Quelle place pour le nucléaire dans la stratégie climatique de l'Union européenne ?

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L'Union européenne vise la neutralité carbone d'ici à 2050. Mais deux camps s'opposent sur la façon d'y parvenir : les partisans du nucléaire, la France en tête, et ses opposants, conduits par l'Allemagne.

En réponse à l'inquiétude des citoyens européens, mobilisés en masse ces derniers mois pour le climat, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a présenté un "Pacte vert", dès sa prise de fonction. Mais si elle a reçu, lors du sommet européen de Bruxelles la semaine dernière, le soutien des dirigeants, les premières failles sont vite apparues.

Avec la Pologne, tout d'abord, dépendante à 80% du charbon pour son approvisionnement énergétique et très réticente à opérer un tel virage en trente ans.

Mais aussi et surtout, sur le rôle de l'atome, qui générait un quart de l'électricité dans l'UE en 2017 et auquel 14 États membres ont actuellement recours.

Si la France a basé tout son modèle énergétique sur cette technologie dont elle tire plus de 70% de son électricité, l'Allemagne a décidé de lui tourner le dos après la catastrophe de Fukushima en 2011. Depuis, elle a investi massivement dans les renouvelables - éolien et solaire - qui constituent désormais 40% de sa production d'électricité. Chacun de ces deux poids lourds a ses alliés : derrière Paris, des pays de l'Est, comme la Hongrie et la République tchèque. Aux côtés de Berlin, l'Autriche (qui n'a jamais eu une seule centrale nucléaire sur son sol) et le Luxembourg.

Le fossé n'est pas prêt de se combler, d'autant plus que d'énormes enjeux y sont liés : chaque camp défend les entreprises et les emplois de son modèle énergétique. De la reconnaissance de l'atome comme une technologie acceptable pour la transition verte dépendent des financements non négligeables pour aider à son développement. Or, il paraît difficile de faire accepter à l'Allemagne, qui contribuera à un quart du budget de l'UE après le départ des Britanniques, l'octroi de fonds européens pour le nucléaire que la plupart de ses contribuables abhorrent.

L'atome trop cher ?

Pour faire accepter à la Hongrie et la République tchèque l'objectif de neutralité carbone, le Conseil européen de jeudi a reconnu que le nucléaire pouvait faire partie du bouquet énergétique. Pour Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre Énergie et Climat de l'Ifri, qui défend le recours au nucléaire dans "la guerre contre le carbone", le débat au Conseil européen a montré qu'un grand nombre d'États refusent de se laisser imposer un choix technologique.

Le président Emmanuel Macron a rappelé que le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ndlr) avait reconnu que le nucléaire - dont la France assure à elle seule un peu moins de la moitié de la production en Europe - faisait partie de la transition.

"Les défenseurs du nucléaire diront que le nucléaire n'émet pas de CO2, ce qui n'est pas tout à fait vrai : pour mettre une centrale sur pied et pour son démantèlement, on en émet. Mais par rapport au gaz, le bilan carbone est meilleur", estime Fabienne Collard, chercheuse au Centre de recherche et d'information politiques (Crisp), basé à Bruxelles.

Un récent rapport, Mycle Schneider, établi par huit experts de six pays avec la fondation Heinrich Böll (proche des Verts allemands), juge quant à lui que "dans de nombreux pays nucléaires, les nouvelles énergies renouvelables peuvent désormais concurrencer l'atome", trop cher. D'autant plus que la question de la gestion pérenne des déchets n'est toujours pas réglée.

Autre illustration de la bagarre, un texte législatif européen sur la définition des investissements verts. Un compromis, approuvé mercredi par les pays de l'UE, a certes été trouvé, mais en repoussant de deux ans la décision de mettre le nucléaire dans telle ou telle case, ce qui lui permettrait de bénéficier ou pas d'aides financières.

La Commission européenne n'a pas pris parti pour l'instant. En marge de la COP25, le vice-président exécutif au Climat, Frans Timmermans, a cependant estimé : "d'aucune façon on ne peut qualifier le nucléaire d'énergie durable. En même temps, c'est une énergie qui est créée sans émission de CO2, donc elle jouera un rôle dans la transition".

Commentaires

Tony Jouzel

Pour être tout à fait exact, certes, le nucléaire n'est pas zéro carbone, mais les énergies renouvelables ne le sont pas plus. Laisser une phrase comme "Les défenseurs du nucléaire diront que le nucléaire n'émet pas de CO2, ce qui n'est pas tout à fait vrai" sans évoquer le cas des énergies renouvelables laisse à penser que le nucléaire n'est pas fantastique non plus sur le plan du CO2, contrairement aux Enr... Dans les faits, ils sont très proches, avec peut-être un avantage pour le nucléaire...

Ddu

Tout à fait d’accord avec vous, Tony Jouzel. De fait, quand j’ai lu ces lignes j’ai pensé exactement la même chose. Je rajouterai que le nucléaire fait beaucoup mieux que les ENRs en ce qui concerne les émissions de CO2. Ne pas qualifier le nucléaire comme énergie renouvelable: soit. Sachons quand même qu’avec les RNRs, on en a pour à peu près 10000 ans ce qui nous laisserait le temps de voir venir. Le soleil non plus n’est pas renouvelable puisque comme toute étoile, il sera amené à s’éteindre.

Michel

Oui, cette phrase " Les défenseurs du nucléaire diront que le nucléaire n'émet pas de CO2, ce qui n'est pas tout à fait vrai : pour mettre une centrale sur pied et pour son démantèlement, on en émet. Mais par rapport au gaz, le bilan carbone est meilleur." est ridicule.
Le nucléaire n'émet pas de CO2. La fission d'un atome d'uranium ne met en oeuvre ni carbone ni oxygène. C'est de la physique.
Et de ce point de vue un moulin à vent ou à eau, y compris dans les déclinaisons contemporaines (barrages comme éoliennes), n'en émet pas non plus.
Pas plus que n'en émet un la production solaire photovoltaïque.
C'est l'étage de la physique.

Il y a ensuite l'étage des installations et démantèlement. A rapporter au kwh produit (puissance x facteur de charge x durée d'utilisation).
Il y a aussi la question des résidus. Les déchets nucléaires doivent être transportés et stockés. Cela fait partie du bilan d'ensemble. Ils sont pour partie valorisables (la quatrième génération).
Tout cela est bien connu et les émissions "tout compris" sont dans les rapports du GIEC pour la moyenne mondiale, émissions d'ailleurs plus favorables pour la France pour la raison bien simple que nous gardons nos déchets chez nous.

Mais il y a encore une autre dimension qui n'est pas évoquée du tout dans les propos rapportés.
Au sein des modalités décarbonées de production d'électricité certaines sont pilotables et d'autres non.

Le nucléaire comme l'hydraulique font partie des productions d'électricité "zéro CO2" qui nous donnent de l'électricité quand on en a besoin.
Le système nucléaire + hydroélectricité est à la fois sans émission et autosuffisant.

On ne peut pas se limiter à un périmètre aussi restreint avec les modes de production intermittents.
On doit raisonner de façon systémique. A savoir l'éolienne + le stockage éventuel + le moyen de secours (car éolien + stockage ne permettent pas, à un horizon temporel chiffrable aujourd'hui, de fournir à eux seuls l'électricité dont on a besoin quand on en a besoin). Les émissions (comme les coûts) ne peuvent, d'un point de vue décision publique, être évoquées que de cette façon globale et pas par le seul petit bout de la lorgnette.

Dominique Wenger

Michel,
Votre argumentaire est presque parfait. Sans rentrer dans les détails, il met en évidence la complexité d’un système électrique (production’ , distribution,...) et il a en ce point le gros avantage de montrer la naïveté des partisans d une solution unique (tout nucléaire ou tout ENR .....)
Presque parfait, justement parce que la complexité rend l exercice difficile et répondre en une demi page est forcément incomplet, et donne une impression un peu brouillon.
Mais Bravo d avoir essayé et aussi pour votre texte.

GB57

je cite :" Depuis, elle ( l’Allemagne) a investi massivement dans les renouvelables - éolien et solaire - qui constituent désormais 40% de sa production d'électricité. " questions
1) comment font-ils pour les 60 % restants
2) et les jours insuffisamment ensoleillés ? ( la nuit ) les jours trop ou peu venteux ?

Ddu

C’est bon le charbon! Plus de 40% de l’électricité allemande au charbon. Et en plus ils nous importent de l’électricité... nucléaire.

Rochain

Et en France on fait comment quand une centrale est arrêtée à la suite de n'importe quoi, une valve qu'on a oublié de fermer et il faut ensuite une dizaine de jour pour la remettre en ordre, ou quand un petit séisme secoue un dispositif de controle qui arrête tout…. on fait comment ?
C'est marrant cette sempiternelle rengaine qui ne concernerait que les productions variables….
Pour répondre à propos des 60% qui ne font que diminuer dans la proportion ou les ENR croissent
(il y a 15 ans les ENR n'étaient que 8% : https://www.revolution-energetique.com/apres-la-sortie-du-nucleaire-lal… )
Et bien ils font comme avant mais avec maintenant 32% de moins (différence entre 8% et 40%), ils recourent donc encore au charbon, au gaz et au nucléaire mais ils sont sur une pente qui les conduit au 100% renouvelable dans 10 à 12 ans, lorsque nous, nous seront encore en train de produire des déchets dont on ne sait toujours pas quoi faire, sans compter le risque nucléaire qui était nul, tous les japonais vous le disaient encore le 10 mars 2011 au soir.

studer

Je vous répond : quand une centrale sur les 58 que possède la France, s'arrête pour des raisons de maintenance, il en reste 57 en service, donc pas de souci.
Quand il n'y a pas de vent , les 7 000 éoliennes de notre pays s'arrêtent de produire.
D'autre part, les renouvelables intermittents, essentiellement éolien et solaire, se développent en Europe mais il y existe deux limitations dures à leur taux d'insertion dans le mix électrique :
- de nature technique : à partir de 30 à 40 % d'insertion, le mix devient instable et c'est le blackout (cf. l'Australie du Sud)
- de nature économique : dès 10 à 15 % d'insertion, la "valeur économique" de ces énergies s'effondre : ce qui veut dire que quel que soit leur coût d'investissement, ces énergies ne sont pas retables face à des énergies non intermittentes comme l'hydraulique de lac ou le nucléaire (pour des précisions taper "Finon Lévêque" sur Google, ce sont des économistes de renom)
Concrètement ces énergies intermittentes présentent un intérêt pour les pays qui n'ont pas assez d'hydraulique (la plupart sauf la norvège ou la suisse) ou de nucléaire (la plupart sauf le France ou la suède), mais sont que des solutions très partielles. Le raisonnement de ceux qui investissent dans ces énergies est qu'ils pensent qu'on saura un jour stocker massivement l'électricité : or les technologies n'existent pas, et même si un jour elles émergent, leur coût (qui s'ajoutera à celui de la production) risque d'être rédhibitoire.

Rochain

Vos réponses sont toujours du même tonneau
Quand un réacteur s’arrête il en a encore 58 mais quand une éolienne s’arrête elle arrête aussi miraculeusement des 800-1 autres… plus ridicule on ne sait pas faire. Vous ne savez manifestement rien des régimes de vent en France alors retournez à vos études, le reste étant tout aussi ridicule je n’y perdrai pas une seconde de plus

Dominique Wenger

M Rochain
Quand il n y a pas vent, une éolienne s arrête et bien sûr toutes les autres tournent à plein régime, on est bien d accord n est ce pas ?

Rochain

Vous pouvez vous associer avec Struder pour étudier les différents régimes de vents en France, puisqu'il n'est pas très compliqué dans ses grandes lignes vous devriez pouvoir le comprendre, puisqu'il se résume à trois fronts maritimes différents, plus quelques canaux indépendants les uns des autres des régimes intérieurs tributaires du relief.
D'ailleurs, pour le cas où vous douteriez de la constance moyenne du vent en France je me permet de vous suggérer de jeter un coup d'œil sur la productivité éolienne d'aujourd'hui telle que rapportée par RTE, à moins que vous ne doutiez de leur relevés qui pourrait être truqués par ce chantre des ENR dont le souci majeur vise à discréditer le nucléaire :
https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique
Accessoirement imaginez que nous multipliions le parc de nos 8000 éoliennes par 10 ce qui n'en ferait toujours que 80 000, deux fois et demi moins que de pylônes qui eux n'ont jamais déranger qui que ce soit, et vous obtiendrez certainement avec surprise une production de plus du double de la production nucléaire puisque qu'il suffirait de la multiplier par 4.
Bonne soirée, loin de vos sarcasmes ridicules.
Serge Rochain

GERARD GRUNBLATT

1. Combien en population représente les pays pour et combien les pays contre (Allemagne,Autriche et Lux)?
Démocratiquement les contrz ne font pas le poids
2 Mycle Schneider est defini sur Wikipedia comme:"Mycle Schneider, né en 1959 à Cologne (Allemagne), est un militant antinucléaire et consultant français dans les domaines de l’énergie et de la politique nucléaire. Il est cofondateur et fut directeur de Wise-Paris jusqu'en 2003."
Cela veut tout dire.
Mettre dans votre article son rapport ( les autres"experts" indépendant sont du même acabit) sans aucun réserve est pour le moins surprenant

Rochain

Vous avez vite fait de réduire la démocratie d'Europe à une seule liste non exhaustive (donnée en exemple dans l'article) de pays contre le nucléaire que vous déclarez minoritaire par méconnaissance des réalités, comme pour le reste. Par exemple : À la suite de trois référendums, l'Italie a effectué une sortie du nucléaire civil en 1987, la Suède en 2009, et ce ne sont pas les seuls en Europe, et dans le monde.
En Europe il y a une majorité de pays qui ont décidés de sortir du nucléaire, donnez vous la peine de faire des recherches sur le sujet avant de faire des allégations ridicules en nous parlant du Luxembourg, vous avez aussi Monaco, San Marin, le Lichtenstein, l'Andorre, et le Vatican

Justin

Pour la Suède, c'est le contraire, ils ont relancé le nucléaire en 2009.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_nucléaire_civil_de_la_Suède
En 2009, le gouvernement de centre droit décida de lever le moratoire sur l'énergie nucléaire, poussé par une opinion publique plutôt favorable au nucléaire du fait des faibles émissions de gaz à effet de serre9. La décision fut adoptée au parlement en 2010 par une courte majorité10. Le texte autorise le remplacement des réacteurs actuels par des réacteurs plus modernes lorsque ceux-ci sont en fin de vie10.

GERARD GRUNBLATT

Apparemment vous commentez sans avoir lu l'article que je commente:
1) ma liste était liée à celle de l'article commenté.
2) "ridicules en nous parlant du Luxembourg" lisez l'article svp
OK pour Italie ; regardez ses émissions de CO2 (5% de plus que la France pour - 10% de moins de population) mais l'Italie continue d'utiliser environ 10 % d'électricité d'origine nucléaire importée des pays voisins, la France essentiellement.

La Suède est revenue sur sa position de 2009 puisqu'elle a rénové plusieurs centrales nucléaires depuis https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_nucl%C3%A9aire_civil_de_la_Su%C…

Selon vous "En Europe il y a une majorité de pays qui ont décidés de sortir du nucléaire".
Seuls 4 pays ont décidé de sortir du nucléaire Allemagne Autriche Italie et Suisse
4 autre ont décidé de ne pas y rentrer : Danemark, la Grèce, l'Irlande & Norvège
Cela fait 4 (ou 8 selon ce que l'on met dedans) sur 30 (28+2) c'est loin d’être une majorité.
Moi j’appellerai cela une minorité

Rochain

Sachant qu'il faut 10 ans pour construire un réacteur nucléaire dites moi combien de pays sur les 30 sont en train de se préparer un avenir nucléaire, en d'autres termes combien y a-t-il de réacteurs nucléaires en construction en Europe , et en parallèle dite moi quels sont les pays européens qui ,'investissent pas dans l'éolien et le solaire.

Rochain

Le président Emmanuel Macron a rappelé que le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ndlr) avait reconnu que le nucléaire - dont la France assure à elle seule un peu moins de la moitié de la production en Europe - faisait partie de la transition.
Et bien si le Président a dit ça, il a mal lu car le GIEC n'a jamais dit ou écrit ça.
Le GIEC ne connait que les énergies carbonées ou décarbonées !
Le GIEC est composé d'experts internationaux et une signature du GIEC engage l'unanimité de ses experts… vous croyez que les experts allemands qui conseillent Merkel auraient signer un tel rapport ? Les français se prennent pour le nombril du monde dès qu'il s'agit de nucléaire alors qu'ils n'y sont que des marginaux.

Jossarc

Je me posais la question de savoir si le GIEC avait vraiment pris parti pour le nucléaire. Je trouvais ça un peu tordu.
Vous m'apportez une réponse.
merci !

Justin

Le GIEC a fait plusieurs scénario (+80) et ceux qui font qu'on arrive au réchauffement le plus faible font tous appel à un accroissement de l'énergie nucléaire plus que conséquent (jusqu'à 500 ou 600%).
Conclusion, seul le nucléaire peut nous sauver du réchauffement climatique.

M.PUIGREDO

M. Rochain, merci de faire "radio bistro - on ne nous dit pas tout".
Pourriez m'expliquer pourquoi "nous seront encore en train de produire des déchets dont on ne sait toujours pas quoi faire" car je reçois des informations tout à fait contraires.

Jossarc

Pour ma part je serais curieux de connaitre vos "informations contraires". Aurait-on trouvé un moyen de se débarrasser de tout nos déchets nucléaires ? (je ne parle pas de la fraction revalorisable). Répondre à "radio bistrot" par "radio je sais tout mais je dis rien" C'est assez osé !

Rochain

Vous recevez des informations contraires ? Nous saurions enfin restituer à la planète ce qu'on lui prend tout en étant capable de la remettre en état après usage ? Voilà une bonne nouvelle….. vous avez les sources de ces informations ?

Point

Le nucléaire apporte une énergie permanente et modulable indispensable à la stabilité du réseau électrique. Il ne faut pas opposer cette énergie aux EnR qui ont une production intermittente.
Tant que les solutions de stockage de l'énergie ne sont pas fiables et économiques, le nucléaire et les EnR peuvent être complémentaires.

Rochain

Tout est exagéré dans votre message, mais on a l'habitude.
Le nucléaire n'est pas aussi permanent que cela (taux de charge 71% au mieux depuis 3 ans). Pas aussi modulable que cela non plus, la majorité des réacteurs ne sont pas capable de modifier leur production en l'abaissant en cas de baisse de la demande, pour les autres c'est tellement peu réactif qu'on n'y fait pas appelle, les centrales à gaz sont chargées de l'adaptation. En outre aucun réacteur n'est capable de fournir plus que sa puissance de fonctionnement nominale, il faut donc surproduire si on veut répondre à un appel de puissance et comme on n'a pas de réacteurs arrêtés et en surplus qui seraient démarrés en cas de besoin pour les petites demandes supplémentaires occasionnelles c'est encore les centrales gaz qui sont mobilisée. En revanche, pour les variations cycliques bien connues jour/nuit, WE, et période estivale bien connues les quelques réacteurs équipés pour le suivi de charge peuvent être utilisés car le délai d'action est important.
Comme autre exagération de votre message, les intermittents cela n'existe pas, il n'y a que des sources variables dont la stabilité est suffisamment bonne pour pouvoir devenir ou être (c'est le cas déjà dans certains pays), la source d'énergie électrique principale. La variations de certaines de ces sources, dont certaines cycliques, sont également fort bien connue et permettent une utilisation optimum comme le solaire dont la profusion correspond au maximum du besoin, c'est à dire lorsque l'activité économique est au plus haut, en journée et pas la nuit pour ceux qui en douteraient.
Quant à dire que les solution de stockage ne sont pas fiables, une défaillance de n'importe quel système de stockage d'énergie tombe moins souvent en panne qu'un réacteur nucléaire qui est surcontrôlé pour des raisons de sécurité et s'arrête pour un oui pour un non, heureusement 9 fois sur 10 pour une mouche qui passe devant un détecteur, ou un distrait qui ouvre ou ferme une vanne au mauvais moment, quand ce n'est pas un petit séisme qui secoue un peu trop un détecteur. Pour l'aspect pas économique vous devriez fournir un coût du KWh stocké pour être un peu plus crédible que trouver que c'est cher parce que vous ne savez pas combien ça coûte… pourtant ce n'est pas difficile. Enfin avant de dire que cela coutera trop cher il faut déjà savoir ce qu'il faut stocker, à quelle fréquence et pour combien de temps…. après on peu discuter des moyens à mettre en œuvre et de leur coûts

Justin

Le taux de charge du nucléaire dépend de la demande en électricité.
Le taux de charge des ENR, dépend du vent et du soleil donc pas du tout en fonction de la demande.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Suivi_de_charge
En 2016, EDF adapte son parc nucléaire aux variations de production qu’entraîne l’arrivée des énergies solaire et éolienne sur le réseau électrique. Les réacteurs sont déjà capables de faire varier leur puissance de 80 % à la hausse ou à la baisse en l’espace de trente minutes

"Surproduire"??? et surproduire avec des éoliennes quand il n'y a pas de vent, on fait comment?

A part la Norvège et l'Islande, dont les ENR sont pilotables (géothermie et barrages) je voudrais bien connaitre les pays où les ENR sont l'énergie principale.

Les solutions de stockage sont insuffisantes: l'intégralité des barrages français c'est 1/2 journée d'électricité et les batteries ne stockent quasi rien en comparaison.

Voilà le prix des différents moyens de production (c'est pas les ENR les moins cher!)
https://www.connaissancedesenergies.org/les-defis-de-la-transformation-…

Rochain

Tiens, ça tombe bien mais en fait on peut regarder n'importe quand car c'est permanent sur un réacteur ou un autre à propos de la cause de la faiblesse des taux de charge du nucléaire : C'est paru aujourd'hui :
Le redémarrage de la centrale de Flamanville (Manche) vient à nouveau d'être repoussé, le réacteur 2 affichant désormais un arrêt prévisible de plus de 13 mois, deux fois plus long que prévu, a indiqué jeudi EDF. Plusieurs fois reporté, le redémarrage du réacteur 2, en arrêt pour maintenance depuis janvier, est programmé pour le 29 février, selon EDF. Cet arrêt pour révision décennale devait au départ durer 6 mois.
Quant au réacteur 1, arrêté le 18 septembre en raison de traces de corrosion, son redémarrage est maintenant prévu pour le 31 janvier. Ce réacteur avait déjà été arrêté près de 10 mois (d'avril 2018 à fin janvier 2019) pour une révision décennale qui devait elle aussi durer six mois au départ.
Et c'est comme ça de plus en plus souvent, le taux de charge de 85%/90% claironné triomphalement il y a encore 20 ans c'est écroulé pour mille raisons, et est même tombé en dessous de 70% en 2017, mais il est tant de chose sur le nucléaire que vous préférez ne pas voir

Jean-Pierre

Le différent sur l'énergie nucléaire en Europe est historique. L’Allemagne n'a jamais accepté que l'on lui confisque ses travaux sur la technologie nucléaire après la guerre de 39/45.

Rochain

Ce que vous dites là ne tient pas debout, sinon ils n'auraient jamais commencé à avoir de centrales nucléaires et ils n'auraient donc pas à les arréter aujourd'hui

M.PUIGREDO

Mr Jorssac, j'ai obtenu des informations sur les déchets nucléaires lors du récent débat public en participant à 2 réunions et sur le site dédié (auquel vous pouvez accéder).
J'ai cru comprendre que la gestion des déchets nucléaires était maîtrisée - il semblerait même, mieux que celle des autre déchets toxiques.
Peut être ai je mal compris. D'où ma réaction en me référant à "Radio Bistro".

Jossarc

Alors pour moi c'est un scoop !
Je vais devoir actualiser mes connaissances en physique nucléaire pour apprendre comment on peut annuler la radioactivité d'un élément dont la demie-vie est de plusieurs millénaires...

M.PUIGREDO

Mr JSSARC, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis. On ne peut évidemment pas "annuler la radioactivité d'un élément dont la demie-vie est de plusieurs millénaires" (sauf peut être et si j'ai bien compris, par transmutation). Mais ce n'est pas du tout le sens de mon commentaire destiné à Mr ROCHAIN dont j'attend un retour.

Jossarc

A la lecture de CDE, si par "gestion" on entend "avoir trouvé des sites de stockage" alors oui on maitrise effectivement. Mais la radioactivité qui n'a pas tué grand monde depuis que l'homme existe en comparaison des guerres, accidents de la route, accidents domestiques etc... est toujours présente. Malgré ce que dit Jean-Marc Jancovici grand défenseur du nucléaire, la vie n'a pu se développer sur terre qu' àprès la chute de sa radioactivité. Radioactivité et vie sont incompatibles. Cela dépend bien-sûr des doses et des distances, mais celle des déchets est mortelle.
Soit on est optimiste et on pense que la raison dominera pour la "bonne gestion" des déchets auquel cas, pas de problème en comparaison des autres...
Soit je suis pessimiste et je pense qu'on ne doit pas jouer. L'homme est faillible, guerrier, inconséquent, violent, jaloux... Je suis un pessimiste !
https://www.connaissancedesenergies.org/le-point-sur-les-dechets-radioa…

M.PUIGREDO

Mr Jossarc, navré de vous savoir pessimiste. Pour ma part je suis optimiste quant aux capacités de l'homme - Cf. l'évolution historique de l'humanité.

Justin

"la vie n'a pu se développer sur terre qu' àprès la chute de sa radioactivité".... oui mais c'était il y a 4.1 milliards d'années, avant le sol de la Terre était de la lave et il n'y avait pas d'eau liquide... bref dire que c'est la radioactivité qui emplêchait la vie d'émerger est un peu osé! https://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_de_la_vie

Et radioactivité et vie sont parfaitement compatibles: il y a de la vie dans les réacteurs de Tchernobyl et Fukushima !
https://en.wikipedia.org/wiki/Radiotrophic_fungus
Radiotrophic fungi were discovered in 1991 growing inside and around the Chernobyl Nuclear Power Plant.

Rochain

Je partage d'autant mieux l'avis de Monsieur Jossarc qu'indépendamment des déchets le risque nucléaire était parfaitement maitrisé à la veille de chaque catastrophe…. mais le lendemain ?

Rochain

Mon cher Justin, je réponds en un seul message à la salve des vôtres. Vous avez raison sur un point, un seul, la Suède a bien décidée de repartir sur le nucléaire. je l’enlève de la liste de ceux qui ont décidé de l’abandonner…. Jusqu’au prochain revirement.
Pour ce qui est du GIEC vous avez tout faux, il n’y a aucune conclusion du GIEC statuant sur le fait que seul le nucléaire peut nous sauver du réchauffement climatique. En cela vous prenez vos désirs pour des réalités et il ne s’agit que de VOTRE conclusion.
Il n’y a pourtant pas besoin d’être très malin pour comprendre qu’aucune conclusion du GIEC ne peut affirmer de telles choses, car pour le GIEC il existe deux sortes de sources pour produire de l’énergie, le carboné et le décarboné. Il ne leur appartient pas de dire si le décarboné nucléaire est mieux que le décarbonné solaire, ou l’inverse. Le choix du mode à favoriser est une décision des états pas du GIEC auquel les gouvernements se garde bien de demander conseil sur ce point précis pour lequel le GIEC n’a aucune compétence, mais surtout, et je vais le répéter pour la nieme fois, le GIEC est un organisme international dont les membres sont désignés par les gouvernements de chacun des états signataire de la mission. Ces experts sont pour la plupart conseils auprès de leurs gouvernements et on voit mal les conseils de Madame Merkel à qui ils ont conseillé d’abandonner le nucléaire signer un rapport disant que seul le nucléaire peut nous sauver. Mais c’est une démarche habituelle chez les nucléocrate de répéter, sans même voir l’incongruité de leurs dires, que telle ou telle instance jouissant d’une objectivité absolue et d’une compétence dont personne ne peut douter, a dit que : CE QUI EST VOTRE OPINION EST LA SEULE CHOSE ACCEPTABLE ! Et en l’occurrence LE NUCLEAIRE !!
Cette répétition à qui veut bien l’entendre se retrouve dans votre message suivant : Fukushima zéro mort à cause de l’accident de la centrale, tous les morts l’ont été (et il y en aura encore les effets des tsunamis se font ressentir durant des années) par le tsunami qui a finalement bon dos, mais cela vous arrange tellement qu’il ne faut surtout pas douter de cette évidente fake new. Là encore il ne faut pourtant pas être très malin pour faire la comparaison avec Tchernobyl, il suffit d’un peu de jugeote. Est-il possible à seulement une chance sur 1 million que les russes soient tous des crétins ou les japonais tous des génies ?
Vous colportez sans sourciller n’importe quel bobard qui vous est présenté comme la normal et l’habituel du nucléaire alors que je doute que vous ayez la moindre compétence pour juger du vraisemblable de ce que l’on vous présente dans une émission de propagande et selon laquelle Le taux de charge du nucléaire dépend de la demande en électricité.
Non Monsieur, le taux de charge du nucléaire ne dépend surtout pas de la demande d’électricité mais des délais d’une dizaine de jour pour redémarrer un réacteur qui s’est arrêter, souvent on ne sait pas pourquoi, il faut chercher souvent plusieurs jours pour découvrir qu’un pilote de tranche a fermé ou ouvert une vanne à un moment hors délai dans une opération de contrôle, avec deux pannes de ce genre durant les trois derniers mois sur un réacteur de Golfech sans compter un troisième arrêt, programmé celui-là pour rechargement d’un tiers du combustible mais qui a duré plus de temps que prévu ce qui deviendrait chronique avec des personnels de moins en moins qualifiés. A cela ajoutez des causes extérieures comme la petite secousse sismique du mois dernier à Cruas, qui a valu finalement près d’un mois d’arrêt entre l’inspection, et le temps de redémarrage d’une dizaine de jour. Le taux de charge ne dépend donc pas de la demande car vous révez en imaginant une grande simplicité à faire varier la production de 80% en 30 minutes à la hausse ou à la baisse.
C’est une fake news dans le sens à la hausse pour tous les réacteurs. Un réacteur de 1200 MW fourni 1200 MW en fonctionnement nominal (normal). Il ne sera jamais capable de fournir plus de 1200 MW.
Sans le sens de la baisse il y a moins de 20% des réacteurs qui soient capable d’assurer ce suivi. Ils doivent être équipés pour cela et vous qui êtes un expert allez nous dire en quoi consiste cet équipement …. J’y tiens !
D’ailleurs quand on vous dit …. A la hausse c’est lorsqu’il a au préalable été réduit, la hausse ne consistant qu’à rejoindre la puissance nominale, mais en disant rapidement à la hausse comme à la baisse (la preuve ? EDF le dit dans ses sites « d’information grand publique » ) on gruge son monde qui pense naïvement que c’est par rapport à son fonctionnement normal.
En plus l’opération n’a rien de triviale et se prépare, on convoque quelques journaliste sur un des sites capable de faire comme ceux de Chooz ou de Civaux, les pilotes de tranche laissent leur place aux ingénieurs pour l’opération, et le tour est joué. Le lendemain la démonstration de souplesse « des réacteurs (tous dans l’esprit du publique) » est démontré, et vous vous colportez l’intox de bonne foi. C’est si peu facile de réguler avec le nucléaire que cette solution n’est utilisée que lorsque les périodes prévues de baisses de charge sont suffisamment longues pour que cela vaille la peine (en dehors de coups de bluffs journalistiques.
D’ailleurs, ce manque de souplesse est aussi une des raisons qui a poussé l’Allemagne à abandonner la solution nucléaire qui ne tient en France que grâce au formidable système de régulation que constituent les millions de ballons d’eau sanitaire a chauffer la nuit lorsque l’activité économique est au plus bas et ne consomme presque rien.
Sans doute votre haute compétence va vous permettre de contester les conclusions sur ce sujet des experts du domaine : https://energieetenvironnement.com/2018/03/09/le-nucleaire-inefficace-c…
J’ai déjà lu l’article de Jacques Percebois dont vous faites état en disant que les ENR n’étaient pas les meilleurs marchés. Ce qui ennuyeux c’est que ce qui y est traité n’est pas le coût de production des différentes sources d’énergie comme vous croyez l’avoir compris, mais le calcul d’un coût marginal de fonctionnement qui jusqu’à présent (et c’est encore vrai) ne tenait compte que du coup du « carburant » et dont le rôle est d’arbitrer les priorités d’injection sur le réseau. Ce qui favorise évidement l’éolien et le solaire, vent et photons ne coutant rien. Percebois suggère de modifier le calcul qui intégrerait d’autres caractéristiques ce qui permettrait de redonner une priorité au nucléaire, ce qui est bien normal sachant que Monsieur Percebois est par ailleurs membre de l’Observatoire d’Entreprises d’EDF, et donc leur doit bien ça. Quant à vous, je vous suggère de ne pas vous précipiter sur n’importe quelle information qui vous semble favorable au nucléaire, alors que vous ne comprenez même pas de quoi il s’agit. Pour finir, je vous confirme que le nucléaire est bien devenu la plus chère des sources de production d’énergie électrique avec des prix éhontés par exemple de 110 € le MWh déjà négociés pour les EPR d’Inkley Point avant même qu’ils ne soient construits alors que dans le même temps, au Portugal le prix du MWh PPV se négociait à 14,63 € :
https://www.batirama.com/article/26939-photovoltaique-comwatt-est-pret-…
De plus la production solaire est maximal en journée lorsque l’activité économique est également au plus haut, et cessez de vouloir nous faire consommer de l’électricité la nuit quand tout le monde dort parce que les réacteurs nucléaires ne savent pas dormir. Le soi-disant avantage de la linéarité de la production nucléaire n’est en réalité qu’un inconvénient auquel nous avons plié le mode de vie des français pour s’y accommoder.
Surtout n’oubliez pas de nous dire comment on régule la puissance de sortie d’un réacteur nucléaire, c’est très important pour votre crédibilité.

Jossarc

"L'évolution historique de l'humanité" Vous ne m'aidez guère !
La perte de la diversité, la destruction des biotopes, la croissances des inégalités, le changement climatique, l'acidification des océans, la perte du niveau de QI chez les nouvelles générations en occident, la baisse du niveau de vie des êtres humains hors médicamentation (on vit plus vieux mais plus malade aussi !), les guerres exportées (Mali, Irak...), Les ventes d'armes (tiens si on parlait du nucléaire militaire ?) contre des populations civiles, la mondialisation... Comment pourrais-je être optimiste ?

Albatros

On perçoit assez bien la "perte de QI des nouvelles générations en occident" quand on voit que quelques uns pensent que l'ONU n'a qu'à se mettre à régler le climat... Anti-nucléaires, anti-quasiment tout sauf l'éolien, qui est une source d'énergie, indéniablement.
Gentilles manifestations, gens sympathiques, certes, mais:
L'ONU ne remplit déjà pas ses missions concrètes, autrement plus urgentes: la gestion des conflits et des réfugiés générés par ces conflits. Alors, mis à part alimenter les "miles" des touristes professionnels (j'en ai entendu un l'autre jour, du WWF, organisation au sombre passé non-assumé, qui en était à sa douzième COP, qu'il soit félicité, lui et son bilan carbone personnel !) et légitimer certains sur-le-retour à la Jouzel, je ne vois pas l'utilité climatique de l'ONU...
Je sens que je vais me faire des copains...

Fotokraff

Conformément à ce que j'écrivais il y a plusieurs semaines, l'Allemagne à fait le choix d'investir dans Ariane et d'en prendre le contrôle!
Choisissant la Lune comme solution énergétique...

Tony Jouzel

Bonsoir,
Juste pour répondre à M. Rochain concernant le principe du foisonnement du vent (l'idée que s'il n'y a pas de vent à un endroit, il y en a à un autre), j'ai pris les données de RTE (sur le site que vous mentionnez) du 1er novembre au 19 décembre. J'ai obtenu le fichier Excel suivant :
https://framadrop.org/r/ESh4TCagvX#Y0tAORdKUZOrSbsxqYeW9rz2j2angBnSjs4K…

Concrètement, pour un grand nombre de régions (Bretagne, Occitanie, Pays de Loire...), il est compliqué de dire s'il y a ou non foisonnement. Et c'est probable que oui : quand il n'y a pas de vent en Occitanie, il semble y en avoir en Bretagne, même si c'est loin d'être clair. Et il y a manifestement des trous (du vent nul part).
Toutefois, les deux régions données par RTE avec le plus de vent (et de très loin !) sont les Hauts-de-France et le Grand-Est. Ces deux régions fournissent chacune plus du double de n'importe laquelle des autres régions ventées (Bretagne, Occitanie...) sans parler de région comme PACA et Île-de-France qui ne produisent presque rien. Le problème est que ces deux régions très ventées sont synchrones. S'il n'y a pas de vent dans les Hauts-de-France, il n'y en a pas dans le Grand-Est.
Par conséquent, même s'il y a du vent en Occitanie, en Bretagne, en Pays de la Loire et autres régions ventées en même temps (ce qui n'est pas tout le temps le cas puisque leurs régimes sont justement plutôt asynchrones), cela ne compense pas du tout le manque de vent des régions Hauts-de-France et Grand-Est (qui, elles, sont synchrones).

En regardant ces données, je me rends compte qu'il ne faut jamais oublier de regarder les quantités. Je veux bien croire que le principe du foisonnement, en France, existe. Mais les différences entre régions sont telles que même en cas de foisonnement, il est impossible de contrebalancer le manque de vent des régions très ventées.

On peut en conclure beaucoup de choses, mais pas que l'éolien puisse s'en sortir d'une quelconque façon seul, sans un système de stockage très important, induisant des coûts non-négligeables.

GERARD GRUNBLATT

ne changez pas de sujet.
J’écris quelque chose
Vous répondez en essayant de faire passer des contre verite (des mensonges... je ne sais)
Je montre vos contre vérités.
Vous changez de sujet.
J'ai bien compris que vous êtes antinucléaire , vous en avez le droit.
Par contre pour moi les mensonge je ne les supporte pas
Bonnes fêtes.

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