Le pétrole poursuit son ascension inexorable faute d'accord sur l'Iran

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont encore bondi vendredi pour la seconde séance d'affilée, les opérateurs s'inquiétant du prolongement de la guerre au Moyen-Orient sans avancée diplomatique tangible.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a terminé en hausse de 4,22%, à 112,57 dollars, repassant le seuil des 110 dollars pour la première fois depuis le décrochage de lundi.

Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, il a frôlé les 100 dollars, pour finir à 99,64 dollars, en progression de 5,46%.

La décision de Donald Trump, annoncée jeudi, de repousser de dix jours son ultimatum pour la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage d'environ 20% de la production mondiale d'or noir, n'a pas suffit à calmer les intervenants.

"Ce report signifie qu'on va avoir dix jours supplémentaires de perturbations au Moyen-Orient" pour la circulation des flux de brut et de produits raffinés, a commenté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le marché a aussi réagi, selon l'analyste, a l'attaque jeudi d'une importante raffinerie russe à Kirishi, dans la région de Léningrad, par des drones ukrainiens.

Après avoir longtemps évolué, à la hausse mais aussi à la baisse, au gré des déclarations de responsables, en premier lieu Donald Trump, les cours y sont devenus relativement imperméables.

"Pour que les prix redescendent, il faut que le conflit trouve une issue", estime Andy Lipow. "Et même s'il y avait un cessez-le-feu, il n'est même pas certain que l'Iran laisserait le pétrole passer par le détroit d'Ormuz."

En cas de statu quo durant encore plusieurs semaines, l'analyste voit le WTI approcher les 120 dollars.

"Sans contrôle militaire total du détroit par les Américains, l'Iran a la main dans cette guerre, et l'équilibre des risques laisse présager une détérioration", préviennent les analystes de Brown Brothers Harriman.

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