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General Electric : les négociations entre la direction et les organisations syndicales n'ont pas pu commencer

  • AFP
  • parue le

Les négociations entre la direction de General Electric (GE) et les organisations syndicales autour d'un nouveau plan social n'ont pas pu démarrer mardi à Lyon après le refus des représentants des salariés d'y participer.

Arrivés pour une première réunion de négociations dans un hôtel à proximité de la gare de Perrache, les représentants de la direction ont été, selon la CGT, accueillis par près de 200 grévistes des sites de l'agglomération lyonnaise réunis à l'appel de l'intersyndicale CGT/CFDT/CFE-CGC.

"Les salariés étaient présents pour que la direction revienne sur ces projets mais elle ne souhaite pas remettre en cause les transferts des activités de production et de R&D vers la Chine et l'Inde", indique à l'AFP Serge Paolozzi, délégué syndical central CGT basé à Villeurbanne, l'un des sites menacés.

General Electric (GE) a annoncé en septembre son intention de restructurer deux divisions en Europe, celle des équipements pour barrages (Hydro) et pour réseaux électriques (Grid), qui "génèrent des pertes financières importantes", selon le groupe.

Le plan prévoit d'après les syndicats la suppression de 634 emplois parmi lesquels 350 sur les sites de Villeurbanne et Saint-Priest, près de Lyon. "L'unique projet de la direction est la rentabilité", estime M. Paolozzi qui en appelle à la ministre déléguée chargée de l'Industrie pour qu'elle se saisisse du dossier, après avoir plusieurs fois alerter Bruno Le Maire. "Le gouvernement est en train de distribuer de l'argent à des entreprises qui licencient".

La grève entamée lundi sur les sites lyonnais pourrait se poursuivre mercredi, jour où une délégation devrait être reçue en préfecture. Les négociations avec la direction doivent elles reprendre mardi prochain aux abords du site de Grid de Montpellier, également concerné par le plan de sauvegarde de l'emploi.

Le groupe General Electric a supprimé 3 000 emplois en France depuis le rachat de la branche énergie d'Alstom en 2015, rachat qui devait s'accompagner de la création de 1 000 postes sur trois ans, a dénoncé la semaine dernière le syndicat CFE-CGC.

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