Tempête de neige en Grèce : les critiques fusent après le « fiasco » du périphérique d'Athènes

  • AFP
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L'indignation contre le gouvernement conservateur s'est encore accrue mercredi en Grèce, au surlendemain d'une tempête de neige exceptionnelle, qui a bloqué des milliers d'automobilistes sur le périphérique d'Athènes et laissé sans électricité des milliers de foyers.

Plusieurs quotidiens grecs et les partis d'opposition ont critiqué le "fiasco" du périphérique Attiki Odos, qui encercle la capitale grecque et dessert l'aéroport international Elefthérios Vénizelos, axe sur lequel des milliers de véhicules ont été piégés par la neige dans la nuit de lundi à mardi avec une température de 0 degré Celsius.

"Une série d'erreurs et des responsabilités lourdes", titrait à la une Kathimerini, quotidien de droite. "Un gouvernement enseveli sous la neige" a déclaré Efsyn (gauche), tandis que même le quotidien pro-gouvernemental Eleftheros Typos a parlé d'"erreurs qui ont provoqué le chaos". Pour le porte-parole du principal parti de l'opposition de gauche Syriza, Nassos Iliopoulos, "le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis (le Premier ministre) a choisi le chaos qu'on vit actuellement et il en est responsable".

Comme son ministre de la Protection civile Christos Stylianides la veille, le Premier ministre "s'est excusé" mercredi "pour "les problèmes qu'ont subi pendant plusieurs heures" les automobilistes à Attiki Odos tout en imputant des responsabilités à la société privée gérante. Sous le feu des critiques, le PDG de la société, Vassilis Halkias, a démissionné mardi soir. Quelques heures auparavant, il avait souligné dans un communiqué que ces "incidents inédits" étaient dus "soit à des pannes de véhicules, soit au manque d'expérience des automobilistes dont certains ont eu peur".

Mercredi, militaires, policiers et services de l'État s'efforçaient toujours de libérer des centaines de véhicules immobilisés, abandonnés par leurs conducteurs dans la nuit de lundi à mardi.

Une partie du périphérique a rouvert à la circulation mercredi en fin d'après-midi mais la partie desservant l'aéroport restait toujours fermée, selon un communiqué de la Protection civile. La société Attiki Odos a promis 2 000 euros de dommages et intérêts aux automobilistes bloqués sur ce périphérique à péage, long de 70km.

Le chef du parti de Kinal (centre-gauche) Nikos Androulakis a qualifié les excuses du Premier ministre de "demi-pardon car, outre les automobilistes piégés à Attiki Odos, des milliers des ménages qui sont restés sans électricité".

La tempête de neige a également provoqué des coupures de courant dans de nombreux quartiers d'Athènes et de sa banlieue, les réparations étaient toujours en cours mercredi, la neige continuant d'empêcher l'accès à certaines zones. "Nous sommes sans électricité depuis lundi soir, comment les techniciens vont-ils venir pour réparer les pannes alors que les routes ne sont pas déneigées", s'est interrogée Loukila Plessa, citée par la télévision publique Ert.

Dans de nombreux quartiers de la capitale, les routes restaient toujours recouvertes de plus de 50 cm de neige, des habitants tentaient de les nettoyer mercredi avec des pelles ou des balais.

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