Les cours du pétrole stables face aux tensions entre l'Iran et les États-Unis

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole sont stables mardi, entre un marché prudent sur les tensions entre Washington et Téhéran et une offre d'or noir par ailleurs jugée abondante.

« Une grande armada près de l'Iran »

Vers 10H00 GMT (11H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, perdait 0,04% à 65,55 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 0,05% à 60,66 dollars.

Les investisseurs restent particulièrement attentifs aux développements en Iran, un des dix principaux producteurs de pétrole. Le pays a mis en garde lundi contre une intervention américaine après le récent mouvement de contestation réprimé dans le sang, au moment où les Etats-Unis renforcent leur présence dans la région.

"Nous avons une grande armada près de l'Iran. Plus grande qu'au Venezuela", a déclaré le président américain Donald Trump au site Axios, dans une allusion à la capture du chef d'État vénézuélien Nicolas Maduro début janvier.

Scénario de surproduction

Mais sans rupture d'approvisionnement liée au risque géopolitique, "la reprise des exportations depuis le champ pétrolier de Tengiz au Kazakhstan vient s'ajouter au scénario de surproduction", explique Derren Nathan de Hargreaves Lansdown. Le Kazakhstan avait subi des incidents sur ce champ pétrolier majeur. Selon l'analyste, la reprise "pourrait entraîner l'arrivée sur le marché de plus d'un million de barils de pétrole par jour".

Par ailleurs, le marché "sera également attentif aux informations concernant l'impact éventuel du froid arctique aux États-Unis sur la production pétrolière et le raffinage", précise Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Les États-Unis affrontent une vague de froid polaire qui a laissé près de 600 000 foyers sans électricité dans la soirée de lundi. Les températures doivent encore chuter dans les prochains jours sous l'action d'une masse d'air arctique, notamment dans des régions du nord du pays, où le ressenti pourrait atteindre -45°C.

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