Le pétrole recule avec l'espoir de nouveaux pourparlers entre Washington et Téhéran

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les prix du brut ont nettement reculé mardi, les opérateurs misant sur une reprise des négociations entre l'Iran et les États-Unis, qui pourrait permettre d'atténuer la pression pesant sur l'approvisionnement en pétrole depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, a chuté de 7,87% à 91,28 dollars.

Le prix du baril de Brent, la référence internationale, pour livraison en juin, a perdu 4,60% à 94,79 dollars.

"Nous commençons à observer une série de développements positifs sur le plan géopolitique", remarque auprès de l'AFP Robert Yawger, de Mizuho USA.

Le président américain Donald Trump a assuré lundi que les Iraniens "voudraient faire un accord, à tout prix", après l'échec des discussions au Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Et "des efforts sont en cours pour ramener les deux parties à la table des négociations", a confié mardi une source pakistanaise de haut rang à l'AFP, assurant que "la réunion pourrait avoir lieu prochainement".

En parallèle, Israël et le Liban ont débuté mardi une session de pourparlers directs à Washington, les premiers du genre depuis 1993.

"Le marché a le sentiment que nous nous rapprochons d'une sorte de nouvel équilibre", note Robert Yawger.

"Pour autant, le fait que le WTI se maintienne au-dessus des 90 dollars rappelle que le chemin vers la désescalade est encore long", estime Kevin Ford, de Convera.

"L'optimisme a besoin d'être confirmé: la preuve la plus évidente serait une normalisation visible des livraisons de pétrole via le détroit d'Ormuz", poursuit l'analyste.

Ce passage maritime stratégique, par lequel transite en temps normal environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, est paralysé par l'Iran depuis le début de la guerre.

Au moins deux navires en provenance de ports iraniens ont franchi le détroit lundi après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain sur les ports iraniens, a affirmé mardi la société de données maritimes Kpler.

Les cours du pétrole ont également été tirés vers le bas par l'annonce, mardi, de la prolongation de la suspension partielle des sanctions américaines visant le géant russe Lukoil.

Le groupe russe va pouvoir approvisionner ses stations-service hors de Russie jusqu'au 29 octobre 2026. Lors de la mise en place de cette dérogation le 4 décembre, l'échéance avait été fixée au 29 avril.

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