KEY ENERGY 2026

La production électrique d'origine éolienne et solaire prend le pas sur les fossiles dans l'UE

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

L'Union européenne a pour la première fois produit plus d'électricité solaire ou éolienne en 2025 que celle d'origine fossile, a rapporté jeudi le centre de réflexion Ember, mais elle reste dépendante au gaz importé, susceptible d'être source de "chantage énergétique".

Un « moment historique » pour l'UE

Les deux énergies basées sur le vent et le soleil "ont généré un record de 30% de l'électricité de l'UE, devançant les énergies fossiles (29%)", indique le think-tank dans son rapport annuel intitulé European Electricity Review.

Un record essentiellement tiré par l'énergie solaire, dont la production a fortement augmenté et représenté 13% de l'électricité produite de l'UE en 2025, tandis que l'éolien s'inscrivait en léger recul du fait de conditions moins venteuses (16,9%).

Dans le même temps, la production d'électricité issue des centrales à charbon a atteint un nouveau plancher historique (9,2%) en 2025 après des années de forte baisse, ajoute le rapport qui analyse les données de production et de demande d'électricité dans les 27 pays de l'UE en 2025.

"Ce moment historique montre à quelle vitesse l'UE évolue vers un système énergétique reposant sur l'éolien et le solaire", se félicite Beatrice Petrovich, auteure du rapport. "Alors que la dépendance aux énergies fossiles alimente l'instabilité dans le monde, les enjeux de la transition vers les énergies propres sont plus évidents que jamais", ajoute-t-elle.

La Suède a dès 2010 franchi ce seuil, suivie par le Danemark en 2015. France, Portugal, Espagne et Autriche l'ont passé en 2023, avant l'Allemagne (2024) ou les Pays-Bas (2025). Mais l'Italie, la Grèce, la Pologne ou l'Irlande produisent encore davantage d'électricité à partir d'énergies fossiles.

L'UE reste fortement dépendante au gaz importé, qui a alimenté 16,7% de la production d'électricité l'an dernier, selon le rapport.

"L'augmentation de la production d'électricité à partir de gaz, conjuguée à la baisse de la production hydroélectrique en 2025, a fait grimper de 16% la facture des importations de gaz fossile de l'UE et a entraîné des flambées des prix sur les marchés de l'électricité", indique-t-il.

Risques de « chantage » énergétique

Or, ajoute le centre de réflexion, les enjeux sont majeurs alors que "pour l'Union européenne, les risques de chantage énergétique de la part des exportateurs de combustibles fossiles étaient particulièrement préoccupants" en 2025.

Une allusion transparente à la dépendance de l'Europe au gaz russe ou aux injonctions américaines de s'approvisionner en pétrole et gaz auprès des États-Unis, sur fond de guerre commerciale lancée par Donald Trump.

"Investir dans les énergies renouvelables produites localement constitue une stratégie essentielle pour atténuer ce risque, dans un contexte géopolitique toujours plus instable", souligne Ember alors que l'électrification de secteurs comme le transport, l'industrie ou le logement permettent aux États de réduire cette dépendance aux énergies fossiles tout en décarbonant leur économie.

Cette mise en garde rejoint celle lancée mardi par Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), pour qui la sécurité énergétique des États devrait être élevée au rang d'enjeu de sécurité nationale.

"L'énergie et la géopolitique ont toujours été intimement liées" mais "je n'ai jamais vu les risques liés à la sécurité énergétique se multiplier à ce point, ni l'ombre menaçante que la géopolitique et le secteur énergétique dans son ensemble projettent sur la sécurité énergétique", a-t-il plaidé à l'occasion du Forum économique mondial de Davos.

"Le prochain défi consistera à réduire significativement la dépendance de l'UE au gaz importé, coûteux", estime Beatrice Petrovich. "En investissant dans l'ensemble du système électrique pour exploiter le potentiel des batteries, des réseaux et des technologies électrifiées, l'UE peut tirer parti de sa propre production d'énergie renouvelable afin de stabiliser les prix et de se prémunir contre le chantage énergétique."

Pour asseoir sa résilience et renforcer sa souveraineté énergétique, le think-tank préconise d'augmenter les capacités de stockage par batteries, de renforcer les réseaux électriques et d'accroître la flexibilité de la demande afin "d'intégrer davantage l'énergie solaire et éolienne au mix énergétique" et de pallier la variabilité et l'intermittence de ces énergies.

"Ces mesures amélioreront non seulement la sécurité énergétique, mais sont également essentielles pour garantir des prix prévisibles et stables", souligne Ember.

Commentaires

Rochain Serge
Une bonne nouvelle, qui ne sera tres bonne que lorsque ce sera sytématique, et meilleure encore quand la totalité des fossiles auront disparus.
APO
C'est pas demain la veille et malheureusement on risque fort de bruler tous les fossiles accessibles à des couts technico-économique "raisonnable" faute de pilotage de bien d'autres sources d'énergie... (certes leur proportion va baisser en bien des lieux dans les Mix énergétiques mais pas disparaitre...)
Rochain Serge
Aujourd'hui la preuve est faite et rapportée mille fois déjà que le nucléaire n'est pas pilotable, enfin, infiniment moins que les renouvealbles. avec 13 réacteurs indisponibles à l'arret (aujourd'hui et depuis plusieurs jours) et 43 au maximum de leur possibilités le nucléaire est incapable de fournir un seul Watt de puissance supplémentaire si besoin !
Denis Margot
@Rochain. 8 arrêtés et pas 13. Dont 3 à cause de problèmes sur les lignes électriques suite à la tempête (problème de distribution, pas de production), donc plutôt 5 en arrêt.
Rochain Serge
Maintenance : Cattenom 4 ; Chooz B1 ; Chooz B2 ; Gravelines 1 ; Penly 1 ; Paluel 1 : Flamanville 2 ; Dampierre 3 ; Saint Alban 1 ---- soit 9 en maintenance. --- Panne : Flamanville 1 ; Belleville 1 -soit 2 en panne --------- Production nulle raison inconnue : Golfech 2 Ca s’arrange depuis ce matin il n’y en a plus que 12 à l’arrêt: Neuf en maintenance, deux en panne et un à l'arret pour une raison inconnue
APO
Et le production éolienne, constante et s'adpatant à la consommation !? Ou en Montagnes russes, peut-être importe la consommation !? Regardez bien @Serge ...
APO
*peu importe la consommation... @Serge, il y aura 30 centrales nucléaires à l'arrêt à fin juin (minimum) pour entretien mais aussi et surtout dans l'attente de l'hiver prochain... Les 15 à 20% de centrales à l'arrêt l'hiver c'est prévu depuis des années avec le grand carénage et les aléas relatifs de production... Par contre les éoliennes qui produisent en dents de scie avec un rapport de 1 à 5 (voir souvent 10) les semaines hivernales, c'est devenu factuel... Cela reste bien dans certaines proportions pour préserver de la réserve hydraulique et donc moins recourir au Gaz in fine, mais dans certaines proportions... On ne peut pas compter sur les éoliennes en base de production sans centrales à Gaz en Back-up ...
Rochain Serge
Pour fabriquer des production éoliennes en dent de scie on est tres fort.... il suffit d'en mettre la moitié des éoliennes dans une petite surface de 16% du territoire tasséee dans le Nord-Est et le reste réparti sur 84% du territoire.... et en plus oublié les zones qui produisent pratiquement en permanence comme la côte méditerranéene et la façade Atlantique de la vendée à l'Espagne .... et on est tout bon : On a une pointe de production quand il y a du vent dans le Nord-Est, et un creux quand il n'y en a pas, à moins qu'il y en ait partout ailleurs et dans ce cas, la dent creuse ne l'est qu'à moitié. et c'est ce que l'on obtient effectivement..... la production éolienne est bien conforme à ce que l'on a voulu qu'elle soit.... en dent de scie ! On aurait voulu le faire expres, on n'aurait pas fait autrement. https://www.remapservices.com/fr/news/2025-01-13-eolien-en-france-capacite-installee-janvier-2025
Rochain Serge
C'est vous qui faites les plannings de maintenance et celui des arrets fortuits (comme ils disent) ? On a beauxoup de chance avec un hiver par trop rudemais pour l'heure, l'eolien nous aides bien à passer cet hiver clément, surtout celui de nos voisins espagnols. Mais nous n'aurions aucun souci quelque soit la rigueur de l'hiver avec une couverture éolienne des 84% du territoire équipé comme les 16 % du Nord-Est. Dans la plupart des surfaces de ces 84% les vents sont plus réguliers que dans les 16% les mieux équipés... Collectionnez les cartes de https://www.meteorama.fr/vent/ et prenez le temps de les comparez et vous direz moins de sottises sur la potentialité de l'éolien.
ThB
Oui c'est une bonne nouvelle car l'atome est un choix géopolitique et économique risqué

La filière nucléaire française est en déclin structurel, et rien ne laisse présager un renversement de tendance. Dans le contexte géopolitique actuel, miser massivement sur de nouveaux réacteurs (qu’il s’agisse d’EPR ou de SMR) serait une erreur stratégique majeure.

Une baisse de la production:
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la production nucléaire mondiale n'augmente pas mais est en baisse en vingt ans, passant de 2  719 TWh en 2004 à 2  685 TWh en 2023. Alors que dans le même temps la consommation d'électricité par hab en kWh est de 2512 kWh/hab en 2004 alors qu'en 2022 elle augmente fortement à 3494 kWh/hab.
Cette baisse s’explique par le vieillissement des parc, les retards à répétition sur les chantiers, et une compétitivité de plus en plus contestée face aux énergies renouvelables.

L’Europe avance sans la France Pendant que la France s’enlise dans ses débats sur le nucléaire, ses voisins européens accélèrent leur transition énergétique. Le Portugal, l’Autriche, le Danemark, la Suède et l’Espagne ont déjà franchi le cap des 60 % d’énergies renouvelables dans leur mix électrique, certains approchant même les 80 %. À ce rythme, la plupart de ces pays atteindront le 100 % ENR bien avant qu’EDF ne parvienne à construire un deuxième EPR en France.

Un immobilisme coûteux La France, arc-boutée sur sa « ligne Maginot » nucléaire, risque de se retrouver isolée et en retard dans quinze ans. Alors que l’Union européenne mise sur l’innovation et la flexibilité des ENR, notre pays pourrait payer le prix fort : dépendance technologique, surcoûts, et une image d’archaïsme énergétique.

Et demain ? Plutôt que de s’entêter dans une voie dont les limites sont désormais évidentes, ne serait-il pas plus judicieux d’investir massivement dans les renouvelables, le stockage et les réseaux intelligents—des technologies déjà matures, compétitives et alignées sur les dynamiques européennes ?
Denis Margot
ThB 22 janv. 2026 - 21:08 Oui c'est une bonne nouvelle car l'atome est un choix géopolitique et économique risqué La filière nucléaire française est en déclin structurel, … @ThB. La filière française a effectivement été en déclin suite aux interventions de vos bons amis, preuve d’ailleurs de la toute puissance du lobby EELV (et de la faiblesse du lobby N).

Lorsque les ENRi remplacent le fossile, le bénéfice carbone est positif. Lorsque le fossile remplace les ENRi, ce qui arrive fréquemment, le bénéfice pour le climat est négatif, ce qui devrait interroger les écolos, mais emportés dans leur idéologie anti N, ce détail n’a pas d’importance.

La lutte contre les CC passe par une électricité décarbonée. Ce que fait très bien le N, et assez mal les ENRi. Il est dommage que vous ayez omis l’Allemagne qui est l’acteur le plus représentatif en Europe, mais il est utile de rappeler l’empreinte carbone des différents pays en 2025 :

PaysGES (g CO2eq/kWh)
Allemagne335 g
Danemark116 g
Autriche169 g
Portugal117 g
Espagne132 g
France32 g

Tous les pays d’Europe qui ont misé sur les ENRi présentent un bilan carbone très quelconque, voire carrément mauvais. C’est leur choix, ils font ce qu’ils veulent, mais please, arrêtez avec vos biais et vos leçons de bonne conduite. Le mix le plus décarboné est basé sur une forte composante N, une bonne dose d’hydro, et un minimum d’ENRi. Que serait l’Espagne sans son socle N qui lui assure 20% de sa production à 5 g/kWh ? Quant à l’Allemagne, votre modèle, on a déjà eu l’occasion d’en parler, son électricité 10 fois plus carbonée que celle de la France suffit à discréditer sa très chère EnergieWende.

L’exemple à suivre, en Europe, est français. Ça vous chagrine peut-être, mais c’est basé sur des faits et non des lubies. Et en plus, ça fournit beaucoup d’emplois en France avec une balance commerciale positive. Deux bonnes raisons pour mettre en doute votre « dynamique européenne ».

Vincent
Votre message prouve que vous faites partie de la coalition fossile, en utilisant le nucléaire comme paravent. Et c'est fort regrettable, car l'industrie nucléaire n'a pas besoin de désinformateur comme vous.
La production nucléaire mondiale stagne à 2700TWh depuis quasiment 30 ans à l'échelle mondiale, pour des raisons techniques, géopolitiques, politiques, financières et réglementaires et ça n'est évidemment pas à cause des écolos français qui n'ont évidemment pas ce pouvoir (ni nationalement, ni internationalement). Or, la production mondiale actuelle est de 30000TWh et passera à 60 - 70000TWh d'ici 2050. Les chiffres les plus optimistes annoncent un triplement de la production nucléaire d'ici là et ne se matérialiseront probablement pas étant donné la stagnation actuelle. Donc dans le meilleur des cas, 7500TWh de production. A cela on peut ajouter le renouvelable historique à 10000TWh. Si on veut décarboner, tout le reste viendra des ENRi si l'on souhaite décarboner (ce qui n'est bien sûr pas votre cas puisque vous faites partie de la coalition fossile, qui ne vous aidera pour autant pas à relancer la filière nucléaire - vous vous trompez de combat). Ce n'est pas pour rien que la littérature scientique affiche le solaire et l'éolien comme les principaux leviers de décarbonation (voir le rapport de synthèse du GIEC à ce sujet, par ex). Le nucléaire garde un rôle très important comme base de puissance pour les pays qui maitrisent cette technologie peuvent se permettre d'amortir son très fort coût financier, mais sur l'énergie, il sera minoritaire. Et partout où elles sont déployées, les ENRi diminuent le bilan des mix électriques, contrairement à ce que vous affirmez.

Si on en revient au cas Français : aujourd'hui le nucléaire historique produit 350 +/-50 TWh selon les années. Mais, premièrement, ce nucléaire historique n'a pas une durée de vie infinie : le renouvellement du mix électrique se pose donc et à partir de là toutes les solutions décarbonées sont pertinentes. Deuxièmement, même si le nucléaire historique avait une vie infinie, sa production ne permettra pas de subvenir à l'intégralité des besoins nécessaires à la décarbonation. Manifestement vous n'êtes pas au courant, mais se débarasser du pétrole et du gaz dans notre mix énergétique passera en grande partie par l'électricication, ce qui nécessite de passer la production d'électricité à 700 +/-100 TWh d'ici 2050. Et une telle augmentation de production ne pourra passer que par les ENRi puisque le nouveau nucléaire ne pourra, au mieux, que remplacer l'ancien.
Enfin, je préciserai que sur les 2,7 milliards d'euros que la France dépense en R&D dans le domaine de l'énergie aujourd'hui, quasiment 50% part dans la recherche sur le nucléaire, contre moins de 7% dans la recherche sur les énergies renouvelables. Donc on est loin d'un complot des écolos responsable d'un supposé effondrement de la filière nucléaire. C'est même plutôt l'inverse : la France développe peu de compétences dans les énergies qui représenteront pourtant la majeure partie de la production électrique en 2050 et ce sera évidemment un problème pour notre souveraineté en la matière, puisqu'on sera condamné à copier les autres.
Denis Margot
@Vincent. Vos yeux ont dû s’emmêler en lisant mon post. Ou alors, vos neurones, englués dans la propagande EELV, vous amènent à raconter n’importe quoi pourvu que vous tordiez la réalité dans le sens du vent. La désinformation que vous lisez est tout ce qu’il y a de public, c’est sur Electricitymap.org, pas de moi. Je comprends que cela vous ennuie dans votre croyance que les ENRi sont LA solution pour lutter contre les CC, mais pas de chance, ce n’est pas vrai. Bon, d’accord, c’est mieux que le charbon et le pétrole, mais guère mieux. Et merci de voler au secours de l’industrie nucléaire. Pour votre information je n’en fais pas partie, je ne suis qu’un entrepreneur qui s’intéresse à l’énergie pour trouver des solutions afin de décarboner le monde.
Vincent
Ah non, aucun mélange. Votre message est de la propagande pro-fossile d'assez mauvaise qualité et donc facile à débunker. Et l'industrie nucléaire patit en retour de ce type de message de désinformation qui participe à la polarisation du débat, alors qu'on aura besoin massivement des ENRi et de ce que pourra prendre le nucléaire à l'avenir (c'est à dire pas grand chose en terme d'énergie, mais qui reste important en terme de puissance).
Puisque vous avez l'air d'être un fan de electricity map à l'exclusion de la littérature scientifique, je vous invite donc à regarder l'évolution des émissions de l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie ou même l'Allemagne (houuuu, le grand méchant !) sur les 10 dernières années et à analyser les raisons de la baisse du bilan carbone de leur mix électrique. Vous verrez alors que partout où les ENRi se développent, les bilans carbone des mix électriques baissent.
Denis Margot
@Vincent_le_génial_debunkeur. Voyons ce que dit EM. < td>176 g< td>132 g< td>283 g< td>335 g< td>32 g
PaysGES 2025 (g CO2eq/kWh)Évol depuis 2017
Angleterre-44,1 %
Espagne-58,5 %
Italie-28,91 %
Hou le grand méchant-34,6 %
France-60,0 %

Vraiment pas de chance le debunkeur, parce que si effectivement tous ces pays ont baissé l’empreinte C de leur électricité (et tant mieux), le pays qui l’a le plus baissée, c’est la France, suivie de près par l’Espagne, mais tous sont très loin derrière la France pour l’intensité carbone. Et effectivement, le plus mauvais de tous, c’est bien Hou le grand méchant, là, vous avez correctement debunké.

Et non seulement vous n’avez pas de chance, mais vous avez un très gros problème de strabisme pour voir dans mes posts une propagande pro-fossile, dont ma profession consiste précisément à se débarrasser.

Vous êtes mignon de prendre la défense de l’industrie N, mais vous vous y prenez mal. Un peu comme François Hollande qui jubilait en silence lorsque l’ANR a indiqué qu’il fallait refaire le béton de Fla 3. Pas très crédible, le debunkeur !

Vincent
Génial débunker, non, puisque que comme je disais, il s'agissait d'une propagande mauvaise qualité très facile à débunker. D'ailleurs, vous vous auto-débunkez avec ce dernier message, qui contredit donc très bien vos différents pseudo-arguments de marchands de doute pro-fossiles :
  • "Lorsque le fossile remplace les ENRi, ce qui arrive fréquemment, le bénéfice pour le climat est négatif" -> non cela n'arrive pas, vos chiffres le démontrent
  • "Tous les pays d’Europe qui ont misé sur les ENRi présentent un bilan carbone très quelconque, voire carrément mauvais" : c'est la dynamique qui compte, des centaines de millions de tonnes de CO2 ont été évitées en Europe grâce au développement des ENR.
  • "c’est mieux que le charbon et le pétrole, mais guère mieux" : sans commentaire.


Allez, je vous aide un peu à finir l'analyse. Avec les chiffres de Electricity Maps entre 2017 et 2025 :
  • Allemagne : réduction des émissions de 100Mt par an
  • Angleterre : réduction de 40 Mt par an
  • Espagne : réduction de 49Mt par an
Pas mal pour des enérgies avec "un bilan carbone très quelconque" finalement.

Enfin pour la France, production de 539 TWh en 2017 et de 542 TWh en 2025, donc sensiblement identique. La production nucléaire est, elle, passée de 379 à 372TWh, très faible baisse quasi compensée par les ~6TWh de production supplémentaire de l'hydro. Ce qui permet d'avoir le gain de 60% que vous mentionnez, c'est le passage du gaz de 39TWh à 16TWh, grâce au développement des ENRi, donc. Pour une réduction globale des émissions de notre mix de 27Mt par an.

Bref, tout ça pour dire que même si le nucléaire n'a pas été développé à la base pour ça, on a effectivement de la chance de l'avoir en France et il est effectivement totalement regrettable que les Allemands aient fait ce choix. Mais cela n'empêche pas que pour subvenir à l'énorme besoin d'électrification décarbonée (quasiment 50000TWh à déployer en 30 ans) permettant de nous débarasser des fossiles, la majeure partie de la solution viendra des renouvelables. Le nucléaire, lui, pourra dans le meilleur des cas fournir 8000TWh dans 30 ans, si la filière arrive à surmonter les nombres problèmes qui l'entravent aujourd'hui.
Une autre référence pour la route, le résumé pour décideurs du dernier rapport de synthèse du GIEC. Voir le graphique SPM.7 page 33 qui montre le potentiel mondial des différentes solutions, d'ici 2030. Une réduction des émissions de CO2 de plus de 8Gt possibles grâce aux ENRi à cet horizon, soit 20% des émissions totales de CO2. En 2026, remettre en cause le rôle des ENRi dans la décarbonation du mix énergétique mondial, c'est être climato-sceptique et faire partie de la coalition fossile.
Denis Margot
@au_debunker_facile_qui_debunke_pas. Réponses au fil des mots.
  • 1) Bah si, ça arrive très souvent, tous les jours, même, et plusieurs fois. Dès que le vent s’arrête, dès que le soleil s’éteint, c’est le fossile qui reprend du service (je parle bien sûr des pays qui ont fait le choix de se débarrasser du N et qui ont peu d’hydro).
  • 2) Bilan de mauvais (Allemagne = 335) à quelconque en étant gentil : Espagne 132, Danemark 115, GB 176 Portugal 117… et France 32 !
  • 3) L’Allemagne, c’est effectivement guère mieux que le gaz (335 au lieu de 494).
  • 4) Eh oui, bien sûr que ça s’améliore, et heureusement, mais en passant de mauvais à passable pour les meilleurs, et de très mauvais à mauvais pour le bonnet d’âne. Donc, oui, quelconque, sûrement pas assez pour venir à bout des CC.
  • 5) Les ENRi veulent toujours se faire mieux voir qu’elles ne sont. Oui, elles participent au bon chiffre français, mais juste à hauteur de leur contribution donc à 15%, pas plus, tout en étant prioritaire sur le N, ce qui est un non-sens. Notez d’ailleurs que ça va être difficile de s’améliorer en rajoutant du solaire à 30g.
  • 6) Je n’ai jamais dit que les ENRi ne réduisaient pas les GES. Ça arrive lorsqu’elles remplacent du fossile. Et pas quand elles sont remplacées par du fossile (cf. le point 1). Et pas lorsqu’elles remplacent le N (dans ce cas, elles dégradent le bilan). Donc, oui, vu la quantité de charbon, gaz et pétrole utilisé dans le monde pour produire de l’électricité, les ENRi vont améliorer le bilan carbone. En France, ça va être beaucoup plus compliqué.
  • 7) Lorsque les ENRi (non pilotables) atteignent un déploiement conséquent (comme en Allemagne), le fossile sert de backup aux ENRi. Et ça fout en l’air le bon bilan des ENRi. Et ça donne 335 g en 2025, 334 g en 2024, pas facile à améliorer.
  • 8) Si vous comprenez dans mes posts que je suis pro-fossile, vous n’avez rien compris.
APO
Pour l'Italie, leur augmentation très importante d'importation d'électricité depuis la France (et son nucléaire !) n'est pas anodin dans les baisses de leurs émissions... La liaison France-Italie a fait +33% depuis peu et les exports Français sont souvent au Max vers l'Italie (sauf à midi hors hiver !). Les Italiens sont sérieusement touchés par l'absence de Gaz Russe dans leur Mix Gazier... (Pour les Allemands leurs émissions ne baissent quasi plus, bizarre-bizarre !!! ou saturation des ENRi !?)
APO
@Vincent, et pour l'Angleterre aussi les interconnexions ont augmenté et sont largement utilisées depuis quelques années, mais surtout dans le sens France-Angleterre !!! (La France, son nucléaire et ses ENR décarbonent largement l'Europe, dommage qu'on exporte beaucoup sous le prix de revient des ENRi --> in fine on subventionne nos voisins et on aide à leur décarbonation !!!)
Vincent
En reprenant l'auto-débunk de Denis Margot : en Espagne, Angleterre et Allemagne réunis, c'est 260 TWh de production électrique à partir de charbon en moins entre 2017 et 2025. Sur la même période, sur ces 3 pays, la production électrique au gaz a également légèrement baissé, tout en ayant (malheureusement) une baisse de la production nucléaire de 110 TWh. Sachant que parallèlement, la production électrique dans ces pays n'a pas baissé, vous voulez nous faire croire que ces quasiment 400TWh ont été remplacés uniquement par du nucléaire français (qui produit 350TWh) en exportant donc l'intégralité de notre production ?
Vous êtes décidément fachés avec les chiffres, comme votre homologue pro-fossile.
APO
Les chiffres, cela se filtre... Bien sur que les ENR décarbonent mais in fine par intermittence, et en période creuse, QUID !? La base nucléaire allemande si elle avait été maintenue leur permettrait de continuer leur décarbonation en cours tout en assurant des services-systèmes au réseau que ne génèrent pas les ENR... Aujourd'hui les Allemands talonnent sur leur décarbonation. Et pour les interconnexions, l'Allemagne est aussi assez bien connectée avec la Scandinavie (mais ils ont mis le "hola" pour ne pas être envahi par intermittence de production électrique d'ENR) et échangent beaucoup dans ce sens...
Vincent
Bon, si vous admettez que les ENR décarbonent, alors tout n'est pas perdu. On est complètement d'accord sur le fait que le choix d'arrêter des centrales fonctionnelles a été une grave erreur stratégique des Allemands. Si on oublie ce cas malheureux, partout ailleurs les ENR décarbonent et vite. Et il ne faut pas se leurrer, avoir +40000TWh décarbonés à l'échelle mondiale d'ici 2050 pourra être réalisé en majeure partie grâce aux ENR.
APO
@Vincent, Oui les ENRi décarbonent dans bien des cas, suivant leurs proportions et leurs positions géographiques... Au début cela va vite pour la décarbonation avec les ENRi dans des Mix carbonés... Mais une fois atteint un certain niveau, variable suivant les Mix, cela ne décroit plus du tout vite (Cf Allemagne entre 2024 et 2025). Et c'était connu et annoncé depuis 2007 par divers instituts techniques Allemands --> Il faut des réseaux colossaux pour faire bouger les productions d'ENRi... (Et on ne les a pas suffisemment fait en Europe !)
Vincent
Il y aussi le fait que jusque là, les sources de flexibilité ont été peu développées car non nécessaires en deça d'un certain seuil. Mais elles se développent enfin, avec un fort développement des BESS, qui devraient permettre de résoudre le problème du stockage court terme. RTE et d'autres agrégateurs de flexibilité misent donc sur amélioration progressive de la flexibilité avec une baisse progressive des heures avec prix négatif, ce qui permettra de repousser le niveau dont vous parlez. Reste la problématique du stockage long terme, mais qui représente en réalité moins de 5% de la production annuelle (cf rapport futurs énergétiques 2050 de RTE).
On peut regretter que ces problématiques n'aient pas été mieux anticipés, avec une planification associée, mais il n'y a rien d'insurmontable
APO
@Vincent, Je milite pour le développement massif de STEP depuis longtemps maintenant. Donc le sujet de stockage m'est un peu connu... Pourquoi cela n'a pas été développé par le secteur des ENRi ce stockage !? Pas d'intérêt financier car trop de risques financiers et EDF a été bloqué sur l'hydraulique depuis 20 ans en France... On va acheter beaucoup de batteries chinoises pour équilibrer notre Mix, ainsi soit-il... Il n'en reste pas moins qu'on a été imprévoyant et qu'on aura du mal à financer le niveau de batteries dont on a besoin à ce jour... (et que les producteurs d'ENRi n'en avaient rien à foutre d'équilibrer le Mix !). J'ajouterai que les problèmes d'eau en France (pas en ce moment) mais en cours en été depuis quelques années nécessitent qu'on y prenne garde et il nous faudra plus de barrages et de bassines que cela fasse plaisir ou non à certains... On aurait étudier sur des bassins versants des STEP capables de stocker beaucoup en Hiver - besoin important de transfert d'énergie - et d'opérer à minima en été en relachant de l'eau progressivement, on aurait pu faire une pierre 2 coups en bien des lieux en France...
Denis Margot
@Vincent. Je ne sais pas qui est mon homologue pro-fossile, mais vous ne comprenez pas ce que je dis. Bien sûr que les ENRi produisent de l’électricité, les 400 TWh dont vous parlez proviennent bien des ENRi (je n’ai pas vérifié vos chiffres, mais je vous fais confiance). Ce que je constate en revanche, c’est que la transition du fossile vers les ENRi améliore le bilan carbone, mais modestement, pour ne pas dire médiocrement si le N ne fait pas partie de l’équation. Et on tourne toujours autour du même problème. Lorsque les ENRi remplacent du fossile, le gain carbone est très net. Mais lorsque le fossile remplace les ENRi (ce qui arrive quotidiennement si vous n’avez pas de N ou d’hydro), patatras, ce gain fait machine arrière. Au final, ça va être très compliqué d’améliorer le score qui plafonne autour de 100 – 130 g/kWh pour les meilleurs.
Vincent
Vous inversez la causalité. Quand on part d'un mix reposant essentiellement sur les fossiles, alors ce sont toujours les ENR qui remplacent de la consommation fossile, jamais l'inverse : quand on manque d'ENR sur un intervalle de temps, alors les fossiles ne remplacent pas les ENR, elles continuent juste de faire comme avant.
Partout où elles se développent, les ENR permettent une réduction drastique des émissions (comme dit plus haut, même les 60% de baisse observées en France depuis 2017 ont été permises grâce aux ENR). En deça d'un certain niveau d'ENRi, il n'y a pas de besoin de stockage. A partir d'un certain niveau, si on ne développe pas le stockage (ou si on ne déplace pas la demande), alors il y a cannibalisation entre différents modes de production bas carbone. Cela aurait pu être planifié, mais c'est contraire aux fonctionnement de nos économies libérales. Maintenant qu'on commence à voir concrètement le problème, déjà identifié de longue date, le marché se rend compte qu'il faut développer du stockage, ce qui se passe actuellement avec une très forte progression des BESS. Cette progression va permettre de repousser le seuil au delà duquel le manque de stockage long terme deviendra nécessaire. C'est uniquement sur cette question du stockage long terme, qui représente 5% de notre production annuelle maximum (c'est même plutôt 3% d'après le rapport RTE 2050) que d'autres solutions doivent être envisagées : le nucléaire permet de réduire voir de supprimer ce besoin de stockage long terme (cf rapport RTE, une fois de plus) ou bien il faut recourir à des gaz verts. Dans tous les cas ces solutions sont beaucoup plus chères à mettre en place. Si cela n'est pas mis en place, alors cela voudra dire que le gaz naturel représentera 3 à 5% du mix électrique : quand on part d'une production 100% fossile et qu'on finit à moins de 5%, j'appelle ça une réduction drastique.
Denis Margot
@Vincent. Et c’est bien ça le problème avec les ENRi, lorsqu’elles ne fonctionnent pas, le fossile continue juste de faire comme avant… Et résultat, une injection massive d’ENRi dans un pays mal doté en N et en hydro verra une alternance fossile/ENRi et son bilan carbone sera mauvais ou médiocre, à l’image de tous les pays européens ayant choisi cette stratégie. Quant à la réduction drastique dont vous parlez, c’est le cas de la France, grâce à son mix, et effectivement, 5% de gaz en hiver, ça reste tolérable, même s’il faut trouver comment s’en débarrasser. Et la réduction de 60% depuis 2017 ne peut pas être attribuée exclusivement aux ENRi, mais à l’ensemble du mix (et à la réduction de consommation).
Vincent
Non, la réduction du 60% n'est pas liée à une réduction de consommation puisqu'Electricity maps calcule à partir de tout ce qui est produit, pas consommé. En 2017 et 2025, les productions ont été respectivement de 539 et 545 TWh. Nucléaire et hydro n'ont globalement pas bougé. Ce qui a permis de réduire de 60% le bilan entre ces 2 années, c'est la réduction de production par le gaz de 39TWh à 16TWh, grâce au dévelopement du solaire et de l'éolien. C'est d'ailleurs bien ce que dit RTE : jusque là, il n'y a pas eu de cannibalisation entre moyens de production bas carbone, elles ont toutes permises de réduire la part du gaz.
Quant à votre première phrase : comme dit dans mon précédent message, les ENRi ont été développées sans développer la flexibilité associée. Ce qui peut avoir du sens tant qu'il n'y a pas de cannibalisation entre moyens de production bas carbone. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et c'est donc le signal que la flex doit être développée, ce qui est massivement le cas dans beaucoup de pays. Rien d'insurmontable donc, les bilans carbone vont structurellement continuer de s'améliorer, si la coalition fossile ne met pas la transition totalement à terre (ce qui n'est pas gagné).
APO
@Vincent, la cannibalisation entre moyens de production bas carbone a commencé il y a près de 10 ans en France et ne fait qu'augmenter d'années en années ! Si il n'y avait pas de cannibalisation, pourquoi donc a t'on des prix de marché négatifs !? Et ce de plus en plus...
Vincent
Je voulais dire qu'il n'y a pas de cannibalisation entre les différents moyens de production bas carbone : la production du nucléaire reste stable (modulo les aléas). Le solaire s'auto-cannibalise, mais le développement des batteries va limiter cet effet.
Par ailleurs, concernant les batteries, elles génèrent beaucoup de retombées industrielles en Europe, contrairement aux fossiles qu'elles aident à remplacer. Donc elles contribueront à réduire notre dépendance.
ThB
M Margot,

Voyez la situation en Ukraine : des millions de personnes souffrent du froid en raison des coupures d’électricité. Cela ne vous interpelle-t-il pas ? Le fait de concentrer autant de dépendances dans un seul et même choix ne semble manifestement pas vous poser problème.

Votre insistance à défendre cette position, de manière approximative et sans répondre aux questions pourtant clairement posées, m’amène à m’interroger sur vos motivations réelles. Cette posture évite le débat de fond et affaiblit la crédibilité de votre argumentation.

Dès lors, une question demeure : au nom de quels intérêts vous exprimez-vous réellement ? Votre insistance a défendre de façon assez éronné sans répondre aux questionx posées me fait douter sur vos motivations réelles.
Qui se cache derrière M Margot ?
Denis Margot
Ciel, voilà que ThB sombre dans l’existentialisme… Pour ne pas répondre à votre dernière question, je vous ferai remarquer que je ne me cache pas derrière un pseudo anonyme, comme ThB, par exemple.

Ukraine : propos d’une rare imbécilité. L’Ukraine est bombardée par un despote qui détruit ses centrales électriques pour geler les Ukrainiens et la seule chose que ça vous inspire c’est la nature de leur mix électrique ? C’est vrai, ils n’ont pas pensé à truffer leur pays d’éoliennes et de PPV avant la guerre, c’est ballot.

Contrairement à vous, je suis une personne pragmatique. Quelle est la meilleure solution qui résout notre petit problème de dérèglement climatique ? J’ai bêtement pensé que le moyen de production qui émettait le moins de GES était une piste intéressante, mais peut-être devrais-je m’incliner devant la superbe théorie que maîtrise si bien Thb : peu importe le taux de GES, ce qui compte c’est que ce soit renouvelable.

Corollaire, le modèle à suivre, c’est celui qui émet 10 fois plus de GES.

Vive les écolos qui ne font pas dans l’approximation et qui répondent à toutes les questions, même et surtout celles qu’on ne pose pas !

Rochain Serge
La piste la plus interessante est celle dont l'outil fourni n'importe quel puissance en moins de deux ans, pas celle dont l'outil met 15 ans à sortir de terre et qui, ensuite, s'arrete 3 mois tous les deux mois.
ThB
M Denis Margot,

Dans un échange d'idée le nom de l'auteur a-t-il tant d'importance?
Vous préférez sans doute l'étiquette d'un Pétrus au contenu?

"Ukraine: propos d'une rare imbécilité"
Est-ce d'être acculé ou par manque d'argument qui vous pousse à l'insulte.
Mais peut-être n'avez vous pas bien compris ce que j'essayais de vous expliquer.

Pourtant, ce qui se joue en Ukraine dépasse largement les querelles de vocabulaire : c’est une réalité concrète, documentée, et dont les conséquences pourraient nous concerner tous.

Les faits :
- Les forces russes ciblent systématiquement les infrastructures nucléaires ukrainiennes.
- La centrale de Zaporijjia, occupée depuis mars 2022, reste vulnérable malgré l’arrêt de ses réacteurs : son refroidissement dépend toujours d’une alimentation électrique stable.
- Tchernobyl, elle, a déjà perdu son alimentation externe.
- le représentant permanent des Pays-Bas auprès de l'AIEA a écrit "Nos délégations partagent une inquiétude grandissante quant à la gravité et à l'urgence des risques pour la sûreté nucléaire que cette situation engendre".

Une question de stratégie, ensuite :
L’Ukraine paie aujourd’hui le prix d’une dépendance excessive à des infrastructures centralisées. En France, où le nucléaire représente 70 % de notre électricité, un conflit similaire aurait des conséquences encore plus dramatiques. Cette centralité est notre talon d’Achille.

L’Histoire, enfin, nous rappelle que l’impréparation a un coût :
En 1911, Ferdinand Foch qualifiait l’aviation de « jouet intéressant, mais sans utilité militaire ». En 1940, la France, fière de sa ligne Maginot « infranchissable », a vu Paris tomber en six semaines sous les bombes de la Luftwaffe. L’innovation et la stratégie de l’adversaire avaient été sous-estimées.

Alors, M Margot, la question n’est pas de savoir qui a raison dans un échange d’idées, mais bien de comprendre les enjeux réels. Pouvez-vous sincèrement ignorer ces risques, ou préférez-vous croire que l’Histoire ne se répète jamais ?
APO
@Denis Margot, Vous auriez pu ajouter que l'Espagne (avec toujours une part significative de Nucléaire dans son Mix !) échange en permanence avec la France ce qui lui permet de moins recourir aux Fossiles - même si le Black-out de l'an dernier va leur faire laisser un talon de pilotable fossile en permanence... - donc in fine le Nucléaire Français les décarbone aussi... et l'hydraulique Français leur permet d'équilibrer leur Mix d'ENRi via des Exports variables... Le Portugal est adossé à l'Espagne... Et surtout le Danemark échange énormément d'Elec avec ses 2 voisins du Nord - Suède et Norvège - sans cela ses émissions seraient bien plus fortes !!! L'Allemagne quand à elle est dans une impasse pour continuer de baisser significativement ses émissions sur l'Elec (à part importer massivement de l'électricité française !!!). L'Europe à oublier de faire faire des progrès sur l'hydraulique Européen pour faire face à ces apports d'ENRi (sauf au Portugal ! bien aidé dans ce domaine et avec de beaux résultats à la clé !)
Denis Margot
@APO. Oui, effectivement, le Portugal s’en tire assez bien avec une belle diminution si on regarde depuis 2017, sans doute le meilleur élève question ENRi. Bon, il y a bien eu ce petit incident au printemps, mais ça ne se reproduira plus !
APO
Les Portugais ont eu un important développement de leur hydraulique depuis 25 ans (dont des STEP)... En ajoutant une bonne dose d'éoliennes, bien proportionnée et pas mal de PV, ils ont réussi à bien se décarboner... Mais pour aller vraiment bas il leur faudrait 2 bonnes paires d'EPR et là ils auraient un Mix comme le notre, bien propre et bien performant !
Rochain Serge
L'espagne se débarassera de son nucléaire au fure et à mesure que les echéance prévues de leur réforme arriveront à terme. Le renouvelable est assez pilotable à lui tout seul sans nécessité de béquille comme le nucléaire incapable de réagir aux variations rapides et de forte amplitude de la consommation. Ce n'est que pour cette raison, qu'avec la béquille hydraulique, nous pouvons utiliser le nucléaire sans risquer un blackoute tous les jours. Vous ne savez rien de la raison du blackout d'Espagne, ne faites pas l'initié, vous n'avez ni les compétences ni les moyens d'investigation des enquéteurs espagnols. Mais ce que vous pouvez constater comme moi c'est que l'Espagne n'a pas modifier son mixe à la suite de cet accident mais aussi, qu'avec le même mixe les jours et mois précédents et suivants il n'y a pas eu de blackout, ce qui explique sans doute qu'il n'y avait rien à modifier dans ce mixe et qu'il a toutes les chances d'être étranger à l'accident.
Rochain Serge
Il est surtout utile de rappeler que l'Alleamgne (puisque vous l'attaquez systématiquement) a une baisse réguliere simultanée depuis qu'elle a réduit puis supprimer le nucléaire, donc du nucléaire, mais également de l'usage du charbon, et de ses émissions de GES ! Plutôt que du blabla comme vous le faites voilà les faits : https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts
Denis Margot
@Rochain. Vivement que l’Espagne se débarrasse du N, ça en fera plus pour les autres et on fera des affaires en or en achetant leur électricité à prix cassés (ou négatifs) et en leur revendant notre électricité au prix du marché. Et merci de m’envoyer ce lien, mais ça fait déjà 376 fois que vous me l’envoyez. Du reste, comme déjà dit, ce lien avec de très beaux graphiques oublie le meilleur. Celui qui donne l’empreinte carbone, vous savez en g de CO2eq/kWh, la seule information vraiment utile pour lutter contre les CC. Sacrés escrolos !
Rochain Serge
La courbe de sa valeur des émissions de CO2 de l'Alleamgne figure bien de 1991 à 2024 dont vous connaissez l'ampleur pour 2025 (au moins je l'espere, mais si vous l'ignorez c'est 640 MT) Ayant baissée de 64,2% depuis 1991 elle était donc à 997 MT en 1991. Vous avez la courbe dont vous dites que c'est la seule interessante dès le premier graphique ....en % ce qui ne pose aucun probleme à partir des chiffres que l'on connait aujourd'hui en valeur absolue (640 MT), mais sans doute ne savez vous pas faire une proportionalité dans le temps. Je vous suggere la lecture de https://www.istegroup.com/fr/produit/une-histoire-des-mathematiques/
APO
Les importations massives d'électricité nocturnes depuis la France aident bien l'Allemagne (surtout en été) pour bien décarboner et équilibrer leur Mix... Les Allemands ne sont plus capables de consommer leurs ENRi à certaines périodes tellement ils en ont trop mis... Et ce n'est pas l'hydrogène "mytheux" des annonceurs sans scrupule d'il y a quelques années qui va changer la donne, car l'hyrogène ne sera pas là dans 10 ou 15 ans à l'échelle des besoins... (d'ici les Allemands se seront rabibochés avec les Russes ! et leur Gaz...)
Rochain Serge
L'Allemagne achete l'électricité nocturne depuis la France qui en produit trop la nuit, le nucléaire n'étant pas pilotable facilement, autant le brader ce qui fait l'affaire des allemands, tant mieux, sinon nous aurions des diminutions de puissances systématiques dans les réacteurs qui consommeraient toutes les capacités d'abpsorbtion des barres de controle trop rapidement par rapport à la durée de vie d'un chargement. Les excedents de puissance des renouvelables se réglent autrement plus facilement, il suffit de les déconnecter du réseau ce qui est sans consequences.
APO
Sans conséquences de votre point de vue !!! Mais techniquement cela doit user un peu certains "durs" et certaines parties des installations des ENRi... Et financièrement ce n'est pas gratuit, faut que l'état indemnise les prix garantis ... Rire bien jaune...
Serge Rochain
Ce n'est pas une question de point de vue, mais de physique.... un PPV non branché se conduit comme un corps noir et rayonne l'équivalent de ce qu'il reçoit sous forme d'IR. Un réacteur non branché au réseau voit sa température augmenter jusqu'à représenter la totalité de sa puissance dont seulement 65% a été prévue de s'échaper dans les circuits de refroidissement le rendement électrique étant de 35%, il importe de transférer urgemment son fagot de crayons dans la piscine..... ce que fait EDF quand ils sont en maintenance....Les indemanisations systématiques ce n'est plus d'actualité ..... les pourparler sont en cours pour limiter le défaut d'achat car la souplesse dans le suivi de charge des renouvelables à un prix. Il faudra admettre que l'électricité soit plus cher pour payer ces arrets techniques de commodité. Avec le dispositif d'achat actuel, les renouvelables variables subventionnent plus l'état que l'inverse depuis 2022 : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energies-renouvelables/fr/10-subventions-aux-energies-renouvelables-
APO
Sur une phrase de votre propos j'abonde dans votre sens 0Serge : " Il faudra admettre que l'électricité soit plus cher pour payer ces arrets techniques de commodité. " --> Ce n'était pas présent par le passé, cela fait plaisir à voir de vous voir évoluer un peu !!!
Serge Rochain
Je n'ai évolué en rien, cela n'était simplement pas venu dans la conversation de façon aussi directe à propos des renouvelables mais plusieurs fois à propos de l'ensemble des procédés de production notamment à l'étranger et en particulier en Allemagne parce que ces moyens de production ne sont pas des biens d'état comme en France où cette particularité fausse la réalité de cette particularité. Le pavé dans la mare qui le fait apparaitre en France c'est précisément les renouvelables qui pour la premiere fois se trouve ne pas être un dispositif d'état, au moins avec l'importance qu'il représente. Il y avait bien quelques petits producteurs isolés surtout en hydroélectricité au fil de l'eau mais cela restait marginal. Chez nos voisins allemands, par exemple, c'est le cas général, nucléaire ou parc PPV ou autres et y compris les mines, tout ça appartient à des particuliers, généralement des entreprises privées, et il y a longtemps que dans le prix de production de l'électricité il y a une part d'assurance pour payer les charge de suivi quand certains producteurs de centrales à charbon ou à gaz étaient prier de mettre la pédale douce dans les périodes de surproduction. La notion de dédommagement est apparue à l'arret définitif des centrales à charbon et nucléaire avec la rupture anticipée des contrats entre l'état et les propréitaires des centrales, ce qui fait que les allemands paient une fois et demi (je crois que c'est ce a quoi a abouti les négociations avec les propriétaires lésés, en étalant le reglement de l'indemnité sur le reste à courir des contrats avortés) le prix normal du KWh sous la forme de taxes qui se sont ajoutés aux taxes plus classiques. Ce n'est que pour vous que cela parait être une nouveauté, mais j'ai déja fait remarqué à maintes reprises que quand les moyens de production d'EDF étaient empéchés de produire pour une raison technique ou une autre, comme la surproduction en été où deux fois plus de réacteurs sont arrétés qu'en hiver (en principe, car à l'hiver actuel il y en a beaucoup plus que d'habitude) les employés d'EDF étaient payés pareils et n'étaient pas mis au chômage technique. Quand il s'agit de l'état le coût de cette contrainte est transparent, ils sont à un régime de fonctionaires. De toutes les façons, si EDF se trouve en difficulté, que ce soit pour cette raison ou une autre, nous sommes là en tant que contribuables pour renflouer les caisses.

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