- Connaissance des Énergies avec AFP
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La nouvelle offre de véhicules électriques à loyer modéré (dit "leasing social") "ouvrira à partir de juillet", a indiqué samedi la ministre déléguée à l'Energie Maud Bregeon, qui a par ailleurs exclu la suspension des certificats d'économie d'énergie demandée par les distributeurs de carburant.
"On vise d'abord 50.000 voitures pour les Français modestes, qui gagnent moins de 2.200 euros par mois en moyenne", qui auront "un reste à charge compris entre 100 et 200 euros par mois", a-t-elle dit au journal Ouest-France.
Le gouvernement avait précédemment évoqué une mise à disposition en juin.
Concernant la demande des distributeurs de carburant de suspendre pendant trois mois les certificats d'économie d'énergie (CEE) pour faire baisser les prix à la pompe, Mme Bregeon leur a adressé une fin de non-recevoir.
"Il faut sortir de notre dépendance aux énergies fossiles importées (...). Renoncer du jour au lendemain aux aides qui accompagnent les Français dans cette transition serait un non-sens!", a estimé la ministre.
"Ces dispositifs sont essentiels pour le pouvoir d'achat: pour moins dépendre du gaz pour le chauffage, pour faciliter le passage d'un véhicule thermique à une voiture électrique...", a-t-elle souligné.
Un projet de décret du gouvernement pour encadrer les marges sur les prix des carburants a suscité une levée de bouclier des distributeurs, qui à la place plaident pour la suspension des CEE, contributions que versent les fournisseurs d'énergie selon le principe du "pollueur-payeur" et qui permettent de financer des gestes de décarbonation.
"Aucune publication de ce décret n'est actée à ce jour mais tout le monde doit jouer le jeu. En quelques jours, le prix du baril est passé de 115 dollars à moins de 90 dollars. Cette baisse doit se voir sur les prix à la pompe", a dit Mme Bregeon à Ouest-France, en précisant qu'un nouveau "point" avec les distributeurs serait fait lundi.
Quant aux secteurs pénalisés par la flambée des prix des carburants, "le Premier ministre nous a chargés de travailler à une seconde vague d'aide à l'activité pour mai", a confirmé la ministre, évoquant "les pêcheurs" dont "la situation est encore très critique" ou "le secteur du BTP, pour lequel les effets des prix actuels deviennent parfois difficilement soutenables".