Près de 80 « contrats de transition écologique » signés en 18 mois en France

  • AFP
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Près de 80 "contrats de transition écologique" (CTE) ont été signés depuis 18 mois, permettant à des territoires de s'associer à l'État et des acteurs privés sur des projets pour verdir leur énergie, leur agriculture ou leurs transports, a indiqué mercredi la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon.

D'Arras au Grand Brest en passant par l'Ardèche, ils couvrent environ 180 intercommunalités (10 millions de Français), pour trois à cinq ans, a précisé Mme Wargon devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale. Elle a annoncé "une nouvelle vague" de contrats "en avril ou mai". "L'objectif du CTE est de démontrer par l'action que l'écologie est un moteur de l'économie", a-t-elle expliqué, soulignant qu'ils sont "construits à partir de projets locaux".

Globalement, ces plans devraient permettre de générer 375 000 kWh d'énergie verte par an, d'économiser 5,4 millions de m3 d'eau et d'éviter l'émission de 150 000 tonnes de CO2, selon la secrétaire d'État à la Transition écologique.

Au total, 1,5 milliard d'euros d'investissements ont été jusqu'ici mobilisés, dont 800 millions venus du privé et 300 millions de l'État (notamment de l'Ademe, Agences de l'eau, etc.), a aussi recensé la responsable. Au départ, l'idée derrière le CTE était d'accompagner les territoires frappés par la fermeture prévue des quatre dernières centrales à charbon et des deux réacteurs de Fessenheim.

Ces régions sont aujourd'hui traitées à part, dans le cadre de "projets de territoire" visant à faciliter ces reconversions industrielles: usine de pales d'éoliennes au Havre (Siemens-Gamesa), usine de combustibles solides de récupération (CSR) à Saint-Avold, possibilité de filière de pellets de bois à Cordemais...

Quant à Fessenheim, "on a signé le pacte de territoire en 2019, on en est au stade de l'aménagement de la zone d'activité, et une fois que cela sera fait, on sera en mesure d'aller chercher de l'activité", côté franco-allemand notamment, a décrit Mme Wargon. En revanche, Gardanne (Bouches-du-Rhône) est le dossier "le moins avancé des cinq territoires" a-t-elle relevé, "car il n'y a pas de collectif portant une vision territoriale". "Oui, la situation [y] est assez largement bloquée et j'espère que dans les mois qui viennent on trouvera les leviers pour la débloquer", a-t-elle répondu au député du secteur, François-Michel Lambert.

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