Les cours du pétrole soufflent, avec des négociations qui s'annoncent longues entre l'Iran et les États-Unis

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole sont atones vendredi, les investisseurs tentant d'évaluer la probabilité d'un aboutissement des négociations entre les États-Unis et l'Iran, sur un marché toujours perçu en surplus d'offre cette année.

Une menace de conséquences « très traumatisantes »

Après avoir lourdement chuté la veille, vers 10H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, prenait 0,22% à 67,67 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars grappillait 0,19% à 62,96 dollars.

Les tensions entre l'Iran et les États-Unis continuent de concentrer l'attention du marché pétrolier.

Le Pentagone a ordonné à un deuxième groupe aéronaval de se préparer à un déploiement dans la région du Golfe, ont indiqué plusieurs médias américains, et Donald Trump a menacé jeudi l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire.

Or l'Iran est l'un des dix premiers producteurs de pétrole au monde, et le pays est riverain du détroit d'Ormuz par lequel transite près de 20% de la production mondiale de pétrole. Une escalade militaire dans la région serait donc synonyme de flambée des cours.

« Trump commence à avoir des doutes »

Néanmoins, le président américain a également dit qu'il espérait que les négociations avec la République islamique aboutissent d'ici un mois. "Cela réduit considérablement le risque de conflit armé à court terme", estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Selon l'analyste, il semblerait "que Trump commence à avoir des doutes", car "la dernière chose dont les républicains ont besoin, c'est d'une hausse des prix du pétrole en cette année d'élections de mi-mandat", contredisant les promesses du président.

Par ailleurs, "la croissance molle de la demande anticipée pour 2026" pèse sur les cours, affirme John Plassard, analyste chez Cité Gestion.

Dans son rapport mensuel publié jeudi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu légèrement en baisse, de 80 000 barils par jour (b/j), sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026, en raison des hausses de prix observées en janvier.

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