- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les actionnaires majoritaires russes dans la compagnie pétrolière serbe NIS, visée par des sanctions américaines, ont accepté de vendre leurs parts à la société pétrolière et gazière hongroise MOL, a annoncé lundi la ministre serbe de l'Energie, Dubravka Djedovic Handanovic.
"MOL et Gazprom Neft ont convenu des dispositions fondamentales d'un futur accord de vente, ce qui était une exigence de l'administration américaine", a dit la ministre serbe dans une déclaration vidéo.
Elle a ajouté que ce projet d'accord de vente serait soumis pour approbation à l'administration américaine, afin d'obtenir une nouvelle licence qui permettra à l'unique raffinerie serbe, gérée par NIS, de fonctionner après le 23 janvier.
Après neuf mois de reports successifs, Washington a imposé le 9 octobre des sanctions à NIS, contrôlée à 56% par des sociétés russes - Gazprom Neft et Intelligence, dans le cadre des sanctions plus vastes contre le secteur énergétique russe, face au refus de la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine.
Dans la lumière des négociations entamées plus tard par Gazprom Neft et MOL, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC) a accordé fin décembre à NIS une licence temporaire lui permettant de poursuivre ses activités jusqu'au 23 janvier.
Ceci a permis à la raffinerie de Pancevo, près de Belgrade, de relancer l'importation du brut et de reprendre la production de dérivés.
Cette raffinerie, qui approvisionne environ 80% du marché serbe, avait été obligée d'interrompre sa production début décembre, à défaut du brut.
La ministre Djedovic Handanovic a également précisé que le gouvernement serbe devrait, dans le cadre de cet accord, augmenter sa participation dans NIS, à environ un tiers des actions de la compagnie.
"Nous augmenterons notre participation dans l'Industrie pétrolière serbe (NIS) de 5% et atteindrons un nombre d'actions qui nous permettra d'avoir un plus grand pouvoir de décision à l'assemblée des actionnaires, et de de protéger ainsi les intérêts de nos citoyens", a dit la ministre.
Le gouvernement serbe contrôle près de 30% des actions du NIS et les actionnaires minoritaires environ 14%.
