Le détroit d'Ormuz doit rouvrir, mais "pas à n'importe quel prix", estime Lescure

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le ministre de l'Economie Roland Lescure a déclaré jeudi que le détroit d'Ormuz, crucial pour les exportations du Golfe, doit rouvrir "mais pas à n'importe quel prix", disant refuser qu'un droit de péage y soit instauré.

"Le noeud de ce conflit" au Moyen-Orient "réside dans le détroit d'Ormuz", a mis en avant M. Lescure, lors d'un point presse organisé à l'issue d'une réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 à Washington.

"Nous avons besoin que celui-ci s'ouvre, mais pas à n'importe quel prix (...), je ne veux pas payer un dollar pour traverser le détroit", a assuré le ministre.

Cet étroit passage, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde, est verrouillé par l'Iran depuis le début du conflit.

Téhéran a instauré de facto des droits de passage pour franchir le détroit, dont se seraient acquitté plusieurs navires, selon le journal d'information maritime Lloyd's List.

Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer co-présideront vendredi une visioconférence de chefs d'Etats afin de réfléchir à "une mission multilatérale et purement défensive" à Ormuz, selon l'Elysée.

Roland Lescure, qui a aussi participé à une réunion des ministres des Finances en comité plus restreint (G7) mercredi, a relevé que "le ressenti général était celui d'une situation grave".

Il a notamment mis en avant les craintes pesant sur l'inflation avec la flambée des prix de l'énergie.

S'exprimant lors du même point presse, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a dit que les institutions monétaires "agiront sans hésitation si et quand c'est nécessaire, mais aussi sans précipitation".

"Les banques centrales l'ont dit, nous avons besoin d'accumuler des données suffisantes" avant de décider de toucher à leurs taux d'intérêt, a-t-il prévenu.

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