KEY ENERGY 2026

France renouvelables souligne le fort impact qu'aurait un ralentissement du solaire et de l'éolien

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

Le syndicat France renouvelables s'inquiète de l'impact sur l'emploi d'un ralentissement du déploiement du solaire et de l'éolien, au moment où le gouvernement s'apprête à publier la feuille de route énergétique de la France qui pourrait se traduire par des ambitions à la baisse.

Le syndicat France renouvelables s'inquiète de l'impact sur l'emploi d'un ralentissement du déploiement du solaire et de l'éolien, au moment où le gouvernement s'apprête à publier la feuille de route énergétique de la France qui pourrait se traduire par des ambitions à la baisse.

« Destruction de 30 000 à plus de 40 000 emplois »

L'organisation, qui représente plus de 370 acteurs de la filière, estime qu'une trajectoire énergétique marquée par un recul par rapport à ce qui était prévu jusque-là pourrait se traduire par "la destruction de 30 000 à plus de 40 000 emplois" selon les scénarios retenus, "avec un impact significatif dès la première année".

"L'absence de visibilité (...) pour les filières des énergies renouvelables depuis plusieurs années a déjà des conséquences sur l'emploi. Il y a déjà des plans sociaux qui ont été révélés", a déclaré Mattias Vandenbulcke, délégué général adjoint de France renouvelables lors d'un point presse.

Le syndicat doit être reçu vendredi par le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon en même temps que les autres acteurs des filières des énergies renouvelables et nucléaire, en amont de la possible publication de la très attendue feuille de route énergétique de la France sur dix ans, annoncée pour dans les prochains "jours", selon le gouvernement.

Un risque de décrochage de l'investissement privé

La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui court jusqu'en 2035, s'achemine vers un ralentissement de l'éolien terrestre et du solaire parce que l'électrification de l'économie - un des leviers pour réduire les énergies fossiles - avance moins vite que prévu, selon le gouvernement. La PPE s'appuiera sur les scénarios établis par le gestionnaire du réseau à haute tension RTE.

Seuls les scénarios d'électrification de l'économie les plus ambitieux permettraient de préserver l'emploi, avec malgré tout le risque d'"une perte structurelle de compétences et de savoir-faire".

Une ambition revue à la baisse aurait aussi des conséquences sur l'investissement, affirme France renouvelables. "Au-delà de l'impact sur l'emploi, une PPE sous-dimensionnée aurait un effet direct et immédiat" avec un risque de "décrochage de l'investissement privé" estimé à 2,7 milliards d'euros par an, selon l'organisation.

L'organisation, qui représente plus de 370 acteurs de la filière, estime qu'une trajectoire énergétique marquée par un recul par rapport à ce qui était prévu jusque-là pourrait se traduire par "la destruction de 30 000 à plus de 40 000 emplois" selon les scénarios retenus, "avec un impact significatif dès la première année".

"L'absence de visibilité (...) pour les filières des énergies renouvelables depuis plusieurs années a déjà des conséquences sur l'emploi. Il y a déjà des plans sociaux qui ont été révélés", a déclaré Mattias Vandenbulcke, délégué général adjoint de France renouvelables lors d'un point presse.

Le syndicat doit être reçu vendredi par le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon en même temps que les autres acteurs des filières des énergies renouvelables et nucléaire, en amont de la possible publication de la très attendue feuille de route énergétique de la France sur dix ans, annoncée pour dans les prochains "jours", selon le gouvernement.

Un risque de décrochage de l'investissement privé

La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui court jusqu'en 2035, s'achemine vers un ralentissement de l'éolien terrestre et du solaire parce que l'électrification de l'économie - un des leviers pour réduire les énergies fossiles - avance moins vite que prévu, selon le gouvernement. La PPE s'appuiera sur les scénarios établis par le gestionnaire du réseau à haute tension RTE.

Seuls les scénarios d'électrification de l'économie les plus ambitieux permettraient de préserver l'emploi, avec malgré tout le risque d'"une perte structurelle de compétences et de savoir-faire".

Une ambition revue à la baisse aurait aussi des conséquences sur l'investissement, affirme France renouvelables. "Au-delà de l'impact sur l'emploi, une PPE sous-dimensionnée aurait un effet direct et immédiat" avec un risque de "décrochage de l'investissement privé" estimé à 2,7 milliards d'euros par an, selon l'organisation.

Commentaires

Gourgouillon
Je comprends France renouvelables qui défend ses prébendes et ses revenus. Mais la situation en France exportatrice en permanence de 10GW voire jusqu'à 15 GW con,duit à dire assez de renouvelables (non pilotables et génanat pour l'exploitation) Etre exportateur aliors qu'il fait assez froid signifie que nous avons assez de production et qu'il faut arreter d'en mettre en construction de nouveaux (de plus il fut les subventionner et la France n'a plus d'argent! Donc halte aux renouvelables et ce tout de suite Certains diront et si on électrifie les usages comme on en révait Quand cela se produira nous aurons le tempos de changer de décision. Au vu de ce qu's'est passé ce n'est pas demain la veille!!
Pierre 29
Très bon argumentaire. Il faut calmer cette fausse industrie biberonnée aux subventions, perturbatrice pour les fournisseurs fiables, qui vit sur la fausse image écolo-compatible de gratuité du vent et du soleil.
Vincent
Le problème n'est évidemment pas les renouvelables (qui restent la solution n°1 pour décarboner, et de loin), mais l'absence d'augmentation de la consommation électrique associée. Cette absence est en partie liée au déclenchement de la guerre en Ukraine, qui a fait monter le prix de l'électricité et mis un énorme coup d'arrêt aux projets d'électrification. Il s'agit donc d'un effet conjoncturel lié à cette guerre.
Développer l'électrification reste cependant indispensable si on veut arrêter de dépendre énergétiquement de ceux qui veulent nous détruire (la France première importatrice de LNG en Europe), si on veut renforcer notre poids géopolitique et évidemment si on souhaite décarboner. Il n'y a aucune autre alternative si on veut sauver l'Europe. Ce qui n'est bien sûr pas le cas de la coalition fossile, qui veut mettre à terre tout projet permettant d'en sortir
En 2 mots
L'alerte de ce syndicat n'est pas pertinente sur tous les aspects, la principale crainte qui puisse inquiéter ses dirigeants elle celle de la redirection des investissements publics vers le nucléaire. Le coût des systemes de captation d'énergie va continuer de descendre , écrasant la concurence. Même le contre argument de l'intermitence tient de moins en moins au regard de la baisse des prix et de l'evolution technologique des procédés de stockage. Il n'en reste pas moins que l'inquietude des travailleurs du secteur est réelle et que l'état doit en tenir compte.
Vincent
Aujourd'hui, 50% des dépenses publiques en R&D dans le domaine de l'énergie vont vers le nucléaire, contre moins de 10% pour la R&D dans le secteur des renouvelables. On entend beaucoup les nucléocrates anti-ENR pleurer sur ce site ou ailleurs, mais l'industrie nucléaire reste l'industrie la plus soutenue en France aujourd'hui, en termes de dépense de recherche.
Jean
30.000 à 40.000 emplois perud ? Hola ! SER peut-il chiffrer le nombre d'emplois en France des 2 intermittents que sont photovoltaïque et éolien ? le photovoltaïque est totalement importé de Chine. L'éolien du Danemark, d'Allemagne ou de Chine. Les Français sont essentiellement des installateurs. Pour l'éolien, les emplois français sont surtout ceux du BTP pour le soucle en béton féraillé et pour les flotteurs dans le maritime. Où sont les emplois industriels et surtout en perennes et bien rémunérés ? SER crie au loup pour garder ses subventionnements sous toutes leurs formes. Même quand EDF ne se sert pas du courant d'une éolienne, celui-ci est perdu mais payé au même tarif garanti 15 ans que lorsqu'il est mis dans le réseau.
Pierre 29
Le chantage à l'emploi, vieille ficelle des "bien installés" sur des avantages caducs. Au risque, comme c'est le cas, de dévoiler une situation bien meilleure qu'en façade!
Pierre Locher
Les commentaeurs devraient lire les avis et préconisations de RTE avant de s'aventurer sur un terrain qu'ils ne maitrisent manifestemnt pas.
Alain Stolz
A propos de la question des lobbys, j'invite celles et ceux qui veulent sérieusement s'informer sur le sujet à lire cet article fort intéressant et documenté. On y apprend notamment comment le front anti-renouvelables et pro-nucléaire s'est structuré depuis 2020 pour "gagner la bataille culturelle" : https://www.aefinfo.fr/depeche/742338-comment-le-front-anti-renouvelables-et-pro-nucleaire-sest-structure-depuis-2020-pour-gagner-la-bataille-culturelle
d.deville
C'est le nucléaire qui, après 30 ans de matraquage Verts/PS a subit "une perte structurelle de compétences et de savoir-faire" ! Souvenez-vous que la programmation des années 2010 prévoyait la fermeture d'une quinzaine de réacteurs en France : Nous serions économiquement dans la panade, et serions comme les Allemands en train de construire d'urgence des centrales à gaz. Fermeture de Fessenheim = achat d'électricité allemande au charbon à 1Kg de CO2 le Kwh lors des fortes demandes, et réouverture de Sainte-Avolde.
sirius
Curieusement les promoteurs des ER, dans leurs jérémiades , oublient de prendre en compte la géothermie . Certes ils n'en attendent pas les prébendes qu'ils obtiennent de l'éolien .
chapuis
il est temps de mettre fin à cette hérésie,cette totale folie subventionnée par les contribuables pour une production faible et surtout non pilotable, ce qui est un défaut indépassable. Habituel chantage à l'emploi fait par des acteurs qui ne veulent surtout pas perdre leur bonne affaire. des emplois subventionnés par l'Etat ne peuvent être pérennes. il vient un moment où l'argent fait défaut.Nous y sommes avec la situation catastrophique de la France dont la dette et le déficit continuent d'augmenter

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