Gaz, énergie: les salariés se mobilisent pour des augmentations de salaire

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Blocage de centres de stockage de gaz souterrain ou de terminaux methaniers: les salariés des 157 entreprises d'énergie (gaziers, électriciens, hydrauliciens, chauffage urbain..) sont mobilisés mardi pour obtenir des hausses de salaire, "sans incidence" notable sur les remplissages des stockages, selon Engie.

L'accès aux 4 terminaux méthaniers français permettant l'importation de gaz naturel liquéfié (GNL), à Fos-sur-Mer (deux terminaux), Montoir-de-Bretagne et Dunkerque est bloqué par des grévistes, a indiqué à l'AFP Frederic Ben, délégué syndical Engie et responsable secteur gaz à FNME-CGT.

L'accès des 14 centres de stockage de gaz souterrain, répartis sur le territoire et classés Seveso pour la plupart, est également filtré et bloqué, a précisé la même source. Seuls les salariés non grévistes peuvent entrer, mais aucun des sous-traitants, a indiqué M. Ben.

Alors que les centres de stockage de gaz sont sous le feu de l'actualité, avec l'engagement du gouvernement de les remplir à près de 100% d'ici l'hiver pour pallier le manque de gaz russe, les syndicats réclament une hausse de 15% des salaires, correspondant à ce qu'ils estiment être leur perte liée à l'inflation depuis 10 ans.

"C'est ubuesque, on nous propose 0,5% de hausse de salaire au 1er octobre 2022, nous souhaitons que nos employeurs arrivent avec de nouvelles propositions, pas des miettes, à la réunion de négociation de la branche des industries électriques et gazières en début d'après-midi à la Courneuve" a indiqué à l'AFP Fabrice Coudour, secrétaire fédéral des mines et de l'énergie de la CGT.

La CGT demande aussi "des solutions pérennes pour que les consommateurs puissent acheter l'énergie qui est un besoin vital", et ceci passe selon le syndicat, par "une renationalisation complète du secteur", a souligné M. Coudour.

Les salariés grévistes de trois centrales nucléaires (Blayais, Paluel et Chinon) ont procédé mardi à des baisses de charge "dans le respect de la sûreté du réseau" a-t-il précisé. Des baisses de production ont aussi été notées dans l'hydraulique (Bort-les-Orgues, la Rance..) a-t-il dit, ainsi que le blocage de la navigation internationale sur le Rhin par les personnels de l'hydro-électrique.

Côté direction, Engie a indiqué que le mouvement n'avait "pas d'incidence sur le remplissage des stockages ni sur l'arrivée des navires sur les terminaux méthaniers" sans donner de détail site par site.

Parallèlement, côté pétrolier, une douzaine de stations-services du réseau Argedis, filiale de TotalEnergies, étaient aussi bloquées mardi, à l'initiative de la CGT, pour demander des hausses de salaires liées à l'inflation.

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