Le prix de l’électricité augmente… et ça ne devrait pas s’arrêter !

Maxence Cordiez

Ingénieur dans le secteur de l'énergie

L’augmentation du prix des quotas d’émission de CO2 et du gaz tire le prix de l’électricité vers le haut. Cette tendance ne devrait pas s’inverser dans les prochaines années. Il s’agit d’une nouvelle donne que les États et entreprises vont devoir intégrer…

Le prix spot (prix de gros au comptant pour livraison immédiate) de l’électricité a fortement augmenté ces derniers mois jusqu’à franchir à plusieurs reprises la barre de 100 €/MWh. Il oscille actuellement entre 60 €/MWh et 100 €/MWh, contre 20-50 €/MWh ces dernières années à la même époque(1).

Quelles raisons peuvent expliquer cette soudaine et forte augmentation du prix de l’électricité ? Est-elle pérenne ? Et quelles peuvent en être les conséquences ?

Petit rappel sur l’ordre d’appel des capacités électriques sur le réseau

Avant de parler des raisons expliquant la hausse du prix de l’électricité, rappelons que les capacités électriques sont appelées sur le réseau par ordre de coûts variables croissants jusqu’à satisfaire la demande. Les coûts variables sont ceux qui dépendent de la production, c’est-à-dire surtout le prix du combustible et d’achat de droits à émettre du CO2.

En l’absence de prix du CO2, les capacités sont ainsi appelées dans l’ordre suivant : renouvelables (hors hydraulique de lac qui ne peut pas tourner à pleine puissance 100% du temps, car il faut gérer la ressource en eau), lignite (charbon de mauvaise qualité mais très peu cher), nucléaire, houille (charbon noir), gaz puis fioul(2).

Dès que le prix du CO2 atteint quelques euros par tonne, le nucléaire devient plus compétitif que le lignite, mais il faut dépasser 20-30 €/tCO2 pour que les centrales à gaz les plus efficaces commencent à devenir plus compétitives que les centrales à charbon les moins efficaces (dont le combustible coûte moins cher que le gaz, mais qui émettent environ deux fois plus de CO2 par kWh).

La hausse du prix du CO2 en première ligne

La principale raison expliquant la hausse du prix de l’électricité tient à celle des quotas d’émission de CO2. En effet, en Europe les exploitants de centrales électriques – de même que les industriels et compagnies aériennes – doivent acheter autant de droits d’émission de CO2 que ce qu’ils émettent dans l’atmosphère. Ces quotas peuvent être soit achetés aux enchères lorsqu’ils sont émis, soit reçus gratuitement (de moins en moins), soit achetés sur un marché européen secondaire auprès d’autres détenteurs de quotas. Les quotas sont donc échangeables et, point important, ils ne sont pas périssables : tant qu’un quota n’a pas été utilisé, il reste valable.

Jusqu’en 2018, le marché du CO2 européen était dysfonctionnel : noyé sous un nombre trop important de quotas après la crise de 2008, le prix de la tonne de CO2 s’est établi à moins de 10 € entre 2012 et 2018, ce qui est très insuffisant pour inciter les producteurs d’électricité à faire évoluer leur parc de production. En 2018-2019, l’Union européenne a corrigé ce défaut en dotant son marché du carbone d’une « réserve de stabilité ». Concrètement, les quotas non demandés lors de la mise aux enchères sont mis de côté et peuvent être annulés au bout d’un certain temps. Ce mécanisme a permis de revaloriser à la hausse la tonne de CO2, qui s’est établie à 25-30 € en 2019-2020.

À ce niveau de prix, certaines centrales à gaz sont devenues plus compétitives que certaines centrales à charbon. Avec l’augmentation des capacités éoliennes et solaires photovoltaïques, cela explique le déclin du charbon en Europe en 2019 et 2020.

Renforcement des objectifs climatiques de l’UE et prix du CO2

L'Union européenne a récemment décidé de renforcer ses objectifs climatiques afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050 et de réduire ses émissions de CO2 de 55% en 2030 par rapport à 1990, (cet objectif remplaçant l’ancien – moins ambitieux – d’une réduction de 40% des émissions à cette échéance).

Pour atteindre ses nouveaux objectifs, l’Union européenne va devoir renforcer le déclin du nombre de quotas d’émission de CO2 mis sur le marché tous les ans. Or… le marché du CO2 est un marché ! Les quotas étant non périssables, un phénomène d’anticipation/spéculation a propulsé le prix de la tonne de CO2 à plus de 50 € depuis avril. Concrètement, un certain nombre d’acteurs se sont dit que le prix de la tonne de CO2 allait augmenter du fait de la diminution prévisible du nombre de quotas mis sur le marché. Ils en ont donc acheté et cela a fait augmenter le prix de la tonne de CO2.

À 50 €/tCO2, le prix d’un MWh produit par une centrale à cycle combiné gaz moderne se trouve augmenté de 20 €, celui d’une centrale à charbon de 40 € et celui d’une centrale à lignite de 60 €.

À 50 €/tCO2, les centrales à cycle combiné gaz modernes deviennent plus compétitives que certaines centrales à charbon et lignite. Les vieilles centrales à gaz restent moins compétitives, l’inversion de compétitivité charbon / gaz n’étant pas encore complète, d’autant moins que le prix du gaz est élevé.

À 50 €/tCO2, le prix d’un MWh produit par une centrale à cycle combiné gaz moderne se trouve augmenté de 20 €, celui d’une centrale à charbon de 40 € et celui d’une centrale à lignite de 60 €(3). Or le prix spot de l’électricité dépend dans une large mesure du coût de production des dernières capacités électrogènes appelées sur le réseau, c’est-à-dire les centrales à gaz et à charbon.

L’augmentation du prix du gaz contribue également à tirer vers le haut le cours de l’électricité

Le prix du droit d’émission d’une tonne de CO2 n’est pas le seul à avoir augmenté ces derniers mois : le prix du gaz a été multiplié par cinq depuis un an et continue d’augmenter(4). Cela affecte également à la hausse le coût variable de production des centrales électriques à gaz, donc le prix de l’électricité.

Cette tendance à la hausse du prix du gaz tient à la fois à des facteurs conjoncturels et structurels. Du côté des facteurs conjoncturels, on mentionnera un hiver relativement froid et surtout long, qui a dynamisé la consommation de gaz en Europe et contribué à vider les stocks. Il faut à présent les remplir en prévision de l’hiver prochain. Dans le même temps, la Russie – 1er fournisseur de gaz de l’Union européenne – limite ses exportations de gaz vers l’Europe afin de préparer un marché favorable (demande et prix) pour la mise en service – attendue à l’automne – de son nouveau gazoduc Nord Stream 2 la reliant à l’Allemagne. Enfin, la demande mondiale de gaz est repartie vigoureusement à la hausse, portée par l’Asie du Sud-Est(5).

Il est probable que la tendance actuellement haussière du prix du gaz soit relativement durable.

Côté structurel, une pénurie pétrolière est probable dans les prochaines années(6). Elle résulte du déclin depuis 10 ans de la production conventionnelle, du peu de découvertes conventionnelles (elles sont inférieures aux extractions depuis les années 1980), du sous-investissements dans l’exploration-extraction (l’industrie du pétrole de roche-mère est plus encline à dégager des bénéfices longtemps attendus qu’à investir pour faire croître ses extractions), etc.

Or le prix du gaz est encore en bonne partie dépendant de celui du pétrole. Cela s’explique à la fois par les contrats de long terme indexés sur le prix du pétrole (même si leur proportion est en déclin) et car le gaz fossile est une matière énergétique proche du pétrole de par son origine, sa composition chimique et sa chaîne d’approvisionnement. Le gaz est enfin le substitut le plus direct du pétrole dans de nombreuses applications : production électrique (cet usage du fioul est aujourd’hui marginal en Europe), chauffage domestique, certains segments de mobilité lourde, etc. Ainsi, la hausse prévisible du cours du pétrole dans les prochaines années devrait au moins partiellement se répercuter sur celui du gaz.

Il est donc probable que la tendance actuellement haussière du prix du gaz soit relativement durable. Enfin, notons qu’elle contrebalance en partie l’effet de la hausse du prix du CO2 sur le rapport de compétitivité charbon / gaz. Autrement dit, elle tend à favoriser l’usage de charbon…

Bilan des courses par filière

Sous réserve de l’évolution future du prix du gaz, l’augmentation du cours des quotas de CO2 devrait faire un grand perdant : le charbon. Ses émissions de CO2 élevées pèsent lourdement sur ses coûts de production, ce qui le rend de moins en moins compétitif par rapport au gaz. Cette tendance est toutefois atténuée par l’augmentation du prix du gaz.

Dans une moindre mesure que le charbon, le gaz pâtit aussi de surcoûts liés à la hausse du prix du CO2. Cependant, les parts de marché qu’il devrait prendre sur le charbon et la forte hausse du prix de l’électricité rendent cette évolution favorable pour les exploitants de centrales à gaz (là encore, sous réserve que le prix du gaz n’augmente pas trop). Rappelons d’ailleurs que l’industrie gazière est pour cette raison une défenseuse historique d’un mécanisme de tarification du carbone.

La hausse du prix de l’électricité entraînera une réduction mécanique des subventions versées par l’État aux exploitants d’installations renouvelables.

En théorie, les exploitants de centrales nucléaires européennes devraient également profiter de cette situation. Le facteur de charge déjà très élevé des réacteurs ne devrait pas être significativement affecté, cependant leur rentabilité va fortement s’accroître. En effet, leurs coûts variables demeurent faibles et inchangés avec la hausse du prix du CO2 et du gaz. La hausse du prix de l’électricité se traduira donc par une augmentation de la marge des exploitants des centrales nucléaires. En pratique, cette situation doit être sérieusement nuancée dans plusieurs pays. En France, EDF ne profitera pas de cette hausse du prix de l’électricité pour les 100 TWh vendus via l’ARENH(7) à 42€/MWh (prix fixe), ni pour l’électricité vendue au tarif régulé. De même, en Espagne, le gouvernement prévoit de taxer lourdement l’électricité nucléaire afin de capter cette plus-value(8).

Du côté des énergies renouvelables, la hausse du prix de l’électricité aura un impact indirect. En effet, la plupart des installations renouvelables vendent leur électricité hors marché via un mécanisme de complément de rémunération : si le prix de marché est inférieur à un prix fixé, l’État paie la différence au producteur, et s’il est supérieur, le producteur se contente de vendre au prix fixé. La hausse du prix de l’électricité entraînera une réduction mécanique des subventions versées par l’État aux exploitants d’installations renouvelables, ce qui sera favorable aux finances publiques. En outre, cela pourra inciter l’État à mettre aux enchères davantage de projets éoliens et solaires pour une même enveloppe budgétaire.

Cette situation peut-elle faire évoluer les politiques électriques européennes ?

La hausse du prix du CO2 et du gaz constitue une incitation forte, car économique, pour les États à investir dans des moyens de production d’électricité bas carbone, tout en leur envoyant un avertissement ferme vis-à-vis d’un usage significatif du gaz fossile. On peut espérer que cela ramène à la raison certains États ayant fait le choix d’un usage massif et de long terme du gaz fossile, tels que la Belgique et l’Allemagne.

Notons que si les politiques allemande et belge de sortie du nucléaire au profit du gaz fossile sont menées à leur terme, elles entraîneront mécaniquement une hausse des émissions, donc de la demande de quotas. Cette hausse risque d’entraîner à son tour celle du prix des quotas, donc de l’électricité.

La hausse du prix spot de l’électricité devrait rapidement se traduire par celle des factures pour les consommateurs particuliers et industriels. Pour les premiers, une aggravation des situations de précarité énergétique est à craindre, même si les tarifs réglementés en France constituent un moyen d’en limiter l’impact. Pour les seconds, il est essentiel que l’Union européenne se dote rapidement d’un mécanisme de compensation carbone à ses frontières, afin d’éviter que cette situation ne se transforme en hémorragie industrielle.

Le système électrique européen semble être arrivé à l’aube d’une ère nouvelle. La hausse du prix de la tonne de CO2 et du gaz entraînant celle de l’électricité sont probablement moins des éléments conjoncturels que le début d’une tendance structurelle que les États et entreprises vont devoir intégrer à leurs calculs. S’il est encore trop tôt pour en voir les effets sur les politiques énergétiques des États, il est probable que cette évolution rappellera un certain nombre de pays à leurs engagements de neutralité carbone. Une évolution des politiques publiques européennes vers davantage de pragmatisme en faveur de la décarbonation pourrait être l’une des conséquences de cette nouvelle donne. On peut tout du moins l’espérer.

Sources / Notes
  1. RTE éco2mix.
  2. RTE et Ademe, Signal prix du CO2Analyse de son impact sur le système électrique européen, mars 2016.
  3. Ibid.
  4. European Union Natural Gas Import Price, Y Chart.
    V. Collen, Le prix du gaz s’envole en Europe, Les Echos, 24 juin 2021.
  5. T. Paraskova, Oil Major Total Sees 10 Million Bpd Supply Gap In 2025, Oil Price, 10 février 2021.
  6. O. Rech, M. Blaizot et A. Lehner, Pétrole : quels risques pour les approvisionnements de l’Europe ?, The Shift Project, 27 mai 2021.
  7. Accès régulé à l’électricité nucléaire historique. Notons que ce mécanisme est appelé à évoluer dans les prochaines années. L'option qui semble privilégiée pour le moment serait de revaloriser l'ARENH dans sa nouvelle version à un niveau de prix qui permette à EDF de couvrir les coûts d'exploitation de son parc nucléaire, contre une extension à la totalité de la production électronucléaire. La réforme de l'ARENH est intimement liée à la refonte d'EDF, actuellement en négociation entre les autorités françaises et européennes.
  8. R. Roca, El Gobierno desoye las recomendaciones de la AIE sobre el futuro de la nuclear con el nuevo recorte a sus ingresos, El Periódico de la energía, 7 juin 2021.

Tribune rédigée d'après un article paru dans la Revue générale nucléaire de la SFEN, le 22 juin 2021.

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Commentaire

Serge Rochain

Les recours au gaz pour l'Allemagne et la Belgique n'ont certainement rien de durable, elles donnent le temps d'accroitre les volumes de biogaz par méthaniseurs tout en investissant dans de nouvelles centrales à gaz qui sont immédiatement exploitable avec le gaz naturel. C'était le schéma suivi par le Danemark qui fonctionne très bien à ceci près que la chute des anciens moyens de production ne concernait que le charbon alors que pour la Belgique et l'Allemagne cela concerne le charbon et le nucléaire.
La hausse du prix de l'électricité s'applique à tous le monde mais elle sera plus durable en France qu'ailleurs car les "autres" investissent depuis souvent plus de 10 ans dans les nouveaux moyens de production tandis qu'en France on doit payer pour maintenir en état l'ancien dispositif nucléaire que nous devrons inéluctablement abandonner après avoir joué les prolongations tout en étant contraint d'acheter au prix fort l'électricité produite par ceux qui investissent en ce moment dans les nouveaux outils de production à la place d'EDF qui n'en n'a plus les moyens et finira par disparaitre faute d'avoir des raisons d'exister. Il restera RTE et ENEDIS et le secteur privé aura à terme remplacé EDF producteur. C'est très dommage mais il est des erreurs qui ne pardonnent pas.

Denis Margot

Intéressant, ce cours d’éconologie selon Rochain.
1) Bon point, vous reconnaissez que l’Allemagne et la Belgique, avec l’abandon du nucléaire, n’ont rien de durables. Effectivement, ce sont des centaines de millions de t de GES qui s’ajoutent chaque année. À 50€ la tonne (et sans doute 100€ bientôt), ces émissions vont peser sur leur compétitivité. Bon point pour EDF, qui sera peu concerné par ces dépenses.
2) Ce schéma qui fonctionne très bien au Danemark… Vous voulez parlez du schéma consistant à faire dérailler les Accords de Paris ? Aujourd’hui, France = 50g CO2/kWh; Allemagne = 383 g et Danemark = 172g. La Belgique est à 131g avec encore 50% de production nucléaire, en attendant de rejoindre les très bons scores des Amis des ÉPPV et d’acheter des milliards d'€ de pénalités sur le marché du carbone.
3) Merci de nous indiquer en quoi la hausse des investissements des voisins dans des moyens de production qui sont loin d’être bas carbone et qui sont assez peu performants énergétiquement est-elle intéressante ? C’est beaucoup d’argent pour un résultat négatif, un modèle d’affaires extrêmement douteux.
4) Si vos amis « écolos » parviennent à imposer l’ « arrêt inéluctable » du nucléaire en France, il y aura effectivement des soucis pour EDF (et pour les Français). 120 G€ dépensés dans les ENRi pour quelques % de la production électrique tout en dégradant les émissions carbone, le bilan est en effet génial. Gageons que les prévisions des Rochain de ce monde servirons de repoussoirs pour choisir une autre politique énergétique, moins coûteuse et plus efficace pour garantir le respect des accords de Paris et atteindre la neutralité carbone.

Marc Diedisheim

Il nous reste à espérer que la réalité physique et économique prévaudra dans les décisions fondamentales de développement et d'investissement dans notre pays. La tragique réalité allemande imposée par les soi-disant "verts" que vous soulignez montre ce qu'il ne faut pas faire chez nous. Le plus urgent n'est pas de sortir du nucléaire, mais de décarboner les pans des activités humaines qui sont encore très émettrices de CO2 chez nous, comme le chauffage, les transports, l'industrie (enfin, ce qu'il en reste), etc. Le climat d'abord, Ce qui nous donnera le temps de sortir du nucléaire de manière ordonnée et viable. Bien cordialement

Rochain

Decarbonner les transports, mle résidentiel et l'industrie implique de produire plus d'électricité, ce qui est impossible avec le nucléaire faute de pouvoir accroître l'hydraulique dans les mêmes proportions ce qui serait indispensable puisque c'est lui qui assure le suivi de charges, et même en réalité dans une proportion plus importante car on ne va pas chauffer une deuxième fois dans la nuit les millions de m3 d'eau sanitaire, ou éclairer les rues 2 fois plus, par exemple. Alors que ferait on de cette production nocturne excédentaire dont on a déjà épuisé les utilisations marginales ?

Serge Rochain

Mais non on les rechargera au Soleil dans la journée.
Votre bel article c'est du pipeau pour "prouver" que ça marche mais 1
95% des réacteurs dans le monde ne sont pas équipés pour le suivi de charge, on en trouve surtout quelques un surtout en France et en Allemagne et en plus ce n'est pas tous le temps cela dépend dépend de la phase de la vie du combustible ..... mais dans les articles ventant le nucléaire on va oublier de vous le dire..... évidement, et vous aller courir en jurant que le nucléaire est pilotable ..... mais demandez vous pourquoi le matin des jours de semaine c'est l'hydraulique qui bondit pour assurer la demande et pas le nucléaire.... il faut savoir se poser les bonnes questions. Maintenant une petite démonstration ?
https://www.revolution-energetique.com/belgique-le-nucleaire-met-les-eo…
Compris jeune homme ?

Hervé

Et quand il y a pas de soleil, on reste à la maison???
L'hydraulique assure prioritairement le suivi de charge car elle est plus adaptée à cela... Si on n'en a pas assez alors on bouge la puissance nucléaire.

D'autre part l'intermittence de l'éolien est si forte que là, effectivement c'est compliqué et pas très adapté d'utiliser le nucléaire en backup. Quand on veut de l'éolien, on mets du gaz en base pas du nucléaire. Ou si vous tenez à mettre du nucléaire pour baisser vraiment les GES, alors vous laissez les éoliennes en roue libre lorsque le vent souffle. ça assure quand même la fonction "déco des paysages" et ne pollue pas le réseau...

Rochain

Oui quand il n'y a pas de Soleil on sort la lampe à bronzer.... En être encore à ces stupidités ne mérite pas la moindre réponse. Vous sortirez vos âneries quand il n'y aura plus d'uranium, patience c'est pour bientôt.

Hervé

Oui,enfin on risque d'attendre un peu quand même.
Qu'est ce qui est stupide? de couper les éoliennes plutôt que le nucléaire? Non, car en plus ça en réduit les nuisances. Plus d'effet stroboscopique.

Rochain

Ce qui est stupide c'est à peu près tout ce que vous racontez..... Vos déchets nucléaires ils sont stroboscopique aussi ?

Hervé

Factuellement, les déchets nucléaires ne gênent quasiment personne. Les éoliennes industrielles si. Donc, c'est plus logique de stopper les éoliennes en priorité, soit tout le temps...
Je ne vois pas ce qui est stupide dans ce que j'écris, par contre vous...

Rochain

Si les déchets nucléaires ne son pas gênant vous ne verrez sans doute aucun inconvénient à les stocker dans votre cave, il y a tellement de gens qui se préoccupent de ce que l'on peut en faire que vous leur réglez un gros souci.
Vous ne voyez toujours pas ce qui est stupide dans ce que vous écrivez ? Je crains que nous n'ayons pas grand chose à nous dire.
Adieu donc.

Hervé

Dans ma cave non car j'en ai besoin pour y mettre autre chose, mais un peu plus bas, disons 600m, pas de soucis.

Pour parler de stupidité, vous nous expliquez que intermittence des ENR n'est pas un problème et que par contre les petits dépassement ou les petits manques du nucléaire sont catastrophiques... Je suppose que vous avez des méthodes de lissage à faible cout pour les ENR. Pouvez vous nous expliquer pourquoi ces méthodes de lissage qui permettrait de faire marcher les ENR hyper variables ne seraient pas aptes a faire fonctionner un parc nucléaire beaucoup plus stable et plus prés du besoin? Je serais curieux que vous nous en donniez les raison techniques (essayez de ne pas dépasser 300 mots SVP, lire des pages de conneries me fatigue)

EtDF

Il y a les quotas certes, il y a la bidouille de l'ARENH, il y a l'intermittence.. hélas! C'est dommage qu'EDF devra disparaître dit l'oracle, produire vendre moins cher et plus propre.. ça ne pardonne pas!!
A LIRE
Énergie : l’Allemagne attaque la France et menace l’Union européenne Christian Harbulot et Michel Gay1
OPINION : l’Allemagne s’est attelée à détériorer méthodiquement la compétitivité énergétique et industrielle de ses voisins européens, et notamment celle de son partenaire privilégié, la France.
Un excellent document de l’École de guerre économique, publié en mai 2021, révèle les manipulations révoltantes de l’Allemagne à Bruxelles pour défendre ses choix énergétiques douteux et ses intérêts industriels aux dépens de l’Union européenne (UE), et notamment de la France.
Ce texte décortique clairement comment l’Allemagne tente d’affaiblir durablement la France et l’UE dans le domaine de la production d’énergie en s’opposant au nucléaire et en imposant des énergies renouvelables intermittentes (EnRI) ainsi que le gaz.
Bravo l’Allemagne !
L’Allemagne a su brillamment faire prévaloir ses intérêts aux dépens de certains États membres de l’UE en instrumentalisant des acteurs de la société civile investis dans le débat sur l’environnement, et en manipulant les esprits derrière une moralisation de façade sous couvert de transition écologique ou énergétique.
Joschka Fischer, ancien Vice-Chancelier et ministre des Affaires étrangères allemand entre 1998 et 2005, déclarait en 2008 au magazine allemand Der Spiegel :
Jusqu’à présent l’Europe était le projet central de la politique étrangère allemande – ce qui était bon pour l’Europe, était également bon pour l’Allemagne, et vice-versa. Mais les gouvernants actuels voient de plus en plus l’Europe comme une simple fonction de la politique de défense des intérêts allemands. Il y a là un risque qui n’est pas mince pour l’Europe, mais aussi avant tout pour l’Allemagne.
L’Allemagne qui tente vainement de tenir ses engagements sur la réduction de ses émissions de CO2 sans le nucléaire, a décidé de faire cavalier seul. Elle s’est attelée à détériorer méthodiquement la compétitivité énergétique et industriel de ses voisins européens, et notamment celle de son partenaire privilégié, la France.
En effet, son choix de développer massivement des EnRI, notamment éoliennes et solaires, met en péril sa propre compétitivité et son approvisionnement énergétique indispensables au bon fonctionnement de son économie.
Les EnRI sont peu réactives face aux variations de la demande allemande et entrainent un risque de black-out. L’Allemagne veut compenser cette situation risquée en ciblant l’importation du gaz russe, bien que polluant et émetteur de CO2, pour alimenter ses centrales à gaz (ce qui n’est pas bon pour le climat) afin de remplacer ses centrales nucléaires et à charbon. Heureusement pour elle, ses voisins sont encore capables d’absorber ses brusques variations de productions fatales d’électricité renouvelables éoliennes et solaires.
Mais pour combien de temps ?
Le lobbying allemand
L’Allemagne exerce donc une pression sur la politique européenne afin d’assurer la pérennité de son modèle foireux sur lequel les autres pays seraient en retard, en noyautant la Commission, le Parlement européen, et les autres institutions de l’UE. Elle a également verrouillé les quatre présidences pivots de l’UE : la Commission européenne, la Banque centrale, le Parlement, et le Conseil grâce à un discret mais puissant réseau constitué de personnalités influentes qui a fait ses preuves.
Un document de 2015 recense ainsi plus de vingt syndicats et associations représentant les EnRI allemandes (solaire, éolien, biogaz, etc.). Même des fabricants allemands d’éoliennes se trouvent jusque dans les institutions de l’UE. En revanche, pas un seul groupement ne défend les intérêts de la filière nucléaire.
Cette omniprésence allemande menace les intérêts français et ceux des autres pays producteurs d’énergie nucléaire de l’UE : Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie.
Il est grand temps pour la France de construire un mouvement de contre-attaque en dénonçant les agissements allemands contraires à l’intérêt supérieur de l’UE, et de reprendre l’initiative en proposant avec ardeur un plan de décarbonation de l’Europe fondé sur l’énergie nucléaire décarbonée bon marché et pilotable.
La « politique européenne » de l’Allemagne sert avant tout le développement de son industrie au détriment du nucléaire bas-carbone français, dernier obstacle à son hégémonie et à sa compétitivité industrielle en Europe.
Il faut sauver l’industrie allemande !
La transition énergétique de l’Allemagne (Energiewende) est devenue un outil de leadership industriel et commercial au cœur de sa volonté de puissance.
En 1998, une coalition entre les sociaux-démocrates et les verts allemands dirigée par Gerhard Schröder adopte deux lois visant à éliminer l’énergie nucléaire en favorisant l’investissement dans les énergies renouvelables.
Après son mandat de chancelier, Gerhard Schröder est engagé en 2005 par la société russe Gazprom au sein de laquelle il préside le conseil de surveillance du consortium germano-russe chargé de la construction et de l’exploitation du gazoduc Nord Stream 2.
De plus, il est aussi président depuis 2017 du conseil d’administration de Rosneft, un autre géant Russe du pétrole et du gaz.
Et cela ne choque personne à Bruxelles ?
Cette reconversion professionnelle dans un secteur en concurrence directe avec le nucléaire de ce haut responsable politique allemand et ses liens avec la Russie ne semblent avoir éveillé aucun soupçon de conflit d’intérêt à la chancellerie allemande. Ses actions ont même été accélérées (notamment la validation du projet de gazoduc Nord Stream 2) juste avant la fin de son mandat sans émouvoir personne à la Commission européenne !
En 2000, la loi sur les énergies renouvelables (EEG) a permis de garantir un prix de vente élevé permettant de favoriser la filière des EnRI au détriment des particuliers allemands dont la facture d’électricité explose, tout en limitant l’augmentation pour l’industrie allemande afin qu’elle reste compétitive.
L’égoïsme stratégique pour assurer le succès de l’Allemagne
Les États voisins de l’Allemagne constituent donc une soupape de sécurité de son Energiewende en absorbant ses brusques variations afin de réguler l’instabilité de la production d’électricité allemande de plus en plus issue de ses EnRI.
Cette politique dangereuse ne fonctionne que grâce à ce déséquilibre en faveur de l’Allemagne et pourrait aboutir à une pénurie, voire à une panne généralisée (black-out) comme le souligne Dominique Finon (CNRS) :
Pour le moment, les pays européens contrebalancent en exportant/important de l’électricité de leurs voisins, mais le jour où l’un de ceux-ci connaît une baisse subite de production, c’est l’ensemble de l’UE qui risque le black-out.
Les États voisins sont condamnés à subir cette politique énergétique allemande qui nécessite de modeler l’Europe de l’énergie pour défendre les intérêts allemands.
Or, la politique européenne de l’énergie est une compétence partagée entre l’UE et les États membres qui disposent in fine du dernier mot concernant leur mix énergétique (article 194, alinéa 2 du Traité de Lisbonne de 2007).
Cependant, les États doivent respecter l’engagement de l’UE de parvenir à la neutralité carbone d’ici 2050. Dans cet objectif, l’Allemagne a donc fait le choix d’influencer les institutions européennes selon ses intérêts en se posant comme leader, via trois orientations :
Soutenir le développement des interconnexions électriques entre États européens
L’Allemagne doit pouvoir exporter son électricité et compter sur ses voisins pour assurer sa propre consommation les soirs sans vent afin de garantir la prospérité de son industrie.
La libéralisation du marché européen de l’énergie doit favoriser la suprématie du modèle allemand
Celui-ci compte principalement quatre énergéticiens (E.ON, RWE, EnBW et le suédois Vattenfall) et met en danger celui de ses partenaires. Cette orientation plus favorable aux petits acteurs affaiblit la position dominante des grands énergéticiens étrangers comme EDF. Le principal argument avancé en faveur de cette libéralisation (baisse des prix de l’électricité), s’est finalement révélé faux : le prix de l’électricité a connu une augmentation importante pour le consommateur européen qui subventionne les éoliennes et les panneaux photovoltaïques par milliards d’euros.
La vampirisation des fonds européens
L’Allemagne bénéficie de subventions de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) sur les énergies reconnues comme vertes par Bruxelles. L’énergie nucléaire n’émettant que peu de CO2, elle permettrait à l’UE d’atteindre son objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050.
Donc la France, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie avaient souhaité que l’atome bénéficie également de cette fiscalité avantageuse.
Mais Berlin s’est s’empressé de tuer dans l’œuf cette demande en arguant de l’absence de risque zéro en matière de gestion des déchets nucléaires. L’Allemagne favorise ainsi son modèle de production électrique fondé sur l’éolien et le solaire en excluant des subventions ses « partenaires » européens ayant choisi le nucléaire. L’Allemagne est le premier bénéficiaire des finances de l’UE pour les projets consistant à assurer un « approvisionnement énergétique sûr, propre et efficace ».

Habilement, l’Allemagne parvient ainsi à financer sa recherche et développement (R&D) en matière d’énergies renouvelables en recevant des aides de l’UE et en empruntant à bon compte pour son industrie auprès de la BEI.
Les entreprises allemandes ayant une activité liée au secteur de l’énergie sont donc favorisées par rapport à leurs homologues français et européens.
Ainsi, des champions français de l’énergie comme EDF et Total ont reçu à eux deux en 2019 moins de la moitié de la somme reçue par la seule entreprise allemande SIEMENS.
La taxonomie verte européenne
Lancée en 2018 dans le cadre de son plan d’action intitulé « Financer la Croissance durable », la taxonomie européenne a pour objectif de pousser les acteurs de la finance vers des investissements dits durables. Elle orienterait ainsi les capitaux (privés et publics) vers des produits financiers verts, mais le nucléaire pourrait en être exclu.
Elle aurait déjà dû être actée mais sous la pression du redoutable forcing allemand, une véritable guerre d’influence se déroule à Bruxelles entre les États membres disposant d’un parc nucléaire et ceux ralliés à la cause allemande. Le principal point de tension est : quelles énergies seront jugées vertes et in fine éligibles aux subventions européennes ?
La réponse est désormais attendue pour 2022.
Dans cette bataille, la filière nucléaire française est menacée, tandis que le gaz russe importé par les Allemands pourrait se retrouver qualifié « d’énergie verte de transition » ! Bravo l’Allemagne !
La France a tenté de réagir par l’intermédiaire du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, du Haut-Commissaire au Plan François Bayrou, et du Président Emmanuel Macron.
La France, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie en vinrent à écrire une lettre commune à la Commission européenne en mars 2021 afin de défendre le choix du nucléaire comme énergie éligible à la taxonomie verte, tandis que le même mois, le Centre Commun de Recherche de la Commission européenne rendait un rapport recommandant de labelliser le nucléaire comme « activité verte ».
L’Allemagne possède trois entreprises dans le secteur éolien (Siemens, Enercon, Nordex) qui figurent parmi les onze premières du classement mondial 2015 des fabricants d’éoliennes.
Elle a donc tout intérêt à imposer cette source d’énergie et à affaiblir le nucléaire duquel elle s’est désinvestie. En conséquence, le lobbying allemand est actuellement sollicité dans les négociations sur la répartition de l’argent du Green Deal européen, et plus particulièrement sur la taxonomie verte.
En voulant imposer sa propre définition cynique des énergies vertes, l’Allemagne fausse intentionnellement le débat afin de conserver sa mainmise sur les finances.
Le Parlement européen avait déjà choisi d’exclure le nucléaire sous la pression de l’Allemagne en mars 2019.
En octobre 2019, le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire déclarait :
Le nucléaire doit être maintenu dans cette taxonomie européenne et être considéré comme une énergie indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique.
Un mois plus tard, l’eurodéputé Vert allemand Sven Giegold réagissait :
La France ne doit pas nuire à la crédibilité de la future taxonomie en poussant à l’inclusion du nucléaire.
En résumé, est considéré comme vert uniquement ce qui arrange l’Allemagne pour assurer sa mainmise sur les subventions européennes.
L’Allemagne et le gaz : talon d’Achille ou instrument de puissance ?
Pendant ce temps, les lobbyistes allemands travaillent à labelliser le gaz naturel en tant qu’énergie verte « de transition », bien qu’il soit au moins 40 fois plus polluant (490 gCO2/kWh) que le nucléaire (12 gCO2/kWh) selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Et c’est même seulement 6 gCO2/kWh en France.
De plus, favoriser cette source d’énergie (le méthane) fortement émettrice de CO2 menace l’indépendance énergétique de l’UE en raison de son importation de Russie et de Turquie par gazoduc, et aussi des États-Unis par bateaux méthaniers avec du gaz naturel liquéfié (GNL).
L’Allemagne dont le gaz provient déjà actuellement pour environ un tiers de Russie a mis en place un deuxième gazoduc (Nord Stream 2) dont l’objectif est de la relier directement par la mer à la Russie sans passer par un autre pays (l’Ukraine).
Le gaz représente aujourd’hui déjà une grande partie de la production d’électricité en Europe dont l’Allemagne souhaite devenir l’acteur économique indispensabl, le « hub gazier » qui distribuerait le gaz russe sur le continent. Cette exclusivité lui permettrait d’imposer des taxes au passage sur son sol, remettant en cause le principe de sécurité de l’approvisionnement en énergie inscrit dans les traités européens.
L’Allemagne saborde l’Europe à son profit
Ainsi, l’Allemagne saborde les perspectives d’un nucléaire européen capable de répondre en même temps à l’objectif de neutralité carbone de l’UE d’ici 2050 et d’améliorer son indépendance énergétique pour la conduire vers une dépendance accrue au gaz russe, américains et turque. Ce comportement hallucinant constitue un grave danger pour l’indépendance stratégique de l’Europe, et notamment pour la France dont l’électricité provient à environ 70 % du nucléaire.
Piégée dans une folle fuite en avant par son refus du nucléaire, l’Allemagne sacrifie cyniquement l’idéal européen en se donnant hypocritement une image verte, en diminuant l’indépendance et la sécurité énergétique de l’UE. Les pays possédant une vision divergente de l’Allemagne sur la question du nucléaire, et donc susceptible de concurrencer sa puissance, sont systématiquement attaqués.
La France, historiquement en faveur d’une énergie nucléaire bon marché, pilotable et faiblement émettrice de CO2, semble apathique dans ce combat, tant la relation avec le partenaire allemand se révèle déséquilibrée.
Pour se sortir des contradictions de sa politique énergétique interne et maintenir la compétitivité de son industrie, l’Allemagne nuit gravement aux intérêts de l’UE, et notamment de la France, en affaiblissant durablement la production vitale d’énergie, et aussi le potentiel industriel des autres Etats membres.
L’Allemagne semble avoir détourné la devise des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas en « un pour tous, tous pour moi ! »

bjd

Complétement en accord avec ce qui vient d'être écrit, l'attitude de l'Allemagne est avant tout avec l'Europe la destruction d'EDF, et de la compétitivité Française nucléaire, tout est bon pour arriver à ce résultat et à la prégnance de ce coq Français, vociférant les pieds dans la ......prêt à être plumé incapable d'y voir clair. La première arnaque de poids facilement compréhensible mais bien cachée:; suite à la demande du GIEC poussant le monde dans l'urgence à ne plus faire de l'électricité avec du fossile, lui préférer du renouvelable quitte à ce qu'il soit intermittent, c'est traduit par les lois scélérates Européennes , appuyée par les écolos Français ;arrêtons le nucléaire et subventionnons majoritairement vent et soleil au détriment du carbone émis, en y rajoutant l'obligation d'achat et le marché Européen de l'électricité ...favorisons les effacements de consommation voire de production pour pallier l'intermittence d'ou Linky principalement implanté en France.... la Loi NOME, l'ARENH, la trahison de Siemens avec l'EPR, qui a fuit tout en ayant sabordé le navire au max et sécurisé les marchés ///le scandale des quotas de CO².....les Allemands sont antinucléaires affichés bien avant Fukushima, certainement lié avec la fin de la deuxième guerre mondiale, cependant il n'ont pas besoin de l'arme atomique, il profite du parapluie américain mais pourrait trés rapidement être une nation qui porte le missile A , vu qu'ils s'entrainent périodiquement avec et ont les capacités à faire , nous allons voir quels avions de chasse nos amis Allemands vont se doter prochainement tout sera dit....nous sommes roulés dans la farine, et dans un contexte ou il est impossible de stocker l'électricité fournie par l'équivalent de100 centrales nucléaires en intermittent nous serons réduit à la soumission du gaz en ayant détruit le peu d'indépendance énergétique qui nous reste.

Roman Simcik

Cette analyse a le mérite d'être pédagogique et elle est plutôt juste dans l'ensemble.
Cependant, la vision des prix futurs du gaz manque de nuance et je trouve cela dommage, étant donné son importance dans le raisonnement.
D'abord, vous accordez à mon avis une importance excessive à la corrélation entre le prix du gaz et celui du pétrole, tout en reconnaissant vous-même que l'indexation du prix des contrats long terme du gaz sur le pétrole et la substitution gaz-pétrole dans les usages jouent un rôle de plus en plus marginal.
Ensuite, l'idée d'une pénurie pétrolière à venir est loin de faire consensus. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder la courbe à terme du brent : le prix spot est proche de 75 $ par baril mais la courbe est en backwardation. A partir de 2025, le prix est à 60 $ par baril. Ce n'est pas cohérent avec l'anticipation d'une pénurie.
Enfin, votre confiance dans une hausse durable du prix du gaz reste, là aussi, une opinion personnelle. C'est bien d'avoir un avis mais c'est encore mieux de l'étayer par une analyse prospective des fondamentaux gaziers, or on n'en trouve aucune dans votre article. Vous vous contentez d'analyser la situation récente (un hiver long qui entraîne une forte demande d'injection dans les stockages, combiné à une demande élevée de GNL au niveau mondial, dans un contexte d'imports limités de gaz par gazoducs ; on aurait pu ajouter une baisse structurelle de la production européenne). Ces facteurs pour la plupart conjoncturels (à l'exception du déclin de la production domestique) conduisent aujourd'hui à un niveau de prix extraordinairement élevé, mais un scénario durablement haussier ne saurait reposer sur une combinaison de facteurs conjoncturels qui se poursuivraient à l'infini. Il serait également juste de rappeler que si le prix spot du gaz s'établit aujourd'hui à 36 €/MWh, les prix à terme baissent fortement dès la fin de l'hiver 2021/22 (on passe à 22 €/MWh pour l'été 2022).
Alors bien sûr, on peut envisager des scénarios haussiers pour les prix du gaz. Les ériger en quasi-certitude est en revanche une démarche pour le moins discutable.
Bien cordialement

Hervé

Ce qui semble se confirmer c'est la théorie du plateau ondulant: les hausses de prix entraient une crise qui les fait rebaisser suite à la contraction de l'économie. Et plus récemment, le tout à assaisonner sauce COVID ....
Moralité: Pour anticiper les prix des énergies fossiles, autant consulter mme Irma ce sera pas moins fiable que tout ce que vous pourrez lire!

La solution pour éviter tout cela serait de réduire notre dépendance aux fossiles, soit faire l'inverse de la voie dans laquelle on s'est engagé...

chacha

bonjour,

les prix de l'énergie électrique augmenteront en 2022 vers les 90-100 et resteront stables en juin/septembre aux alentours de 70-80€:je n'ai jamais vu cela en 20 ans.

Xanpo

- logiquement, chaque pays va défendre son industrie nationale, que ce soit le nucléaire, gaz, renouvelable (après, n'oublions pas non plus que le nucléaire "français" s'est développé de la main des américains de Général Electric);

- logiquement, les grands industriels de l'énergie (Siemens et Général Electric par exemple) ont main mise sur quasiment tous le secteur, en particulier le secteur éolien et font également du lobby pour favoriser aussi ce secteur.

- logiquement, les producteurs d'électricité sont tous intéssés par de bonnes marges (intérêt des actionnaires...), et donc vendre le max de MWh au meilleurs prix, c'est à dire que la demande (consommation) soit élevée. C'est pour cela que le message n'est pas de faire des économie, mais de consommer "renouvelable/décarbonné" pour nous donner l'illusion de faire un geste pour la planête.

Et pourtant, tous les moyens de production d'électricité produisent des déchets (dans la fabrication, transport, construction, opération et maintenance ou démantellement en fin de vie). La seule électricité qui ne pollue pas et n'est pas chère est celle qu'on ne consomme pas, mais, forcément, cela va à l'encontre des intérêts des vendeurs d'énergie! A l'époque du choc pétrolier, nous connaissions tous le slogan "en France, on a pas de pétrole, mais on a des idées" pour l'économie d'énergie.

Le prix de l'électricité va obligatoirement augmenter, et ce sera à nous, consommateurs, de moins/mieux consommer !

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