Les syndicats des énergies renouvelables rassurés après leur rencontre à Matignon

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les syndicats des énergies renouvelables sont sortis rassurés de leur réunion à Matignon en amont de la possible publication ces prochains jours de la très attendue feuille de route énergétique de la France sur dix ans, objet de profondes divisions politiques.

« Pas de moratoire sur les énergies renouvelables »

La réunion avec le Premier ministre Sébastien Lecornu et le ministre de l'Économie Roland Lescure "a confirmé un point essentiel : à l'évidence, il n'y aura pas de moratoire sur les énergies renouvelables", se sont félicités le Syndicat des énergies renouvelables (SER), France Renouvelables et Enerplan dans un communiqué commun vendredi. "Cette clarification était attendue et nécessaire pour rassurer les salariés des entreprises du secteur", ont-ils ajouté.

Les trois acteurs indiquent que la filière "a obtenu des garanties du Premier ministre sur la relance des appels d'offres" indispensables au développement de projets. La réunion a également permis de mettre en évidence "un sentiment d'urgence largement partagé, lié au contexte géopolitique international" autour de l'énergie comme les "questions de souveraineté, de sécurité d'approvisionnement et de compétitivité industrielle", soulignent les trois organisations.

Elles appellent à constituer "une véritable équipe de France des énergies, alignée sur des objectifs clairs et ambitieux afin de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles", un geste en direction des partisans du tout-nucléaire qui s'inquiètent d'un développement trop important des énergies renouvelables. "La réunion a été très constructive. Le Premier ministre a été à l'écoute", a déclaré à l'AFP Daniel Bour, le président du syndicat Enerplan, qui représente la filière de l'énergie solaire.

Au tour des acteurs du nucléaire

Sébastien Lecornu n'a en revanche pas donné de perspectives chiffrées concernant les objectifs de production ou de capacités assignés aux différentes filières productrices d'énergie (solaire, éolien, nucléaire, hydraulique...), qui seront rendus publics dans la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), la feuille de route énergétique de la France jusqu'en 2035.

Les représentants des énergies renouvelables craignaient qu'un moratoire soit mis en place les concernant ou que les volumes de développements prévus ne permettent pas à leurs filières de se maintenir. France Renouvelables s'est inquiété jeudi de l'impact sur l'emploi d'un ralentissement du déploiement du solaire et de l'éolien.

Sébastien Lecornu doit recevoir dans l'après-midi les acteurs de la filière nucléaire : le géant français de l'électricité EDF, sa filiale nucléaire Framatome, le spécialiste français de l'uranium Orano, et à nouveau RTE.

Commentaires

RAMBAUD
La France n'a pas besoin de nouvelles implatations solaires et eoliennnes. La priorite doit porter sur le renforcement et la creation des reseaux de distribution de l'energie. Les lobbies vont encore l'emporter contre le bon sens et les avis des professionels concernes. Le contribuable va encore payer pour l'ideologie et le copinage.
LACRESSONNIERE HENRI
Je partage totalement la remarque de M. RAMBAUD. Pour garantir notre souveraineté en matière énergétique notre avenir dépendra de l'industrie électro nucléaire et c'est dans cet optique que nos efforts d'investissement doivent être orienté. Continuer à investir dans des énergies non pilotables serait de l'argent dépensé à perte.
ThB
L'intégration des ENR : Le nouveau défi de la transition

Qui de la poule ou de l'œuf arrive en premier ?
Alors que le solaire et l'éolien devraient représenter 28 % de la production mondiale d'électricité d'ici 2030, la question de leur intégration est devenue le véritable nerf de la guerre.
La multiplication des heures à prix négatifs n'est pas une anomalie passagère, mais le symptôme criant d'un manque de flexibilité de nos systèmes actuels.Les solutions techniques sont pourtant là :

- Stockage (batteries, STEP) ;
- Effacement et pilotage intelligent de la demande ;
- Renforcement des interconnexions transfrontalières.

Cependant, ce déploiement exige des investissements massifs et une planification rigoureuse que peu d'États ont, pour l'heure, réellement engagés. Sans cette agilité systémique, la décarbonation risque de se heurter à un « mur technique ».

Un changement de paradigme
Les énergies renouvelables (ENR) ne sont plus une promesse lointaine : elles sont une réalité économique et industrielle. Moins chères, plus rapides à déployer et plus sobres en ressources, elles bousculent désormais les énergies fossiles comme le nucléaire.

L'ère de la dépendance aux subventions est révolue, mais ce succès dérange. Pourquoi ? Parce qu'en décentralisant la production, les ENR redistribuent les cartes du pouvoir énergétique. Elles ne sont pas le problème ; elles constituent l'un des leviers majeurs pour respecter les objectifs de l'Accord de Paris.
COCHELIN
Pas le problème ? https://www.virta.global/fr/electricite-prix-negatif-comprendre-anticiper-saisir-opportunites
ThB
M COCHELIN,

Votre article illustre parfaitement le constat que je dressais : l'intégration massive des énergies renouvelables (ENR) sans capacités de stockage adaptées engendre des épisodes de surproduction qui tirent les prix vers le bas, voire en territoire négatif.

Pourtant, les solutions techniques existent. Leur déploiement nécessite simplement un cadre incitatif clair et transparent. Des mesures fiscales bien ciblées ne représenteraient pas un coût net pour la collectivité, mais un investissement stratégique, puisque le retour sur investissement économique et énergétique serait, à terme, largement positif.
COCHELIN
"à terme, largement positif" ? C'est à voir et à démontrer. Il est bien possible que non en l'état actuel des choses. Vous speculez un peu trop vite. Aucun pays, d'ailleurs, ne s'y est risqué, à part la Suisse et la Norvège, grandes gagnantes avec ses énormes capacités de stockages hydrauliques.
ThB
Monsieur COCHELIN,

Il est aujourd'hui aisé de démontrer les bénéfices d'un investissement dans des énergies aussi inépuisables que le rayonnement solaire.

Toutefois, le déploiement des énergies renouvelables doit impérativement s'accompagner d'une stratégie globale : investissement dans le stockage, promotion de la sobriété et adaptation de nos modes de vie. L'enjeu est de synchroniser notre consommation sur les pics de production.

En relevant ce défi, nous renforcerons notre balance commerciale grâce à une énergie compétitive, tout en préservant l'avenir des générations futures. Contrairement à d'autres solutions dont les coûts de démantèlement et de gestion des déchets restent sous-évalués, les énergies vertes offrent une visibilité économique réelle.
HOST ALIER
Menacer la perte d'emplois à cause d'un ralentissement du déploiement du solaire et de l'éolien ce n'est franchement pas sérieux, sachant que ce que pourrait perdre en emploi le solaire se retrouverait automatiquement dans d'autres filières de production. Les moyens de production à privilégier sont ceux qui sont les plus durables, les moins couteux et les plus pilotable, afin de garantir l'adéquation entre besoins et production. Ceux qui usent d'autres arguments sont probablement intéressés ou mal informés.
ThB
M HOST ALIER,

L'idée que les emplois perdus dans le solaire se retrouveraient "automatiquement" ailleurs est contestable pour plusieurs raisons : - La spécialisation : Un installateur de panneaux photovoltaïques ou un ingénieur en maintenance éolienne ne peut pas devenir du jour au lendemain un technicien de centrale nucléaire ou thermique. Les compétences, les certifications et les zones géographiques ne correspondent pas forcément.
- Le contenu en emplois : Les énergies renouvelables (EnR) sont souvent plus intenses en main-d'œuvre par mégawattheure produit (installation, maintenance décentralisée) que les filières centralisées. Réduire les EnR pourrait donc résulter en une perte nette d'emplois sur le territoire.

Pensez l'urgence climatique face à la "pilotabilité":
L'argument privilégie la pilotabilité (la capacité à produire sur demande), ce qui pointe généralement vers le nucléaire ou le gaz.
- Le facteur temps : Si l'on freine le solaire et l'éolien (déployables en 2 à 5 ans) pour attendre de nouvelles capacités pilotables comme les EPR (15 ans minimum), on prolonge mécaniquement l'usage des énergies fossiles pour combler le vide.
- La complémentarité : Opposer pilotabilité et renouvelables est souvent vu comme un faux dilemme. Un réseau moderne mise sur le foisonnement, le stockage et la gestion de la demande pour intégrer les EnR sans sacrifier la stabilité.

Concernant la question des coûts (LCOE vs Système)
Vous stipulez qu'il faut privilégier les moyens "les moins coûteux".
- La réalité des chiffres : Aujourd'hui, le coût de production (LCOE) du solaire et de l'éolien terrestre est souvent bien inférieur à celui du nouveau nucléaire ou des centrales à charbon avec capture de carbone.
- L'effet d'apprentissage : Ralentir le déploiement, c'est briser la courbe d'apprentissage et augmenter les coûts futurs en empêchant l'industrie locale de passer à l'échelle.

La souveraineté et la durabilité
Votre argument mentionne la durabilité.
- Indépendance énergétique : Contrairement au nucléaire (uranium importé) ou au gaz, le vent et le soleil sont des ressources locales gratuites.
- Risque systémique : Tout miser sur une seule filière "pilotable" (comme le nucléaire en France avec ses problèmes de corrosion sous contrainte en 2022) expose le pays à des pannes massives. La diversification via les EnR est une stratégie de résilience.
HOST ALIER
Effectivement un spécialiste du solaire PV et de l'éolien ne peut pas du jour au lendemain travailler dans l'électronucléaire mais il peut rapidement se former pour continuer d'intervenir en maintenance auprès d'autres entreprises. De plus je ne suggère pas de supprimer ces emplois mais de seulement arrêter de déployer ces moyens de productions qui sont intermittents et nous coûtent en subventions et aides diverses. Vous optez pour la précipitation alors que j'analyse nos besoins par rapport à notre capacité de production et tous les experts s'entendent pour dire que nous sommes en surcapacité de production et qu'il n'est donc pas urgent de déployer plus d'ENR qui ne sont pas pilotable et qui peuvent entrainer des coupures intempestives d'électricité et imposer à nos moyens de production pilotables de s'effacer en augmentant les coûts du MWh. Concernant les coûts, vous oubliez d'intégrer ceux du raccordement de ces installations sur le réseau, celui du démantèlement qui n'est jamais complet et celui des aides de l'état qui impose de privilégier les ENR au détriment de l'électronucléaire et de l'hydroélectrique, qui subit des surcoûts que vous ne prenez pas en compte. Devenez des producteurs 100% indépendant et nous n'aurons plus rien à dire. Au sujet de la durabilité, cette dernière concernant le solaire PV et l'éolien est très inférieure à celui de l'hydroélectrique et l'électronucléaire qui est fixé à 60 ans aujourd'hui mais qui grâce aux importantes rénovations effectuées pourra être prolongé de 10 à 20 ans.
Laval
Les solutions techniques que vous citez ne sont pas là, ThB. Et nous n'en avons pas besoin, la production Française est décarbonnée à plus de 90%, sans les Enri du soleil et du vent. La réalité économique et industrielle, ce ne sont pas les Enri, qui contrairement à ce que vous dites coutent plus cher, par leurs subventions et leur prix d'achat imposé et garanti, même quand elles sont à l'arrêt en période de surproduction. 185 € le mWh à Saint Brieuc, c'est scandaleux. Quand à leur succès qui dérange ? Ça provoque plutot des oppositions pour leur implantation. L'uranium n'est pas, contrairement aussi à ce que vous dites, une énregie fossile. Il n'y en a que 3 qui sont le charbon, le gaz naturel et le pétrole. Et encore une fois les Enri, pourquoi faire ? On a assez de production en France, exporter pour soutenir les voisins Européens ? comme les Allemands super équipés en Enri, qui pour les soutenirs vont construire des centrales à gaz poluantes. Résultat leur taux de C02 émis est certains jours 10 fois supérieur à la France.
ThB
M Laval

Vos chiffres semblent relever davantage de la conjecture que de la réalité du terrain. Affirmer un coût de 185 €/MWh pour le parc de Saint-Brieuc, est pour le moins prématuré. Les nouveaux parcs n'ont pas des prix de rachat aussi élevés, les prix sont plus près de 40€/MWh.

La réalité des chiffres observés est bien différente :
- Fécamp (Réel 2025) : Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, le parc a produit plus de 1,78 TWh d’électricité bas carbone. Si l'on rapporte l'investissement (environ 2 Mds € sur 25 ans) à la production annuelle destinée à couvrir les besoins de 800 000 foyers, le coût de revient avoisine les 45 €/MWh.
- Saint-Nazaire : Les résultats d'exploitation confirment les prévisions initiales, avec un coût maîtrisé aux alentours de 53 €/MWh.

Rappel:
La Cour des comptes affirme que chaque mégawattheure produit par l’EPR de Flamanville, en euros 2023, et pour un facteur de charge de 85 % (peu probable), devrait être vendu à un prix de 122 € pour dégager une rentabilité de 4 % et de 176 € pour une rentabilité de 7 %. Mais si l’EPR atteint seulement un facteur de charge de 75 % (qui est la moyenne du parc nucléaire sur 2015-2019 ), alors une rentabilité de 4 % nécessiterait un prix de vente de 138 €/MWh.
Laval
ThB file:///Users/jean/Documents/Le Mont Champot: Le véritable coût des énergies renouvelables.html Ouvrez donc ce lien et constatez.
ThB
M. Laval,

Le Mont Champot s’habille de vert pour mieux masquer ses contre-vérités.
Il est utile de rappeler que la "Haute-Patate" a largement élu des députés RN, une formation fermement opposée aux énergies renouvelables.
Ce site ne semble être qu'un outil de propagande. La neutralité de ce site pose question. Il s’apparente davantage à un relais de communication politique qu'à une source d'information fiable.
Laval
ThB, vous n'avez rien à apporter pour contester les chiffres qui sont une démonstration. Votre avis sur cet aricle ne suffit pas pour désaprouver "une propagande", alors que les sources sont citées, et n'ont rien à voir avec la politique. Etre anti Enri, ça s'explique et les articles sur le sujet sont portés par des techniciens qui ont du mal à convaincre l'opinion, poluée depuis des lustres par les écolos idéalistes. Il est plus facile de faire passer des croyances que la réalité dans le domaine électrique et de l'énergie.
COCHELIN
Concernant les prix de rachat pour l'éolien en mer, ce n'est pas du tout pareil que "les coûts maîtrisés" que vous annoncez : https://participer-la-mer-en-debat.cndp.fr/project/test/collect/proposez-vos-projets/proposals/tarifs-actualises-des-8-sites-eolien-en-mer Et ces parcs ne produisent que rarement en période de pointe de consommation. Voir : https://www.services-rte.com/fr/visualisez-les-donnees-publiees-par-rte/production-realisee-par-groupe.html
ThB
M COCHELIN,

Il est important de préciser que les tarifs de rachat de l'électricité sont fixés par contrat plusieurs années avant la mise en service des parcs. De fait, les installations les plus récentes bénéficient de prix nettement inférieurs grâce aux gains de productivité de la filière.

L'État a parfois des difficultés à anticiper la rentabilité à long terme de ces infrastructures ; l'exemple de la privatisation des autoroutes illustre bien ces erreurs d'évaluation passées qui peuvent peser sur les finances publiques.
COCHELIN
Vous faites preuve d'un optimisme démesuré ou d'un aveuglement, faisant fi des réserves sur un développement démesuré des filières ENR et de leurs coûts globaux : https://cereme.fr/simulateur/
ThB
M COCHELIN,

Peut-être suis-je un éternel optimiste, mais je ne méconnais pas pour autant les sombres perspectives de l'avenir. Quant à l'aveuglement que vous me prêtez, il me semble excessif au regard des réalités concrètes que j'observe à l'échelle individuelle.

Mon expérience personnelle en témoigne : une installation au sol de 6 kWc me permet aujourd'hui d'économiser environ 1 600 € d'essence (sur la base de 1,7 €/l pour 15 000 km/an) et 800 € sur les besoins de mon logement. En optant pour une pose au sol, j'ai simplifié l'installation et réduit le coût global (panneaux, batterie et structure) à moins de 10 000 €.

Le montage financier est limpide : avec un crédit à la consommation sur 5 ans, les 2 400 € d'économies annuelles couvrent largement les mensualités. À terme, sur une durée de vie de plus de 25 ans, l'investissement générera un gain minimal de 60 000€, le tout sans effort d'épargne initial.

Si une telle rentabilité est accessible à un particulier, imaginez les gains de productivité et le retour sur investissement que permettrait une transition à l'échelle industrielle. Mon pragmatisme ne relève pas de l'utopie, mais d'un calcul économique rigoureux.
Laval
ThB, Faites nous croire que vos panneaux suffisent à votre consommation en autonomie. Ce serait un miracle, mais nous savons que Enedis doit vous alimenter avec des électrons qui arrivent sur vos prises de courant, venant du nucléaire à 70% tous les jours. Et la revente de votre surplus vient poluer l'équilibre du réseau, ce dont se moque les marchants d'Enri. C'est le problème majeur qui va devenir ingérable si on continue le développement des Enri, sans avoir le stockage nécessaire, qui n'existe qu'à petite capacité.
COCHELIN
L'extrapolation d'une expérience personnelle à l'échelle du pays n'est pas recevable tant il y a d'autres paramètres à inclure. La régulation du réseau électrique national est autrement plus complexe.
Laval
Nous sommes bien d'accord COCHELIN. Mais ThB ne voit pas comme nous, et veut la généralisation des Enri à tout prix.
COCHELIN
L'économie réalisée par une production solaire PPV plus batterie devrait être mesurée par rapport à une charge par le réseau électrique national (environ 450€) et non par rapport à la consommation d'un véhicule à essence. https://www.go-electra.com/en/newsroom/electric-car-consumption/ Le coût de l'installation, 10 000€, parait un peu trop basse pour être réaliste !
COCHELIN
Coût d'une charge par le réseau peut-être même autour de 350€ en tarif HC, en comparaison avec 1600€ d'essence. L'économie que vous réalisez doit être relativisée.
ThB
Monsieur Cochelin,

Je vous suggère de comparer les prix pour des panneaux photovoltaïques installés au sol par vos soins, avec un raccordement final effectué par un électricien qualifié.

Il est vrai que si vous vous basez sur les offres du démarchage téléphonique pour des installations en toiture « clés en main », les tarifs sont souvent excessifs. En revanche, l'auto-installation avec une supervision professionnelle change radicalement la rentabilité de l'opération.

Mon engagement pour la transition énergétique s’est concrétisé dès 2019 par l’achat d’un véhicule électrique. Ce choix a été guidé par un pragmatisme technologique : comme tout un chacun choisit aujourd'hui un smartphone Samsung, un ordinateur Apple ou un téléviseur LG pour leur avance technique, j’ai cherché le meilleur outil pour ma mobilité.

J’ai d’abord sollicité les constructeurs français, puis européens, sans trouver d'offre capable de remplacer mon véhicule thermique. Aucun ne proposait alors l'autonomie minimale de 400 km que je m'étais fixée comme condition sine qua non. C’est donc par défaut de l'offre locale que je me suis tourné vers un modèle coréen, alors seul capable de relever ce défi.

Ce choix reste cependant profondément citoyen : il vise à réduire notre dépendance collective aux énergies fossiles, qui pèse près de 60 milliards d’euros sur notre balance commerciale. Mieux vaut, selon moi, importer une technologie de pointe une seule fois plutôt que d'importer du pétrole indéfiniment.

Cette dépendance nous place dans une situation de vulnérabilité politique et économique critique, comme l’a brutalement démontré la crise de 2022 liée à la guerre en Ukraine. En important ces ressources, nous finançons des États dont les intérêts stratégiques coïncident rarement avec les nôtres.

Le déséquilibre est flagrant : que pèsent nos 4 milliards d’euros d’exportations d’électricité face aux 58 milliards d’euros de déficit liés aux énergies fossiles ? L’enjeu de souveraineté est immense. C’est pourquoi je rejoins l’appel des 13 fédérations majeures de l’énergie et des 100 chefs d’entreprise qui demandent de réaffirmer la sortie des énergies fossiles comme une priorité nationale absolue.
Laval
Pour ThB : Je retiens votre conclusion, il faut sortir des énergies fossiles. Mais l'uranium n'est pas une énergie fossile. Et personnellement je reste convaincu, même si ça parait simpliste, qu'avec une énergie électrique en France décarbonnée à plus de 90%, nous n'avons pas besoin d'Enri. Les Allemands sont nullement partis vers une diminution de CO2 avec leur projet de centrales à gaz. Quand à votre achat de voiture électrique, ça depend des besoins, mais je suis pour. L'autonomie et surtout le temps de charge sont un frein. Du coup, j'ai une hybride rechargeable (110 kms d'autonomie) et je suis assuré de tranquilité quel que soit le parcours.
COCHELIN
@ThB Je ne remets pas en cause votre achat de véhicule électrique mais l'importance de l'économie réalisée avec votre installation solaire PPV par rapport à une recharge sur secteur.
ThB
M. Laval,
Il semble y avoir une confusion. Je n'ai pas parlé d'autonomie, mais j'ai simplement témoigné de la rentabilité concrète de mes PV. Je vous invite à revoir mon message précédent sous cet angle.
ThB
M Laval,
Lisez moi plus attentivement, vous ne savez peut-être pas que les capteurs PV au sol ne permettent pas de revendre le surplus de production, si surplus il y a, je le donne généreusement et ce sont mes voisins qui en profitent.
COCHELIN
En réalité, vos calculs sont erronés et il ne faut compter plus de 1200€/an d'économies part rapport à une connexion sur le réseau (abonnementHP/HC) et un véhicule électrique rechargé par ce même réseau en HC. L'amortissement de l'installation ne tient pas compte des problème techniques qui peuvent survenir : perte de rendement sur les panneaux solaires PPV, incidents sur l'onduleur ou les batteries, ...
ThB
Monsieur Cochelin,

Je me permets de revenir sur le calcul des 1 600 € d'économie de carburant. Ce montant correspond au coût qu'aurait représenté l'usage d'un véhicule thermique pour parcourir 15 000 km/an (sur la base d'un carburant à 1,7 €/l).

Grâce à mon installation photovoltaïque, je recharge mon véhicule quasi gratuitement. Cette économie directe est donc un élément central dans le calcul de l'amortissement de mes panneaux.
Concernant l'habitation :
- Aux économies de carburant s'ajoutent environ 800 € de réduction sur ma consommation domestique.
- Toutefois, j'admets que pour la partie spécifique à l'habitation, l'économie réelle sera plus proche de 1 200 €, compte tenu de mon abonnement au tarif Tempo.

En cumulant l'usage de la mobilité électrique et les besoins de la maison, la rentabilité globale de l'installation est donc particulièrement significative (sur 25 ans: soit à minima 25 X 2400 -10 000€ = 50 000 € sans avoir sorti un euro de ma poche grâce au prêt de mon banquier).
COCHELIN
Mais je vous dit que la recharge pour vos 15000 km ne vous coûterait en recharge sur le secteur (en HC) que autour de 350€. Ne ramenez pas les 1600€ de ce coûterait un véhicule essence.
ThB
Monsieur Cochelin,

Je comprends votre raisonnement, mais je reste convaincu qu'une transition est nécessaire. Il me semble risqué de maintenir 70 % de notre production électrique via une seule source. Comme le veut l'adage, mieux vaut ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier : une part de 50 % serait, selon moi, plus équilibrée. À mon humble niveau, réduire ma consommation de ressources fossiles et électriques est un geste que je fais avec conviction pour l'avenir de mes petits-enfants.
Laval
pour ThB, Aujourd'hui, le mix pilotable c'est 70% de nucléaire et 15% d'hydraulique, le reste en Enri non pilotables. Ça nous garanti un minimum de polution par Gaz à Effet de Serre.C'est déja limite pour l'équilibre du réseau. Aller vers 50% c'est le black out assuré. Avec la PPE3 qui vient de sortir, on y va tout droit. Et les techniciens que nous sommes le souhairent pour mettre fin à cette dérive. Vous parlez de réduire la consommation de ressources fossiles, pas besoin pour la production d'électricité, c'est déjà fait. Mais bien d'accord pour les autres usages. Et pour laisser à nos petits enfants les déchets non recyclables, en France c'est 5 grammes par an, de déchets nucléaires à longue vie par habitant. Tandis que c'est 5 kilos pour des déchets non recyclables venants de la médecine et de l'industie agro-alimentaire et autres, (plastiques et autres matières non dégradables). Vous avez le sentiment d'avoir fait un geste pour l'avenir de vos petits enfants, mais il faut ajouter à ces déchets les restes de panneaux solaires et éoliennes non recyclables, quand ils seront hors d'usage, et en plus 1500 tonnes de béton et 500 tonnes de ferrailles au pied de chaque éolienne ? C'est négligeable ?
ThB
Monsieur Laval,

S'il est vrai que notre mix électrique est largement décarboné, il ne faut pas perdre de vue que les énergies fossiles représentent encore 80 % de notre consommation d'énergie totale (transports, industrie, chauffage). L’enjeu n'est donc pas seulement de produire "propre", mais de consommer moins. Comme le rappelle l'adage : l’énergie la plus durable est celle que l’on ne consomme pas.

Il est frappant de constater que la France accuse un retard significatif en matière d'efficacité énergétique par rapport à son voisin allemand, malgré une puissance industrielle supérieure outre-Rhin :

Pour 2024

- France :
Consommation électrique --> 2 744 TWh Population --> 68,37 millions - PIB (milliards €) --> 2 920 €

- Allemagne :
Consommation électrique -- > 2 927 TWh Population --> 83,44 millions - PIB (milliards €) --> 4 305 €

Soit un écart de consommation par francais(e) de + 5 055 kWh

Ce différentiel de 5 000 kWh par habitant est d'autant plus interpellant que le PIB allemand est bien supérieur. Cela représente un surcoût annuel estimé à 102,6 milliards d’euros (sur la base du tarif bleu EDF). Cette somme colossale constitue un véritable "manque à gagner" qui pourrait financer nos services publics (éducation, justice, défense) ou l'accélération de la transition.

Concernant les alternatives, il est important de sortir des idées reçues : les panneaux photovoltaïques sont aujourd'hui recyclables à plus de 94 %. Quant à l'énergie grise (énergie nécessaire à la construction et au démantèlement), les chiffres incitent à la nuance:

- Nucléaire (EPR) : ~14 Wh/kWh
- Éolien (Terrestre/Offshore) : 15 à 30 Wh/kWh
- Solaire PV : 40 à 80 Wh/kWh

Si le nucléaire reste bas, l'écart avec le renouvelable se réduit drastiquement dès lors qu'on intègre l'analyse complète du cycle de vie.

Enfin, la question du coût réel de l'atome pose question. L'historique des chantiers récents montre une dérive systématique des budgets et des calendriers :

- Flamanville (FR) : de 3,3 Mds€ (2006) à plus de 20 Mds€ aujourd'hui (+20 ans de retard).
- Hinkley Point C (UK) : passé de 25 à 50 Mds€ (Les Echos).
- Olkiluoto 3 (FI) : 11 Mds€ finaux contre 3 prévus initialement.

Ces dépassements sur la phase de construction interrogent nécessairement sur la fiabilité des provisions pour le démantèlement, qui n'interviendra que dans 60 ou 80 ans. S'appuyer sur une seule source d'énergie dont les coûts sont aussi volatiles et imprévisibles représente un risque financier majeur pour la nation.

L'enjeu n'est donc pas d'opposer les énergies, mais de viser une sobriété réelle et une diversification stratégique.
COCHELIN
Sur le différentiel affiché d'environ 5 MWh par habitant en France par rapport à l'Allemagne, vous oubliez que cette électricité est relativement peu carbonée (plus de 10 fois moins qu'en Allemagne), et que les usages (surtout le chauffage) en France sont plus électrifiés. l'Allemagne a plus misé sur les combustibles fossiles pour la plupart des usages. Quant a la notion de sobriété, cette notion est très subjective. Sur les coûts des chantiers nucléaires récents, vous oubliez la nouveauté de ces chantiers entraînant les inévitablement dépassements, tout comme dans le solaire photovoltaïque (coût de rachat plus de 550 €/MWh) et l'éolien en mer (plus de 150€/MWH) débutants.
COCHELIN
Sur l'éolien en mer : https://www.retm.fr/documents/annexe1-au-courrier-au-premier-ministre-du-31-aout-2025#:~:text=Rapport%20de%20la%20CRE%20%3A%20L,millions%20%E2%82%AC%20par%20GW%20install%C3%A9). Et comparer la valeur économique d'une énergie fatale à une énergie pilotable (nucléaire) n'a que peu de sens et exige une grande rigueur dans la comparaison. https://www.greenandgreatagain.com/energies-intermittentes-et-excedent-delectricite/
ThB
Monsieur Cochelin,

Je vous invite à relire ma phrase : « l’énergie la plus durable est celle que l’on ne consomme pas ».
Logiquement, l'énergie économisée est aussi celle que l'on n'a pas besoin de produire. S'il est parfois difficile de questionner des habitudes ancrées, l'efficacité énergétique est aujourd'hui une nécessité qui dépasse les clivages générationnels."
Laval
Je reviens sur votre "efficacité énergétique" ThB. Comparer à nos voisins Allemands est plutot malvenu. Poussés par leur écologie délirante à installer des Enri, compensées actuellement par des centrales à lignite, à l'heure actuelle leur consommation supérieure est génératrice de "Gaz à Effet de Serre" nettement supérieure à la notre. Et par conséquend, engendre un volume en milliers de tonnes de CO2 d'autant plus énorme. C'est ce résultat là qui compte, et qui est stupéfiant quand on sait que leurs écolos ferment les yeux là dessus. Quelle contradiction ! Et l'Europe propulsée par les Allemands, reproche à la France d'être en retard sur la puissance installée en Enri ! Un comble, mais un retard de quoi ? Au contraire nous sommes le pays (après les pays nordiques plus équipés que nous en hydraulique) le plus en avance sur la décarbonnation de la production électrique.
ThB
M. Laval,

Je souhaitais approfondir mon analyse : en alignant notre efficacité énergétique sur les standards allemands tout en valorisant nos atouts géographiques, nous pourrions réduire drastiquement notre dépendance au nucléaire (qui sature actuellement 70 % de notre mix).

La France possède des gisements naturels exceptionnels, à commencer par le Raz Blanchard. Ce site est l'un des plus puissants au monde : avec des courants atteignant 12 noeuds (environ 22 km/h), son potentiel exploitable est estimé entre 3 et 5 GW. C’est l’équivalent de la puissance de 3 à 4 réacteurs nucléaires de dernière génération, une ressource prévisible et constante.

Pourtant, la solution la plus économique reste l'énergie que nous ne consommons pas. En France, nous produisons environ 5 000 kWh/Français de plus que les Allemands simplement pour compenser nos défauts d'efficience (passoires thermiques, gaspillages).

À titre de comparaison, le modèle de sobriété allemand nous montre que cette réduction est possible sans sacrifice majeur, via :

- L'isolation performante du bâti, qui annule le besoin de surproduction hivernale.
- La culture de l'éco-geste (baisse de 1°C du chauffage, extinction systématique des éclairages, optimisation de l'eau chaude).

En combinant une exploitation intelligente de nos côtes ventées et de nos courants marins à une véritable politique de sobriété, nous pourrions ramener la part de l'atome à un niveau plus équilibré et sécurisant pour notre pays, et ce, sans effort de production supplémentaire.
Cochelin
Concernant le raz Blanchard, la vitesse max des courants est plus faible que celle que vous indiquez, et n'est pas constante. Comparer ces productions à venir avec des réacteurs nucléaires n'est pas correct. https://www.transatcafelor.org/article/le-raz-blanchard-un-passage-extreme-propice-aux-hydroliennes Sur l'isolation performante du bâti, vous n'annulerez pas le besoin de surproduction hivernale. Le réduire, oui, et l'expérience montre qu'à moyen et long terme, les économies sont réduites à 0 suite à l'effet rebond. Vous reprenez là les arguments de l'association Négawatt et qui paraissent assez déconnectés de la réalité économique et sociétale, même si des gains concernants l'efficacité énergétiques sont nécessaires. Et qu'est-ce qu'un niveau de part de l'atome plus équilibré ? Quel est le pays modèle à suivre, la France ayant une électricité déjà très peu carbonée et une des moins chère TTC pour le consommateur ?
ThB
M Cochelin,

Si je suis votre raisonnement, la lutte contre l'effet rebond condamnerait toute forme d'efficience au profit d'une consommation illimitée ? C'est un paradoxe étonnant. Il me semble que le véritable modèle à suivre est celui qui valorise les atouts naturels avant toute autre considération technique lourde.

À ce titre, le courant du Raz Blanchard est l'un des plus puissants au monde, pourtant il demeure inexploité malgré quelques essais sans suite. Pendant que nous attendons les premiers kilowatts des EPR dont vous vantez les mérites, les réalités économiques risquent de nous rattraper bien plus tôt que prévu.
COCHELIN
L'effet rebond fait suite aux comportements des consommateurs qui voient leurs factures à la baisse suite à des travaux d'isolation, et qui remontent ensuite la température deleurs logements. https://activ-renovation.com/actualites/efficacite-travaux-isolation
ThB
M Cochelin,

C'est le grand paradoxe de la transition énergétique, on améliore l'efficacité, mais l'humain s'empresse de consommer le "gain" réalisé.
Il existe des solutions :
Pour éviter que les travaux d'isolation (expemple que vous reprennez) ne soient "annulés" par une hausse du thermomètre, il faut agir sur trois leviers : la technique, le suivi et la psychologie.

1. Passer de la gestion manuelle à l'automatisation
L'erreur classique est de se dire : "Maintenant que ma maison est un thermos, je peux bien monter à 21°C sans culpabiliser". L'automatisation permet de sortir ce facteur émotionnel de l'équation.

- Installer un thermostat connecté : Il maintient une température stable selon vos horaires. En évitant les pics de chauffe inutiles, il compense les petits écarts de comportement.
- Vannes thermostatiques : Elles permettent de chauffer chaque pièce selon son usage (17°C dans les chambres, 19°C dans le salon).

2. Visualiser pour réaliser (Un retour immédiat)
L'effet rebond survient souvent parce que l'économie est invisible jusqu'à la facture annuelle. Pour contrer cela, il faut rendre l'énergie "palpable".

- Le suivi en temps réel : Utiliser des applications (liées à Linky ou Gazpar) pour voir l'impact immédiat d'un degré supplémentaire sur votre budget.
- L'affichage environnemental : Certains foyers affichent leur consommation en CO2 plutôt qu'en euros. Cela change la perspective : on ne cherche plus seulement à économiser de l'argent (que l'on finit par dépenser ailleurs), mais à réduire une empreinte.

3. Redéfinir le "Confort"
L'isolation ne sert pas qu'à chauffer moins cher, elle sert à supprimer l'effet de paroi froide.

- Température ressentie vs Température réelle : Dans une maison isolée, l'air à 19°C est souvent plus confortable qu'un air à 21°C dans une passoire thermique, car les murs ne sont plus glacés.
- L'astuce : Après les travaux, essayez de baisser le thermostat d'un degré par rapport à vos anciennes habitudes. Vous verrez que le confort reste identique grâce à la suppression des courants d'air.

4. Attention à "l'effet rebond indirect"
C'est le piège le plus subtil. Vous économisez 500 € sur votre facture de chauffage, et avec cet argent, vous achetez un billet d'avion ou un nouvel appareil électronique énergivore.

- Mon conseil : Réinvestissez les économies issues de l’isolation et de la modernisation industrielle dans des solutions bas-carbone concrètes — de la mobilité durable au soutien de politiques climatiques lucides. C’est l’unique levier pour garantir que l’héritage transmis à nos enfants soit tangible, dès aujourd’hui et pour l’avenir.
COCHELIN
Vos bons conseils, je les connais déjà. Les freins pour leur application sont les moyens financiers disponibles, l'absence (ou le refus) d'information et les résistances psychologiques des personnes
Laval
Les gisements naturels exeptionnels ThB, je n'y crois pas pour les Enri, dont la production est aléatoire et le restera. Il faut avoir travaillé sur les réseaux électriques pour constater que l'équilibre ne peut s'entretenir en toute sécurité, que par des machines tournantes pilotables. Et ce n'est pas une raison politique venant du RN, c'est un constat. La sobriété, avant qu'elle soit en place pour le bati, c'est un chantier à l'infini et loin d'être. Si on regarde les infos RTE, on s'aperçoit que la production electrique en France est suffisante et même supérieure aux besoins alors pourquoi se suréquiper avec des productions aléatoires, si ce n'est pour faire plaisir aux lobbyistes ? Vous dites : "Ramener la part de l'atome à un niveau plus équilibré et sécurisant", ça n'a jamais mieux fonctionné que lorsqu'il n'y avait pas d'Enri. Ce qu'il convient de faire et toutes les accadémies sont d'accord, c'est construire des réacteurs avant que les limites d'ages des actuels soient dépassées, pour pourvoir à leur remplacement. Comme je disais précédement, si la PPE3 est appliquée telle qu'elle est promulguée, on va vers un black out, et ce sera la punition de nos décideurs irresponsables.
ThB
M Laval,

L'enjeu n'est pas de choisir entre nucléaire et renouvelables par idéologie, mais de gérer une transition chronologique. Puisqu'un nouvel EPR ne verra pas le jour avant 2035-2040, comment couvrir la hausse de la demande d'ici là sans EnR, tout en fermant nos dernières capacités fossiles ?
Mais vous avez raison on ne stocke pas la consommation d'un pays sur des batteries lithium classiques pour tenir une semaine sans vent. Cependant, le mix de stockage devient multi-échelle :

- Le stockage de court terme (secondes à minutes) : Les batteries de grande capacité (comme celles de Tesla en Australie ou les projets en France) répondent désormais plus vite que les machines tournantes pour stabiliser la fréquence. Elles ne remplacent pas l'inertie, mais elles offrent un "réglage primaire" ultra-rapide.
- Le stockage de moyen terme (heures à jours) :
Les STEP (Stations de Transfert d'Énergie par Pompage) sont la colonne vertébrale du réseau français. On pompe l'eau vers le haut quand il y a trop de vent/soleil, on la turbine quand on en manque. C'est du "pilotable" pur.
- Le stockage de long terme (semaines à saisons) :
C'est ici qu'intervient l'hydrogène vert ou le Power-to-Gas. On transforme l'excédent des EnR en gaz, stockable dans les cavités salines, utilisable ensuite dans des centrales à gaz (décarbonées) pour pallier l'absence de vent en hiver.

Votre vision repose sur une production qui doit s'adapter à une consommation passive. Or, le paradigme change :

- Le pilotage de la demande : Au lieu de forcer les machines à tourner, on incite (via les prix ou la technologie) les chauffe-eau, les processus industriels et les flottes de véhicules électriques à charger au moment où le vent souffle.
- Le Vehicle-to-Grid (V2G) : Des millions de batteries de voitures branchées peuvent devenir une réserve de puissance colossale pour lisser les pics de soirée, rendant le système bien plus résilient qu'un réseau centralisé à l'ancienne.

L'expérience montre :
- Le nucléaire est lent,
Même avec une volonté politique totale, un nouvel EPR met 15 ans minimum à sortir de terre (voir Flamanville ou Olkiluoto).
Les EnR sont rapides,
Un parc solaire ou éolien se déploie en 3 à 5 ans.

La conclusion de bon sens,
Si l'on veut fermer les centrales à gaz/charbon dès maintenant pour respecter les accords climatiques, les EnR sont les seuls outils disponibles tout de suite. Le nucléaire est la solution de 2040, les EnR sont la solution de 2025 à 2040.
COCHELIN
Vous avez en partie raison lorsque vous écrivez "L'enjeu n'est pas de choisir entre nucléaire et renouvelables par idéologie". Mais il n'est que constater que le solaire et l'éolien ne peuvent pas répondre correctement, en temps réel, à la demande à l'instar de ce qu'il est possible de constater tant en France qu'ailleurs. De plus, la gestion des surproductions intempestives de ces productions est assez problématique pour le gestionnaire du réseau et les solutions de stockage ne sont pas adéquates. RTE l'a souligné encore récemment. Le parc nucléaire, lui, s'adapte lentement, conjointement avec l'hydraulique, à l'évolution de la demande. https://www.rte-france.com/donnees-publications/eco2mix-donnees-temps-reel/production-electricite-par-filiere
ThB
M COCHELIN,

Pourtant, la production d'électricité d'origine éolienne et solaire en 2025 a dépassé dans l'Union européenne (UE), pour la première fois, celle à partir des combustibles fossiles (source European Electricity Review 2026).

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