- Connaissance des Énergies avec AFP
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Moscou a salué mercredi des "progrès" dans les discussions avec Pékin sur le projet de gazoduc Force de Sibérie 2, mais le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping n'ont pas scellé d'accord, selon le porte-parole du Kremlin cité par les agences russes.
Aucun délai de mise en œuvre évoqué
Si les deux pays ont partagé "une compréhension des principaux paramètres" du projet, notamment concernant le tracé du gazoduc et la façon dont il sera construit, aucun "délai de mise en oeuvre" n'a été évoqué.
"Il reste à s'entendre sur certains détails", a ajouté Dmitri Peskov, saluant toutefois un "assez grand progrès" concernant les discussions sur ce projet stratégique, évoqué depuis des années entre les deux pays.
Ce projet n'est pas mentionné dans la longue liste d'accords bilatéraux publiés sur le site internet du Kremlin à l'issue de la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jinping. Malgré les nombreuses démarches de Moscou, Pékin s'est jusqu'à présent montré hésitant à concrétiser Force de Sibérie 2.
Une capacité de transport de 50 milliards de m3 par an
Long de 2 600 kilomètres, ce gazoduc partirait de la péninsule reculée de Yamal dans le nord de la Sibérie, où sont situées les plus grosses réserves de gaz naturel de la Russie, pour traverser ensuite la Mongolie avant de rejoindre la Chine.
Selon les estimations, il permettrait de transporter quelque 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit environ 12% de la consommation totale de gaz de la Chine en 2025.
Ce projet est devenu d'autant plus crucial pour la Russie depuis que le pays est la cible de multiples sanctions occidentales pour son offensive en Ukraine.
Un premier gazoduc reliant la Russie à la Chine, Force de Sibérie 1, est déjà en service depuis 2019, avec une capacité d'environ 38 milliards de mètres cubes par an.