi renforcer sa participation au projet porté par SSE et Equinor visant à créer au large du Royaume-Uni le plus grand champ d'éoliennes en mer au monde, en acquérant une part de 20% dans sa troisième phase.

Le britannique SSE et le norvégien Equinor ont indiqué dans des communiqués séparés céder chacun 10% à Eni, pour un montant total de 140 millions de livres (165 millions d'euros). Au terme de cette transaction qui devrait être bouclée au premier trimestre 2022, Eni, qui a déjà acquis des parts dans les première et deuxième phases, détiendra 20% du projet. Les parts de SSE et d'Equinor seront ramenées à 40% chacune.

Les trois phases du projet Dogger Bank devraient être achevées d'ici mars 2026 et devraient donner naissance à la plus grande ferme éolienne en mer au monde. La première phase sera livrée en 2023-2024. Le champ de Dogger Bank se situe en mer du Nord, au large de la côte nord-est de l'Angleterre et sa capacité totale est de 3,6 GW, soit l'équivalent de la consommation de six millions de foyers ou environ 5% de la production d'électricité britannique.

Le projet, qui regroupe trois sites d'une capacité de 1,2 GW chacun, représente un investissement total estimé à environ neuf milliards de livres (plus de dix milliards d'euros) sur la période 2020-2026. SSE sera responsable de la phase de construction et Equinor de l'exploitation. Pour Eni, il s'agit d'une entrée sur le marché de l'éolien en mer dans la zone de l'Europe du Nord qu'il estime être "le plus prometteur au monde".

Cet investissement lui permettra de progresser vers son objectif d'atteindre une capacité de plus de six gigawatts dans les énergies renouvelables d'ici 2025. La troisième phase lui apporte une capacité supplémentaire de 240 mégawatts, a précisé le groupe. Eni avait annoncé début octobre son intention d'introduire en Bourse ses branches énergies renouvelables et ventes de gaz et électricité au détail, afin de dégager des ressources pour "décarboner la consommation" des clients de détail.

Ce projet éolien est par ailleurs crucial pour le Royaume-Uni, qui vise la neutralité carbone d'ici 2050 et accueille depuis dimanche à Glasgow la grande conférence de l'ONU sur le climat (COP 26).

Commentaires

Marc Diedisheim

Encore une fois un article qui confond kW et kWh...... Un foyer ne consomme pas une puissance. Soupir. Bien cordialement.

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