- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les prix du gaz grimpent lundi en raison de températures glaciales, en particulier aux États-Unis où s'est abattue une tempête hivernale, tandis que les cours du pétrole marquent une pause.
Le gaz américain à son plus haut niveau depuis 2022
Une baisse de l'approvisionnement "des terminaux d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) américains pourrait engendrer des tensions sur l'offre, au moment même où la demande de GNL augmente", y compris en Europe et en Asie, "en raison de la persistance des basses températures", indiquent les analystes de DNB.
Un froid polaire persiste lundi sur une large partie des États-Unis où une tempête hivernale majeure a causé la mort d'au moins onze personnes.
En conséquence, le gaz naturel américain a atteint jeudi un nouveau sommet depuis 2022, à 6,293 dollars par million de British thermal unit (BTU, une unité de mesure anglo-saxonne).
Et lundi, vers 11H40 GMT (12H40 à Paris), il grimpait de 17,55% par rapport à sa clôture de vendredi, à 6,201 dollars par million de BTU.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, a lui touché un plus haut depuis mars 2025, à 43,380 euros le mégawattheure (MWh), et montait lundi de 2,79% à 41,155 euros le MWh.
Forte demande de fioul domestique
Côté pétrole, le froid engendre une "forte demande de fioul domestique" et pourrait perturber "l'approvisionnement en pétrole américain", facteurs de hausse des cours, note Bjarne Schieldrop, de Seb. En raison des températures, Exxon a d'ailleurs fermé certaines unités de sa raffinerie de Baytown, au Texas, a rapporté Bloomberg.
Par ailleurs, alors que la perspective d'une intervention militaire en Iran semblait s'être éloignée, Donald Trump a affirmé jeudi dernier qu'une "armada" navale américaine était en route pour le Golfe, en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays.
En fin de semaine dernière, les investisseurs avaient donc réévalué à la hausse le risque de perturbation du détroit d'Ormuz, où transite environ 20% de la production mondiale. D'autres facteurs contiennent cependant la hausse des prix, à commencer par les perspectives d'un surplus mondial d'or noir.
La production du principal champ pétrolier du Kazakhstan a en outre progressivement repris lundi, d'après l'entreprise Tengizchevroil (TCO), plus d'une semaine après un incendie qui a mis à l'arrêt le site et fait monter les prix.
Vers 11H40 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, grappillait 0,38% à 66,13 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, prenait tout juste 0,31% à 61,26 dollars.
