Prix interne du carbone : une solution qui tombe à PIC pour les entreprises ?

  • Source : Institut Montaigne

En 2021, plus de 2 000 entreprises dans le monde « utilisaient ou comptaient mettre en place, sur un horizon de deux ans, un prix interne du carbone, soit 80% de plus qu’en 2015 » selon l'Institut Montaigne. Ce prix interne du carbone, qui prend différentes formes selon les entreprises(1), est « d’abord un outil de management du risque (ou de test de la résilience des investissements), qui vise à assurer la rentabilité et la pérennité de l’entreprise mais aussi à identifier des opportunités liées à la transition »(2).

Dans l'étude ci-après publiée le 4 novembre, le think tank dresse « un état des lieux des pratiques à l’œuvre au sein des entreprises en matière de tarification du carbone(3) ». Cet inventaire, assorti de 5 recommandations, vise à « faciliter la mise en place de cet outil par les entreprises désireuses d’accélérer leur travail de décarbonation ».

À l'heure actuelle, l'Institut Montaigne constate qu'« il existe encore autant de prix internes du carbone que d’entreprises », en l'absence d'une référence unique sur le prix retenu pour la tonne de CO2 (de quelques dollars à plus de 900 dollars selon les entreprises, avec un prix moyen de 60 $ par tonne) mais aussi en fonction du périmètre des émissions couvertes et de l’influence réelle du prix interne retenu sur la prise de décision de l'entreprise.

Lire l'étude :
Prix interne du carbone : une solution qui tombe à PIC pour les entreprises ?
Sources / Notes
  1. Trois formes principales de prix interne du carbone sont distinguées dans l'étude : le prix directeur ou shadow price (qui attribue, en interne, une valeur théorique aux décisions d’investissement), la taxe carbone interne (taxe appliquée en interne afin de lier coûts opérationnels et émissions de gaz à effet de serre) et le prix implicite ou coût réel de la décarbonation (calculé a posteriori, qui permet aux entreprises d’évaluer l'efficacité et la cohérence de leurs investissements).

  2. « La deuxième motivation est souvent liée à la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise, et donc à la prise en compte des externalités que constituent les émissions de gaz à effet de serre », précise l'Institut Montaigne.
  3. L'Institut Montaigne a réalisé une série d’entretiens auprès d’entreprises françaises et a soumis un questionnaire à une vingtaine d’entreprises.

Sur le même sujet