La FNAIM veut replacer le logement au cœur de la campagne présidentielle

  • AFP
  • parue le

La Fédération Nationale de l'Immobilier (FNAIM) a mis la question du logement au coeur de la campagne électorale en invitant Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du Logement, ainsi que des candidats à la présidentielle à son congrès annuel qui se tient depuis lundi à Paris.

Le président la FNAIM Jean-Marc Torrollion s'est félicité de la "réussite" d'un salon qui a réuni 2 100 professionnels du métier, invités et personnalités politiques. Il a notamment salué l'assouplissement éventuel du calendrier évoqué par Mme Wargon concernant l'interdiction de louer des habitations énergivores, dans le cadre de la lutte contre les passoires énergétiques, un sujet sur lequel la FNAIM et le ministère étaient en désaccord. "Mon objectif, ce n'est pas de sortir des logements du marché, mais que la totalité des passoires thermiques soient rénovées. Le gouvernement actuel sera vigilant sur la soutenabilité du calendrier", a assuré Mme Wargon lundi.

Avec le projet de loi climat et résilience, le gouvernement organise la chasse aux quelque 4,8 millions de "passoires thermiques", selon le gouvernement, ces logements énergivores classés F et G. Les logements dans la classe G sont censés être interdits à la location en 2025 et les logements F en 2028, un calendrier jugé trop court par le syndicat FNAIM. "En copropriété, 20% du parc risquerait de ne pas être aux normes d'ici 2025. Le délai est trop court", a dit Jean-Marc Torrollion à l'AFP.

Face à la hausse des prix des biens immobiliers, Jean-Marc Torrollion s'est voulu rassurant. "Cette hausse a pu atteindre 20% dans des villes comme Brest, Angers ou Le Mans, mais cela va se calmer. Les taux resteront bas", a-t-il prédit. Présents mardi pour esquisser un avant-projet autour de la politique du logement, des candidats à la présidentielle, comme Marine Le Pen (Rassemblement National) et Arnaud Montebourg (ex-ministre socialiste), ainsi que des représentants d'autres partis ont participé aux débats du congrès mardi.

Pour la FNAIM, "à l'aube de l'élection présidentielle, l'immobilier reste une question de préoccupation centrale des Français". C'était la première fois que le syndicat invitait des candidats à la présidentielle à s'exprimer dans le cadre du congrès. Une expérience jugée "intéressante" et "riche en échanges et propositions" par le président de la FNAIM, même s'il regrette l'oubli de sujets importants "comme la question de l'encadrement des loyers ou de la politique de zonage des territoires".

Commentaires

Blaizot

Y a t’il vraiment un ou des moyens d’améliorer fortement, passer de G à D par exemple, ces passoires thermiques ? Ou bien faut-il détruire pour mieux reconstruire ? Ce qui effectivement prendra plusieurs décennies

Zamur

Le calcul des besoins de chauffage dans un DPE, est-il toujours basé sur le coefficient multiplicateur de 2,5 ? Ce coefficient (2,58 au début) était imposé par des écologistes des années quatre-vingts Avec ce genre de boulet, des logements moyennement isolés se trouvent facilement classés "G".

Ajouter un commentaire

Suggestion de lecture