Le pétrole recule face aux espoirs de désescalade au Moyen-Orient

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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A l'issue d'une séance en dents de scie, les prix du pétrole ont finalement reculé mardi après des propos du président iranien affirmant que Téhéran a la volonté "de mettre fin" à la guerre.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, contrat de référence à partir de mercredi mais déjà utilisé par beaucoup d'acteurs du marché, a reculé de 3,18% à 103,97 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, a perdu 1,46%, à 101,38 dollars.

Le repli des cours a eu lieu après que le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré mardi que l'Iran avait la volonté "de mettre fin" à la guerre contre Israël et les Etats-Unis, mais voulait des garanties pour "empêcher la répétition de l'agression".

"Nous avons la volonté nécessaire pour mettre fin" au conflit, qui est entré dans sa cinquième semaine, "à condition que les conditions essentielles soient réunies, en particulier les garanties nécessaires pour empêcher la répétition de l'agression", a-t-il affirmé.

Il a ainsi réitéré l'une des exigences clés posées par la République islamique pour un arrêt des hostilités, avec la fin de "l'agression", le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.

"La solution pour normaliser la situation est la cessation" de l'offensive américano-israélienne, a également souligné M. Pezeshkian.

A ces propos, s'ajoutent ceux de Donald Trump rapportés mardi par le Wall Street journal.

D'après le quotidien, le président américain aurait en effet indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire. Et Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage du détroit.

"Mais l'état actuel des négociations reste flou", estiment les analystes de Briefing.com.

"La volatilité va être très forte, car nous continuons d'assister à des mouvements basés sur les gros titres", explique Phil Flynn, de The Price Futures Group.

Le Brent pour livraison en mai, a, lui, progressé de 4,94% à 118,35 dollars. Ce contrat fait encore référence pour une journée, et propose un accès plus rapide au brut.

"Les investisseurs se précipitent pour acheter les derniers contrats disponibles" en mai, explique à l'AFP Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, qui souligne le caractère exceptionnel de cette "énorme" différence entre les prix des deux contrats.

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