Grèce: le Parlement approuve l'accord avec l'américain Chevron pour l'exploration d'hydrocarbures

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

Le Parlement grec a adopté vendredi un projet de loi portant sur la ratification des quatre accords énergétiques signés il y a un mois par le gouvernement conservateur avec le consortium dirigé par le géant américain Chevron pour l'exploration d'hydocarbures.

Ces accords font suite à un appel d'offres international concernant l'attribution des quatre zones maritimes situées en mer Ionienne (ouest), au sud du Péloponnèse et de l'île de Crète au consortium composé par Chevron et le groupe grec Helleniq Energy dans lequel l'Etat grec possède des parts.

Clôturant les deux jours de débat à l'Assemblée, le ministre de l'Énergie et de l'Environnement, Stavros Papastavrou, a qualifié la ratification de ces accords d'un "moment historique" pour que la Grèce soit "énergétiquement forte et autosuffisante", cité par l'Ana, l'agence de presse grecque.

La loi a été votée sur le principe par la majorité gouvernementale de la droite Nouvelle-Démocratie et le principal parti d'opposition, les socialistes Pasok, alors que les autres partis de gauche et le parti nationaliste Niki ont voté contre.

Toutefois le Pasok, s'est aligné avec l'ensemble de l'opposition, et a voté contre les articles concernant les explorations dans le sud de la Crète, exprimant de "vives inquiétudes quant à la garantie des droits souverains dans cette zone", selon l'Ana.

"Les accords avec Chevron Helleniq Energy sont des contrats de location entre l'État (grec) et des entreprises privées pour la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures, et ils ne peuvent pas aliéner de droits souverains", a assuré le ministre, cité par l'Ana.

Lors de la signature des contrats avec le consortium Chevron-Helleniq Energy le 16 février, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s'était félicité de "ce bond en avant dans le domaine de l'énergie".

Selon lui, grâce à ces accords "la superficie (qui sera explorée) va passer à 94.000 km2, soit presque le double de la superficie du pays actuellement disponible pour l'exploration".

En novembre dernier, Athènes avait signé un accord sur des forages exploratoires d'hydrocarbures au large de l'ile de Corfou en mer Ionienne (nord-ouest), entre ExxonMobil et les sociétés grecques Helleniq Energy et Energean.

La section grecque de l'organisation environnementale WWF a mis en garde à plusieurs reprises contre l'exploration d'hydrocarbures surtout en mer Ionienne en raison de la présence d'un parc marin, un site naturel protégé par le réseau européen Natura 2000.

Ajouter un commentaire