Électricité : la France dans une meilleure situation cet hiver selon le directeur général de l'énergie et du climat (DGEC)

  • AFP
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La France, qui avait connu des tensions sur son approvisionnement électrique l'hiver dernier, se trouve dans une meilleure situation pour la prochaine saison froide, a estimé mardi un haut responsable du ministère de la Transition écologique.

"Nous pensons être dans une situation moins tendue que celle de l'année dernière, qui avait été affectée par la crise Covid, avec un inévitable décalage des programmes de maintenance des centrales nucléaires", a déclaré Laurent Michel, directeur général de l'Énergie et du climat. "En 2021/22, l'hiver est comme tout hiver sous surveillance mais la situation est plutôt meilleure que l'année dernière", a-t-il ajouté lors d'une audition de la mission d'information sur la résilience nationale à l'Assemblée.

L'hiver dernier, le gestionnaire du réseau RTE avait prévenu que la France pourrait connaître des difficultés d'approvisionnement électrique, notamment en cas de vague de froid au mois de février, la crise sanitaire ayant perturbé la maintenance des réacteurs nucléaires d'EDF. "Normalement la disponibilité du parc nucléaire sera plus élevée cet automne que l'année précédente", a fait valoir Laurent Michel, citant également le bon remplissage des barrages hydroélectriques.

RTE avait estimé en mars que le système électrique ne disposerait que de marges très faibles sur la période 2021-24 en raison non seulement de la crise sanitaire mais aussi des retards de l'EPR de Flamanville (Manche) et du développement des énergies renouvelables.

Également auditionné par la mission d'information, le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) Jean-François Carenco s'est pour sa part dit "inquiet" de la situation en Guyane. "Le blackout, ça menace en Guyane. À force d'interdire de produire de l'électricité, il y aura des blackouts", soit des pannes électriques généralisées, a-t-il déclaré.

En juillet, le juge des référés du tribunal administratif de Cayenne avait suspendu le projet de nouvelle centrale EDF du Larivot, qui doit fonctionner aux biocarburants liquides. L'État et EDF se sont pourvus en cassation auprès du Conseil d'État. "Si ce recours était négatif, je n'ai pas de solution", a fait savoir M. Carenco. "Ça presse" alors que la centrale thermique de Dégrad des Cannes, proche de Cayenne, "est en bout de course", a-t-il insisté.

Commentaires

Larderet

Comment se fait-il que M. Carenco qui veut davantage d’éoliennes en mer pour la métropole n’a pas de solution pour la Guyane ?

Serge Rochain

Effectivement c'est le genre de question que l'on se pose quand on croit que les conditions météorologiques de la cote Atlantique Guyanaise sont les mêmes que sur la côte Atlantique Française.
Un regard sur le globe terrestre et les cartes des fonds marins qui atteignent rapidement 1000 m le long de la cote Sud américaine posant problème pour l'ancrage. Shell procède actuellement un peu plus loin (100Km) a des forages à une profondeur de 2000 m sous la surface.

Pulcherie

Si EDF avait demandé un certificat d urbanisme, nous n en serions pas là car le terrain est inconstructible (cf avis de l autorité environnementale le Cgedd en page 23 Territoire à risques importants d inondation) et dans le champ d expansion des crues de la rivière de Cayenne. De nombreuses lois ont été bafouées pour ce projet.

Pulcherie

Oleoduc = AZF dans le bourg de la commune de remire, en zone urbaine du PLU.

Verderosa

EDF se trouve en situation de mo opole en Guyane, pourquoi se priver.
Après avoir tué tous nos appareils électro-ménager, maintenant nous sommes menacés de privation totale d'énergie. Il y a une solution chacun sa centrale sur son toit. C'est un choix politique, cela développera un secteur qui n'attend que ça. Du boulot pour ceux qui n'en ont pas et la sécurité pour nos appareils à moindre coût économique et écologique.
Dites au passage le bio carburant vous le faites venir d'où ?

studer

M. Michel raisonne à courte vue, tant dans l'espace que dans le temps, avec des propos du genre "jusque là ça va !".
En effet, notre pays qui s'est déjà stupidement privé de 2 GW de production pilotable à Fessenheim et qui envisage de réduire encore sa capacité nucléaire d'ici à 2035, compte sur l'Allemagne et son parc à charbon démesuré (plus de 100 GW) pour "passer" ses pointes d'hiver.
Or, nos voisins sont carrément en train d'arrêter leurs réacteurs nucléaires et projettent d'arrêter des centrales au charbon, parfois en les remplaçant par des centrales au gaz, ce qui va les rendre déficitaires à court terme. Dit autrement, ils comptent fortement sur nous pour passer leurs hivers.
RTE qui conseille la DIGEC commence à réaliser que les derniers hivers n'ont évité le blackout que parce que la météo a été clémente, et que certains clients ont accepté des délestages.
Cela ne va pas durer, car au contraire des affirmations de la DIGEC, la situation nationale et internationale se détériore, et au prochain hiver rigoureux nous connaîtrons les joies de la pénurie.
Espérons alors que les responsables seront démasqués et seront remplacés par de vrais techniciens du réseau.

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