- Connaissance des Énergies avec AFP
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Recharge d'un véhicule électrique ID.4 (©Volkswagen)
Électriques et hybrides ont tiré les ventes de voitures neuves dans l'Union européenne (UE) en 2025, en hausse globale de 1,8%, malgré un plongeon des modèles essence ou diesel, qui ne pèsent plus qu'un tiers du marché.
17,4% de part de marché pour les voitures 100% électriques
Portées par des modèles plus abordables et les primes à l'achat, les voitures tout électriques neuves ont vu leurs ventes s'envoler de 29,9% l'an dernier, à 1,88 million d'exemplaires (contre 1,45 million en 2024), soit 17,4% de part de marché (13,6% en 2024), selon les chiffres publiés mardi par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).
Cette ascension est visible dans les quatre principaux marchés du continent, avec toutefois des contrastes : + 77% en Espagne, + 43,2% en Allemagne, + 18,1% aux Pays-Bas, + 12,6% en Belgique et + 12,5% en France.
Les 5 pays ayant vendu le plus de voitures 100% électriques neuves en 2025 dans l'UE sont : l'Allemagne (545 142), la France (326 922), les Pays-Bas (156 139), la Belgique (143 849) et le Danemark (126 542).
Notons que le Royaume-Uni et la Norvège, non membres de l'UE, ont respectivement vendu 473 348 et 172 231 voitures 100% électriques neuves l'an dernier (95,9% de part de marché pour la Norvège).
Les voitures hybrides non rechargeables restent les plus vendues sur le continent, avec 3,7 millions d'unités et un peu plus d'un tiers du marché. Mais leur hausse (13,7%) est nettement moins dynamique que celle des hybrides rechargeables, qui avec 1 million d'unités vendues, bondissent à 9,4% du marché. Une exception : la France, où les ventes d'hybrides rechargeables ont reculé de 26%.
Chute des ventes de véhicules essence et Diesel
En revanche, 2025 a consacré le recul des voitures à carburants fossiles, dont la part de marché a perdu dix points en un an, passant de 45,2% en 2024 à 35,5% en 2025. Avec 2,88 millions d'exemplaires, les modèles à essence ont vu leurs immatriculations reculer de 18,7% et ne représentent plus que 26,6% du marché européen, contre un tiers en 2024.
C'est en France que la chute a été la plus forte (- 32%), suivie de l'Allemagne (- 21,6%), l'Italie (- 18,2%) et l'Espagne (- 16%). Le diesel continue à décliner, avec une baisse des ventes de 24,2% et une part de marché de 8,9%.
Volkswagen renforce sa place de leader des ventes
Par constructeurs, le bilan diverge. Les ventes du leader Volkswagen Group (qui possède les marques Volkswagen, Skoda, Cupra, Audi, Seat et Porsche) ont augmenté de 5,5%, alors que celles du N°2 Stellantis ont diminué de 4,7%. Au contraire, Renault, n°3, a gagné 5,6%, dopé notamment par sa R5 électrique. Suivent Hyundai et Toyota, en recul (respectivement -3,1% et -6,3%), puis BMW en progression de 6,4%.
En 10e place du classement, le premier vendeur chinois, SAIC, affiche une hausse de 34%, alors que l'américain Tesla, 12e, dégringole de 38%. Le chinois BYD, 14e, a triplé ses ventes.
"Au regard des objectifs européens de CO2 pour les voitures et les utilitaires en 2030, la part de marché des voitures électriques à batterie devrait presque tripler pour que les constructeurs puissent (les) atteindre sans encourir de pénalités", a déclaré Sigrid de Vries, directrice générale de l'ACEA.
Toutes énergies confondues, le marché automobile a crû plus vite qu'en 2024, à 10,8 millions de voitures neuves. Ce niveau reste toujours très loin de ceux d'avant l'épidémie de Covid-19, d'environ 15 millions. La France (-5%), l'Italie (-2,1%) ou la Belgique (-7,5%) ont mis moins de voitures neuves sur les routes en 2025, au contraire de l'Allemagne (+1,4%) et de l'Espagne (+12,9%).


