KEY ENERGY 2026

La production électrique d'origine éolienne et solaire prend le pas sur les fossiles dans l'UE

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

L'Union européenne a pour la première fois produit plus d'électricité solaire ou éolienne en 2025 que celle d'origine fossile, a rapporté jeudi le centre de réflexion Ember, mais elle reste dépendante au gaz importé, susceptible d'être source de "chantage énergétique".

Un « moment historique » pour l'UE

Les deux énergies basées sur le vent et le soleil "ont généré un record de 30% de l'électricité de l'UE, devançant les énergies fossiles (29%)", indique le think-tank dans son rapport annuel intitulé European Electricity Review.

Un record essentiellement tiré par l'énergie solaire, dont la production a fortement augmenté et représenté 13% de l'électricité produite de l'UE en 2025, tandis que l'éolien s'inscrivait en léger recul du fait de conditions moins venteuses (16,9%).

Dans le même temps, la production d'électricité issue des centrales à charbon a atteint un nouveau plancher historique (9,2%) en 2025 après des années de forte baisse, ajoute le rapport qui analyse les données de production et de demande d'électricité dans les 27 pays de l'UE en 2025.

"Ce moment historique montre à quelle vitesse l'UE évolue vers un système énergétique reposant sur l'éolien et le solaire", se félicite Beatrice Petrovich, auteure du rapport. "Alors que la dépendance aux énergies fossiles alimente l'instabilité dans le monde, les enjeux de la transition vers les énergies propres sont plus évidents que jamais", ajoute-t-elle.

La Suède a dès 2010 franchi ce seuil, suivie par le Danemark en 2015. France, Portugal, Espagne et Autriche l'ont passé en 2023, avant l'Allemagne (2024) ou les Pays-Bas (2025). Mais l'Italie, la Grèce, la Pologne ou l'Irlande produisent encore davantage d'électricité à partir d'énergies fossiles.

L'UE reste fortement dépendante au gaz importé, qui a alimenté 16,7% de la production d'électricité l'an dernier, selon le rapport.

"L'augmentation de la production d'électricité à partir de gaz, conjuguée à la baisse de la production hydroélectrique en 2025, a fait grimper de 16% la facture des importations de gaz fossile de l'UE et a entraîné des flambées des prix sur les marchés de l'électricité", indique-t-il.

Risques de « chantage » énergétique

Or, ajoute le centre de réflexion, les enjeux sont majeurs alors que "pour l'Union européenne, les risques de chantage énergétique de la part des exportateurs de combustibles fossiles étaient particulièrement préoccupants" en 2025.

Une allusion transparente à la dépendance de l'Europe au gaz russe ou aux injonctions américaines de s'approvisionner en pétrole et gaz auprès des États-Unis, sur fond de guerre commerciale lancée par Donald Trump.

"Investir dans les énergies renouvelables produites localement constitue une stratégie essentielle pour atténuer ce risque, dans un contexte géopolitique toujours plus instable", souligne Ember alors que l'électrification de secteurs comme le transport, l'industrie ou le logement permettent aux États de réduire cette dépendance aux énergies fossiles tout en décarbonant leur économie.

Cette mise en garde rejoint celle lancée mardi par Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), pour qui la sécurité énergétique des États devrait être élevée au rang d'enjeu de sécurité nationale.

"L'énergie et la géopolitique ont toujours été intimement liées" mais "je n'ai jamais vu les risques liés à la sécurité énergétique se multiplier à ce point, ni l'ombre menaçante que la géopolitique et le secteur énergétique dans son ensemble projettent sur la sécurité énergétique", a-t-il plaidé à l'occasion du Forum économique mondial de Davos.

"Le prochain défi consistera à réduire significativement la dépendance de l'UE au gaz importé, coûteux", estime Beatrice Petrovich. "En investissant dans l'ensemble du système électrique pour exploiter le potentiel des batteries, des réseaux et des technologies électrifiées, l'UE peut tirer parti de sa propre production d'énergie renouvelable afin de stabiliser les prix et de se prémunir contre le chantage énergétique."

Pour asseoir sa résilience et renforcer sa souveraineté énergétique, le think-tank préconise d'augmenter les capacités de stockage par batteries, de renforcer les réseaux électriques et d'accroître la flexibilité de la demande afin "d'intégrer davantage l'énergie solaire et éolienne au mix énergétique" et de pallier la variabilité et l'intermittence de ces énergies.

"Ces mesures amélioreront non seulement la sécurité énergétique, mais sont également essentielles pour garantir des prix prévisibles et stables", souligne Ember.

Commentaires

APO
@Serge, vouloir mettre le "chapeau" du surcout de l'électricité allemande sur l'arrêt des centrales nucléaires ! Chapeau Bas et mes respects pour votre cohérence (LOL jaune !) et votre vue hermétique à certains faits !
Rochain Serge
Pas le surcout, mais une grande partie du surcout....et ça va même plus loin... la fermeture des réacteurs et des mines et centrales à charbon a mis a mal la caisse de retraite des mineurs et des ouvriers des ces centrales où les cotisants sont devenus marginaux et ça aussi est une part que les allements paient en surtaxe dans le cout du KWh ....dont vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les taxes et autres charges étaient tellement supérieures au prix de l'électricité elle même ? Figure 3 : https://www.connaissancedesenergies.org/sites/connaissancedesenergies.org/files/pdf-pt-vue/Rapport%20Union%20de%20l%27%C3%A9nergie%202020.pdf
APO
Avec les chiffres français et les 13 milliards d'Euros rien que pour 2025 pour subventionner les ENRi, on pourrait prendre en charge la caisse des retraites des mineurs allemands (sachant que la lignite est extraite avec de très grosses machines !!!) et que d'autre part les Allemands importent comme nous du Charbon pour leur sidérurgie .;) ) et une bonne partie du démantèlement de leurs centrales... 0Serge, votre bas gout me fascine parfois dans vos argumentaires !!!
Rochain Serge
Cessez d'inventer des subventions inexistante au profit des renouvelables qui financent l'état francais en permanence par les excedents du prix spot. Les subventions pour combler la suite de faillite des EPR en revanche, celles là sont bien réelles
ThB
M APO,

D’où sortent ces chiffres ? De la boule de cristal ou du chapeau d’un magicien ? Permettez-moi d’éclairer le débat avec des données officielles et un retour d’expérience concret.

1. Les chiffres officiels du SDES (2023) :
Le Service des données et études statistiques (SDES) publie clairement que, pour l’année 2023, les charges de service public liées aux énergies renouvelables ont été négatives pour l’éolien (-3,4 Md€) et l’hydraulique (-0,3 Md€). Autrement dit, ces filières ont généré des revenus pour l’État, car les prix de gros de l’électricité ont dépassé les tarifs de soutien. Quant au solaire photovoltaïque, les subventions sont quasi nulles.
(Source : SDES, Statistique publique de l’énergie, 2023)

2. Mon expérience personnelle :
J’ai installé des capteurs photovoltaïques dans mon jardin (mon toit n’étant pas adapté). Aucun centime de subvention n’a été perçu, mais l’investissement sera entièrement amorti dans 5 ans, batteries comprises. Depuis un ans je roule avec mon VE pratiquement gratuitement (ou plus exactement je roulerais dans cinq ans gratuitement il faut bien rembourser le banquier)l'essentiel de ma facture d'électricité 10 mois/12 correspond à l'abonement.

Concrètement :
Indépendance énergétique : plus d’importation de pétrole pour mes déplacements.
Contribution aux ENR : l’électricité que je produis et consomme augmente la part des énergies renouvelables, sans coût supplémentaire pour la collectivité.

3. Ce que ces économies permettent :
- Réduire la dépendance aux énergies fossiles. - Investir dans une transition énergétique qui, à terme, ne coûte rien à la société, bien au contraire.

En résumé : les chiffres que vous avancez semblent ignorer à la fois les données officielles et la réalité terrain. La transition énergétique n’est pas un coût, mais un investissement rentable, pour le portefeuille comme pour la planète.
Rochain Serge
C'est le propre des nucléophiles d'inventer des subventions aussi astronomiques qu'inexistantes au profit des renouvelables, et bien d'autres choses encore.
APO
@ThB, Les 12 à 13 milliards pour 2025 (pas pour 2023 ! Chaque Année est un cru unique et non régulier) ne sont pas encore sortis officiellement mais des "fuites" ont été diffusées et le budget 2026 doit en tenir compte... Bref attendons effectivement les Vrais chiffres consolidés pour 2025, mais si vous regardez l'augmentation significative des heures à prix très faibles ou négatifs de l'électricité, vous ne vous étonnerez pas ! (votre cas personnel est intéressant mais pas forcément réplicables pour 70 millions de personnes dont près de 50% d'urbains sans jardin...)
ThB
M APO, 1. Le photovoltaïque : une solution rapide et efficace
Équiper 50 % des toits et des sols disponibles en panneaux photovoltaïques (PV) représenterait déjà une avancée majeure pour réduire nos besoins en production électrique. Cette mesure, réalisable à court terme, permettrait de diminuer significativement notre dépendance aux énergies fossiles, notamment grâce à l’électrification des véhicules.
2. Le véhicule électrique, complément idéal du photovoltaïque
Le véhicule électrique n’est pas seulement un moyen de transport propre : il devient aussi un atout pour la gestion de l’énergie. En stockant l’électricité produite par les panneaux solaires, il permet de lisser la consommation et de répondre en partie à l’intermittence de cette énergie. Cerise sur le gâteau : il offre la possibilité de rouler à moindre coût, tout en servant de mini-station de stockage pour la maison.
3. Un potentiel inexploité, même en ville
Pour ceux qui ne disposent pas d’espace, une étude récente du Joint Research Centre (JRC) de la Commission européenne révèle un potentiel énorme : des millions de toits inutilisés pourraient, s’ils étaient équipés de panneaux photovoltaïques, couvrir jusqu’à 50 % des besoins électriques de l’Union européenne (sur la base de la consommation de 2024). Cette solution est réaliste, scalable et rapidement mobilisable.
4. Réallouer les investissements pour plus de justice sociale
Plutôt que de concentrer des milliards dans la construction de 6 nouveaux EPR, ces fonds pourraient être bien mieux utilisés :
éducation, hôpital, justice, recherche, isolation des logements ou encore renforcement du réseau ferroviaire. À titre de comparaison, l’investissement par habitant dans le rail est de 51 € en France, contre 512 € au Luxembourg ou 477 € en Suisse. Il est temps de réorienter nos priorités vers des services publics plus performants et plus proches des citoyens.
5. Une gestion responsable et visionnaire
Prendre les euros dans les « poches percées » de l’atome pour les réinvestir dans des secteurs qui améliorent directement le quotidien des Français, c’est faire preuve d’une gestion en bon père de famille. C’est aussi choisir une transition énergétique ambitieuse, solidaire et durable.
Ceyal
1 le photovoltaique à 4cts le kWh versus 20 il y a 4 ans (cf les articles de 60 millions de consommateurs) et 70 il y a 15 ans (mais il fallait enlever les ardoises) et en hiver sans soleil, le propriétaire est bien content de se raccorder au réseau public ... surtout pour un chauffage électrique ... donc en fait cela va augmenter prodigieusment le cout surtout pour ceux qui ne peuvnet investir des milliers d'euros dans un système panneaux + batterie
2. Véhicule électrique J'ai cela ... très adapté aux trajets de moins de 300 kms car 3€/100 km versus 10e en thermique ... mais pour un long trajet genre Rennes Chamonix, je reprends mon mazout car en électrique c'est aussi 10€/100km avce 2 arrêts en sus
4. justice sociale ... avec des malus maousse costaud pour la France d'en bas ... méditons un peu : j'achète un véhicule Dacia Sandero de 65 CV à 13 k€... comme je suis un infame rouleur en voiture fumante ... je paye 400€ de malus écolo ... pour payer le bonus écolo (3 k€) du bobo qui roule en Tesla modèle Y à 40 k€ ... idem avec la CSPE qui affecte tous les kWh consommés pour Financer les lubies écolos ... Rappel: recette de l'état Français en faillite 300 Md€ ... dépenses : 450 Md€ donc une douzaine en 2026 pour financer les lubies écolos .... on a vu largement le temps de voit comment se traduit le concept de justice sociale depuis 45 ans ... Nein Danke
Rochain Serge
Le cout des systemes PPV + batterie ont bien baissé et ont un coût concurrenciel qui permet de se passer du reseau. Il y a d'ailleurs beaucoup de gens qui habitent (j'en connais quelques uns) dans l'intérieur de la Guadeloupe et qui ont l'électricité PPV depuis 15 ans mais c'est vrai que c'était bien plus cher qu'aujourd'hui, ils n'avaient seulement pas le choix le reseau n'arrivant pas jusqu'à leur terrain. Aujourd'hui, et plus encore demain et bien avant que le premier des EPR de Macron ne sorte de tarre on peut se passer du réseau et ce n'est pas plus cher pour ceux qui sont loin de la ligne ENEDIS : Le solaire est non seulement pilotable, il est aussi compétitif ! https://www.revolution-energetique.com/actus/le-solaire-pilotable-est-desormais-competitif/ https://totalenergies.com/fr/actualites/communiques-de-presse/afrique-du-sud-totalenergies-lance-la-construction-dune-centrale 65€ le MWh solaire disponible à la demande ; Production et stockage : https://www.pv-magazine.fr/2025/12/17/les-batteries-suffisamment-bon-marche-pour-rendre-le-solaire-pilotable-economiquement-viable/ Je ne sais pas ce que vous avez comme VE mais moi je fais Toulouse Angers ou Toulouse Saumur exactement dans le même temps qu'autrefois et avec les mêmes arrets. ma seule recharge intermédiaire à Limoges après 300 Km d'autoroute que fait ma chinoise sans problème c'est que je choisi un restaurant proche d'une station de recharge rapide qui me fait pratiquement une charge totale et totalement transparente durant notre déjeuner. Et je n'ai plus que cette voiture qui me permet tous les déplacements que j'ai à faire, mais je suppose que vous faites Rennes/Chamonix tous les jours..., moi ce n'est que 4 fois par an mais si c'était 8 ça ne changerait rien. Mais vous avez raison, le VE ca ne vaut rien et le VT non plus car on ne peut pas faire Paris/Pekin sans devoir recharger en route. Vous avez bien des raisonnement reptiliens.
ThB
Monsieur Ceyal,

1. Sur la situation électrique en janvier 2026
Je confirme que je suis bien en tout électrique et abonné au tarif Tempo. Pour ce mois de janvier qui vient de s’achever, la France a connu 6 jours rouges, c’est-à-dire des jours où EDF et Enedis ont identifié un risque particulier sur le réseau. Pourtant, les 26, 28 et 29 janvier, malgré ces alertes, la France a exporté 143 GWh d’électricité (source : Electricity Maps). Les 5, 6 et 7 janvier, autres jours rouges, la France a même fourni à ses voisins un solde exportateur de 644 GWh, après déduction des 97 GWh achetés à l’Espagne. Nous sommes donc très loin du scénario de blackout parfois évoqué.

2. Mes économies grâce à mon installation photovoltaïque
Mon installation de 6 kWc au sol me permet d’économiser environ 1 600 € d’essence (1,7 €/l pour 15 000 km/an) et 800 € pour les besoins de mon logement. L’installation au sol simplifie grandement la pose des capteurs et réduit le coût global (panneaux + batterie + rail) à moins de 10 000 €. Avec un crédit à la consommation sur 5 ans, mes économies annuelles de 2 400 € couvrent largement le remboursement du crédit, et l’investissement me rapportera bien plus sur la durée de vie des panneaux (plus de 25 ans) soit à minima 25 X 2400 = 60 000 € sans avoir sortie un euro de ma poche.

3. Votre véhicule actuel et la transition vers l’électrique
Sans connaître votre modèle, pour votre tranquillité, je vous encourage vivement à envisager de changer de véhicule électrique. Je roule en VE depuis 2019 (pas en Tesla) et, dès cette année-là, en hiver pour aller à la montagne j’ai pu parcourir 658 km sans difficulté avec 5 personnes à bord dont un bébé, un coffre sur le toit plein. Pourtant les bornes étaient bien moins nombreuses et les recharges des véhicules plus lentes qu’aujourd’hui. Les économies réalisées me conforte dans ce choix, et je ne compte pas revenir en arrière.

4. Les véhicules électriques d’occasion : une solution accessible
Votre question sur les “écologistes” m’a surpris, je ne comprends pas bien, quel rapport vous entretenez avec eux et sur lesquels vous tapez régulièrement ?
Je préfère vous parler d’une réalité concrète : les VE d’occasion deviennent très accessibles. Ma fille, qui gagne à peine plus que le SMIC, a trouvé avec mon aide une e208 de 2023 (12 000 km, SOH 100%) pour 15 000 €. Les constructeurs ont aujourd’hui beaucoup de véhicules en stock (LLD/LOA), ce qui fait baisser les prix des occasions. Par ailleurs, les véhicules neufs essence/diesel dépassent souvent les 30 000 €, réduisant encore l’écart avec les VE. Les Français ne s'y trompent pas car les ventes de véhicules électriques explosent.

En résumé : la transition électrique est non seulement possible, mais aussi économiquement avantageuse, que ce soit pour l’énergie ou la mobilité.
Rochain Serge
ThB, pour expliquer ce risque de Blackout évoqué dans votre point 1, il faut bien voir qu'il s'agit de cas ponctuels d'exceptions systématiquement provoqués par une interuption brusque et de grandes puissances que nos voisins se mettent à cesser d'importer. Le blackout n'auraient pas pour cause un manque de puissance éventuel de nos moyens de production, loins d'être critiques comme vous le soulignez, mais à l'inverse, le blackout serait provoqué par une brusque surproduction de grande puissance provoqué par la chute d'une toute aussi grande baisse de la consommation. Ce variations rapide et de grandes ampleurs se produisent surtout à la période où le Soleil est le plus généreux car nos voisins, notamment allemands se sont dotés d'une puissance installée en PPV bien plus importante que la notre et au moment où le Soleil approche du méridien la puissance de leurs parcs PPV etant démultipliée ils n'ont plus besoin d'importer et basculent leurs parcs sur "ON" en coupant les importations. Cela est prévu la veille et en accord avec RTE qui sait donc tres exactement qu'à telle ou telle heure il y aura une chute de la demande allemande de x GW propre à destabiliser notre réseau. Les arrangements technico-commerciaux etant négociés la veille on peut voir l'expression de ces accords dès le lendemain matin dans les courbes de eco2mix sur la page "echanges commerciaux aux frontieres". Ainsi le premier avril 2025 dont on a beaucoup parlé et lu beaucoup de sottises sur ce forume on pouvait voir dès le matin qu'à 13 heure pile il se produirait une chute de 3,8 GW qui serait propre à destabiliser l'équilibre électrique du réseau si elle n'était pas aussitôt compensée par une baisse équivalente de la production, en deconnectant des parcs éoloiens et/ou solaires afin de s'ajuster sur la baisse de consommation. Bien sur plus tard dans la soirée l'Allemagne a repris ses importation depuis la france quand leurs PPV ont cessés de produire progressivement sur le même graphique on peut voir cette remontée en puissance de l'exportation au rythme ou le Soleil déclinait sur l'Allemagne ....tout cela ayant été négocié la veille entre RTE et son homologue allemand, mais on peut aussi le voir pour nos autres voisins qui ne sont pas restés constants non plus. Ces situations sont la cause de bien des incompréhensions chez certains nucléophiles notamment qui oubliant que la premiere exigence est de garder le réseau en équilibre production = consommation s'imaginent prioritairement que si les productions éoliennes ou solaire sous le controle de RTE chutent c'est parce que les propriétaires des parcs les coupent eux-mêmes de leur propre initiative parce que les prix devenant négatifs ils devront payer l'electricité qu'ils produisent, appuyant leur argument qu'à ces périodes il se trouve que les prix sont effectivement quelquefois négatifs, ce qui n'est que la conséquence de l'abondance (généralement solaire)en milieu de journée. Une confusion entre cause et consequences. Les consequences sont simultanées la cause étant l'abondance les consequences sont souvent doubles, l'abondance fait à la fois chuter les prix, et fait que nos voisins n'ont plus besoin d'importer en milieu de journée, notamment en été. Cette double conséquence est donc la raison d'une grande confusion dans l'esprit de ceux qui ont une vision plutôt mercantile que technique du pilotage d'un réseau.
APO
@Serge, Vous continuez d'ajouter toujours et encore de la confusion à de l'absence totale d'objectivité... Beaucoup de "nucléophiles" sont attérés de l'absence de pilotabilité d'un système trop rempli d'ENR.
le nucléaire ET l'hydraulique, dans le cas français, ont été pensé en ce sens, avoir de la pilotabilité sur divers pas de temps ! Avec un peu de Fossile pour compenser les moments difficiles !
Les ENR, sans de grosses capacités fossiles, sont incapables de "piloter" le réseau des pays d'Europe du Nord (au Sud avec pas mal d'hydraulique, pourquoi pas un jour...).
Rochain Serge
Les nucléophiles sont attérés de voir qu'effectivement les renouvelables qu'ils accusaient de ne pas être pilotables le sont bien plus que le nucléaire comme le démontre systématiquement RTE dans ses opérations de suivi de charge. Cette vérité indiscutable vous est totalement insuportable, et vous choisissez de la nier en étant incapable de la réfuter.
ThB
M. Rochain,

L'abondance est, par nature, bien plus simple à gérer que le déficit, c'est un principe qui dépasse largement le cadre énergétique. Si certains pays redoutent aujourd'hui le blackout, c’est avant tout pour avoir privilégié la capacité de production au détriment des infrastructures de régulation (STEP, batteries, volants d'inertie, air comprimé). Ces technologies de stockage présentent pourtant l’avantage crucial d’une réactivité quasi instantanée.

Cependant, au-delà du stockage, un autre levier majeur existe : l’ajustement de la consommation sur l’offre.

Prenons l'exemple d'ArcelorMittal à Dunkerque. Ce site, responsable à lui seul de 1 % des émissions de CO2 nationales, est au coeur de la transition grâce à son électrification. Il est regrettable que les décideurs n'envisagent son alimentation uniquement par la centrale nucléaire de Gravelines, omettant le potentiel des énergies renouvelables locales.

Le potentiel de la flexibilité industrielle

À titre d'exemple, un parc photovoltaïque comme celui de Marville (152 MWc) génère une puissance suffisante pour alimenter un four à arc électrique. Pour fondre environ 150 tonnes d'acier (ferrailles et minerai), un cycle de 40 à 60 minutes nécessite entre 60 et 75 MWh.

Synchroniser la production d'acier avec les pics de production solaire n'est pas une illusion technique, mais une opportunité stratégique. Un accord « gagnant-gagnant » pourrait être établi avec les énergéticiens :
- Pour l'industriel : Accès à une énergie à coût marginal quasi nul lors des surplus.
- Pour le réseau : Évitement d'investissements massifs dans le stockage et stabilisation du mix énergétique.

Un modèle reproductible
Cette logique de "consommation opportuniste" est parfaitement adaptable aux industries électro-intensives telles que la cimenterie, la verrerie ou la chimie de base.

Le bénéfice final est double : une fois les investissements de transition réalisés, la baisse drastique des coûts opérationnels renforcerait considérablement la compétitivité de nos exportations grâce à cette énergie "gratuite" car excédentaire.
Rochain Serge
ThB :" l’ajustement de la consommation sur l’offre." C'est une chose qu'EDF a mis en place avec la multiplication des réacteurs nucléaires dès le début des années 60. Toutes les constructions de nouveaux logements devaient être équipées d'un ballon de stockage de l'eau sanitaire, bien isolé, destiné à être chauffé électriquement la nuit quand EDF ne savait pas quoi faire des productions nucléaires nocturnes. Cela était donc déjà visible par n'importe qui, mais ce qui est moins connu, et que j'ai vécu sur le plan professionnel c'est que la pression sur les industriels pour décaler les besoins d'énergie électrique en période nocturne a été aussi très importante. Fin 1962 je travaillais dans une entreprise industrielle (SOMECA) à Carcassonne qui fabriquait toutes les pièces en caoutchouc pour tous les constructeurs automobiles de France, et même au-delà notamment allemands, anglais et italien pour certaines marques et certains modèles. A cette époque les tapis de voitures qui étaient les plus grosses pièces étaient toutes en caoutchouc à l’exception de ceux des berlines de luxe fait de feutres. Toutes les pièces étaient réalisées par vulcanisation et moulage à l’aide de presses à vapeur sous haute pression. L’usine qui était un très gros consommateur d‘énergie, était alimentée en électricité par une station hydroélectrique appartenant à l’usine et installé sur un bras détourné de l’Aude par un canal, en amont de l’usine pour garder l’altitude, avec la conduite forcée au niveau du barrage dans l’enceinte de l’usine. Apres le passage dans la turbine, l’eau rejoignait le fleuve un peu plus loin en aval. L’entretien de cette installation et la conduite du système de production mobilisait un ingénieur qui avait aussi la charge du développement des moules pour les nouveaux modèles de voitures qui apparaissaient de temps en temps chez nos clients, et deux ouvriers électriciens entièrement affectés eux à cette tâche. Un jour des représentant d’EDF sont venus, et ont longuement discutés avec le patron, lui vendant de l’électricité à un prix certainement très intéressant puisque cela a abouti à l’abandon du système hydroélectrique dont l’usine était propriétaire, mais en créant une véritable révolution dans l’organisation de l’usine. Outre les deux ouvriers électriciens qui ont été remerciés, au lieu de travailler en journée de 8 heures avec une interruption d’une heure et demi à l’heure du déjeuner comme auparavant, le travail a été organisé avec deux équipes faisant des journées (ou plutôt des nuits) de 5 heures ½ en continue avec jonction des équipes en milieu de nuit. D’autres aménagements accompagnaient cette réorganisation comme l’ajout d’autres cocottes-minute, comme nous appelions ces chaudières à vapeur par similitude avec les autocuiseurs qui commençaient à se répandre dans les cuisines (souvent achetés avec la prime de fin d’année dans l’entreprise). Ces adjonctions ont été rendues nécessaires pour compenser la courte période nocturne des tarifs négociés qui remplaçaient les 24 heures d’affilées de chauffe en continu des réservoirs de vapeur précédemment utilisées… Avec ces nouvelles chaudières, on s’est mis à faire des réserves d’avance de vapeurs sous pression pour assurer les premières heures de la soirée du lendemain et permettre la continuité du service du matin au-delà de l’arrêt du bénéfice des tarifs intéressants. Les syndicats ayant donné leur accord après consultation du personnel de l’usine tout le monde semblait finalement satisfait de ce bouleversement malgré quelques grincements de dents. C’était seulement un peu étrange pour les personnels non concernés par ces changements comme les administratifs et personnels techniques autres que ceux de la production, dont je faisais partie. Pour rejoindre mon bureau du service mécanographique que je dirigeais, le matin et en journée à l'heure du déjeuner, je traversais une usine totalement silencieuse, semblant abandonnée, comme le soir lorsque je rentrais chez moi avant que l’équipe du soir n’entame sa nuit. Un changement radical, quand quelques semaines plus tôt cette même traversée se faisait à travers un nuage de vapeur continue et un vacarme ou se mêlaient les bruits de choques de pièces mécaniques et les sifflements des purgeurs de vapeur des presses de plusieurs tonnes. L’ajustement de la consommation à la production, pour moi ça veut dire quelque chose de bien précis et d’inoubliable, mais voyez-vous, ce n'est pas nouveau, et ce ne sera pas une nouveauté qui le devra aux renouvelables.
APO
Ca fume grave !!! Arcelor Mittal vient de signer avec EDF pour bosser en 24/7 et pas quand ça voudra bien ...
Rochain Serge
Le plus sur aurait été de faire confiance aux renouvelables qui implantés correctement et uniformément sont les seuls moyens de permettre une production constante pour un volume donné, comme on le verra se multiplier dans l'avenir. Mais EDF est prêt à se sacrifier à n'importe quel prix pour que l'on parle nucléaire dans tous les canards de la planète. L'exemple d'Hinkley Point a été révélateur : Vous ne payez pas la construction de l'EPR mais vous paierez le MWh sur un prix que l'on arréte aujourd'hui et les retards et dépassements de budgets (les deux inéluctables) seront pour notre pomme, enfin, je veux dire, pour la pomme des contribuables français.
Denis Margot
@Rochain. En matière de dépassements de coûts, en voici quelques-uns (merci Ceyal) :
  • EPR de Courseulles : de 138,70 € à 176,70 € / MWh
  • EPR de Fécamp : de 135,20 € à 64,24 € / MWh
  • EPR de St-Nazaire : de 143,60 € à 174,38 € / MWh
  • EPR de Noirmoutiers : de 137,00 € à 171,66 € / MWh
  • EPR de Dieppe : de 131,00 € à 166,90 € / MWh
  • EPR de St-Brieuc : de 155,00 € à 196,35 € / MWh

Soit une moyenne de 175 €/MWh, pas mal non ?

Oups, je me suis trompé, ce ne sont pas des EPR, ce sont des parcs éoliens qui fournissent une électricité sans grande valeur sur laquelle il faudra rajouter de nombreuses autres charges…

Rochain Serge
Ce n'est pas la seule erreur..... les sources officielles de ces tarif en gras à droite, sortis dont ne sais où, et qui ne sont pas ceux négociés à l'attribution du parc, lesquels sont peut être ceux de gauche (mais ce n'est pas du tout certain car il semble bien que ce soit un tarif déjà réévalué pour certains, au moins celui de Saint Brieuc selon un journal Breton pourtant pas spécialement favorable à l'éolien, voir plus bas) sur lesquels il manque celui de Dunkerque à 44€ le MWh. Je veux bien compren dre qu'il puisse y avoir des changement de prix mais il faut citer les sources et vous vous satisfaisez de ce que vous raconte Ceysal, uniquement parce que cela arrtange votre dogme...il est hors de question que vous puissiez en douter. On peut aussi parler de l'augmentation du prix du MWh issu d'un EPR qui multiplie sont prix de revient par 6 , ce qui n'a jamais été le cas pour une éolienne ou un PPV, c'est même plutôt l'inverse pour eux, en général. Par ailleurs, quelle que soit la source de l'électricité, elle n'est jamais sans grande valeur (sorte d'insulte gratuite uniquement dirigé vers le renouvelable), elle devra dans tous les cas supporter d'autre charge avant de se retrouver sur la prise de courant dans mon salon Je ne vais pas perdre mon temps à vérifier chaque risque élevé de mensonge mais le seul que j'ai essayé de vérifié montre déjà une tentatvie de mensonge pour le parc de Saint Brieuc il s'agit toujours de 155€ qui serait déjà un tarif réévalué depuis l'accord des autorités : https://www.breizh-info.com/2024/05/29/233511/parc-eolien-en-mer-de-saint-brieuc-aucune-reduction-de-la-facture-pour-les-habitants-de-bretagne/
Denis Margot
@Rochain. Ces chiffres viennent de la CNDP : https://participer-la-mer-en-debat.cndp.fr/project/test/collect/proposez-vos-projets/proposals/tarifs-actualises-des-8-sites-eolien-en-mer.

Une électricité sans grande valeur, c’est par exemple un système qui produit trop quand on n’en a pas besoin et qu’on est obligé de l’acheter à un prix fixe (150 à 200 €/MWh) parce que vos amis escrolos ont décidé de torpiller un autre système beaucoup plus efficace.

Une électricité sans grande valeur, c’est par exemple un système qui ne produit pas quand on en a besoin et qui oblige à aller se fournir ailleurs, si toutefois on trouve des producteurs.

ThB
Monsieur Denis Margot,

Vos chiffres semblent relever davantage de la conjecture que de la réalité du terrain. Affirmer un coût de 176 €/MWh pour le parc de Courseulles-sur-Mer, qui ne sera mis en service que dans deux ans, est pour le moins prématuré.

La réalité des chiffres observés est bien différente :
- Fécamp (Réel 2025) : Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, le parc a produit plus de 1,78 TWh d’électricité bas carbone. Si l'on rapporte l'investissement (environ 2 Mds € sur 25 ans) à la production annuelle destinée à couvrir les besoins de 800 000 foyers, le coût de revient avoisine les 45 €/MWh.
- Saint-Nazaire : Les résultats d'exploitation confirment les prévisions initiales, avec un coût maîtrisé aux alentours de 53 €/MWh.

Ces données concrètes démontrent que l'éolien en mer est une solution compétitive (EPR de Flamanville 135 €/MWh) et indispensable à notre mix énergétique, loin des estimations alarmistes que vous avancez.
Rochain Serge
Margot est pret à colporter n'importe quel chiffre qui arrange son dogme sans jamais rien vérifier car la réalité ne l'interesse pas. Nous perdons notre temps, on ne convainc pas un religieux avec des faits.... en fait avec RIEN; un religieux est définitivement perdu pour le monde de la raison.
APO
Sur les productions cumulées, je veux bien. Sur les Prix @ThB, j'attends votre source avec plaisir ! (soit l'état s'est fait berné, soit c'est quelqu'un d'autre qui nous berne !!!)
Rochain Serge
C'est l'bien l'Etat qui s'est fait berné.... mais sur le nucléaire ! Un EPR présenté avec un coût de 3,5 milliards d'euros ce n'était pas tres cher et il fallait signer l'autorisation..... 15 ans se passe l'échaance également annoncé pour 2012 se passe ....on arrive en 2024 et c'est 22 milliards qui figurent en bas de la facture. Et comme Macron paie avec l'argent de mes arrieres petits enfants, il en commande 6 de mieux ! Tant qu'a faire de se faire berner.... quand on adore ça on n'hésite pas !
APO
Pour l'EPR, c'est EDF qui paye et qui subit les conséquences, pas l'état !!! Sur les ENR c'est nous tous... qu'on le veuille on non ! Avec la concurrence, libre à chacun de souscrire chez EDF ou pas !!!
ThB
M APO,

l’État détient désormais 100 % d’EDF. En tant qu’actionnaire unique, il est le seul garant de ses dettes abyssales.
Ma question est simple : comment comptez-vous financer ce gouffre sans sacrifier nos services publics essentiels ?
Entre l’Hôpital, l’Éducation et la Justice, quel secteur sera la variable d’ajustement ? À l’heure des tensions géopolitiques, on se doute que l’Armée sera épargnée ; dites-nous alors quel service sera, selon vous, le plus "dépouillé".
Rochain Serge
Comme ils ont toujours fait.... en levant l'impot sans jamais punir ceux qui sont responsable du gouffre et même en baratinant le peuple pour qu'il les considérent comme des héros, ce que vous faite.
APO
La spoliation des petits actionnaires est et sera un aubaine pour l'état... Les comptes d'EDF vont s'améliorer (l'éolien en mer va du reste les y aider !) dans les années à venir et l'état n'injecte rien, EDF s'autofinance. Le Nucléaire a fort bien produit cet hiver ! Par contre les 13 milliards dus aux ENRi vont faire très mal au budget français en 2025 et pour sur en 2026 ... EDF sera à nouveau privatisé sous peu suivant les gouvernements en place... Et si EDF était réellement privatisé à ce jour, sa politique commerciale serait autre et ferait mal à bien du monde, car une S.A. se doit de faire du "fric" !!! (l'état a juste spolié des petits actionnaires pour mieux maintenir l'Elec à des prix bas pour éviter la grogne sociale donc EDF trinque... Rappel : L'Elec au particulier en France c'est 250 Euros/MW.h et c'est 400 Euros en Allemagne --> il faut juste un peu d'esprit critique pour comprendre la différence...)
Rochain Serge
Vous passez votre temps à inventer des subventions inexistantes au profit des renouvelables et feignez d'ignorer les renflouments permanents du secteur nucléaire. Si l'atat a juger indispensable de renationaliser EDF c'est sans doute que dans sa vie d'industrie privée EDF croulait sous les milliards de profits. Mais ce que tout le monde sait sans être expert comptable c'est qu'on ne peut pas être profitable en multipliant les budgets de dépenses par 6 ou 7 et en maintenant le prix de l'électricité produite à la valeur calculée par un prix de production 6 ou 7 fois moindre. Le renflouement sera permanent.
APO
@Serge, Regardez les comptes publiques ! Bientôt (dans quelques mois) on aura l'état exact du cout des ENRi pour 2025 à l'état Français !!! Pour ce qui est d'EDF, on aura aussi bientôt leurs comptes et leurs profits donc des dividendes pour l'état !!! Pour ce qui de l'EPR 1, il va couter cher à EDF, mais pour le moment c'est EDF qui couvre tout... Ceux qui ne souscrivent pas chez EDF ne payent pas directement les déboires de l'EPR 1, ils payent leur fournisseur d'Elec qui est libre d'acheter où il veut son Elec et de faire des outils de production sans nucléaire (Cf Enercoop qui a fini par acheter de l'ARENH pour ne pas faire faillite LOL LOL LOL !!!)
Rochain Serge
Arrétez les tours de passe passe.... les multiplication par 6 ou 7 du prix des réacteurs nucléaires ne seront pas payées par un miracle du sait esprit.... ce sont bien les contribuables qui les paieront ....les miracles ne sont que dans vos convictions
APO
Passez donc les informations sur vor porpos @Serge ! EDF S.A. a des comptes publiques... Allez-y voir !
Serge Rochain
Mais les 17 milliars d’excedent de coûts de Famanville , tout comme le comblement du déficit d’Olkiluoto ne doivent pas faire partie d’EDF ...Pas plus que les provisions pour Hinkley Point.
ThB
M APO,

Il semble y avoir une confusion sur le fonctionnement réel d’Enercoop. Plutôt que de relayer des approximations, il est important de revenir aux faits techniques et économiques qui régissent ce fournisseur militant.

L’ADN d’Enercoop repose sur le circuit court : l’achat conjoint de l’électricité et des garanties d’origine directement aux producteurs. Ce modèle de contrats directs (PPA) garantit une transparence totale, contrairement aux fournisseurs qui se contentent d'acheter des "certificats verts" sur les marchés pour "verdir" de l'électricité nucléaire ou fossile.

Concernant la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, quelques précisions s'imposent :
- La réalité du marché :
Comme tout fournisseur, Enercoop a subi l'explosion des cours mondiaux. Lorsque les prix du gaz ont fait flamber le kWh, les producteurs (même renouvelables) vendent au plus offrant.
- La protection des adhérents :
Enercoop a dû faire des choix stratégiques courageux pour maintenir des tarifs soutenables alors que les quotas d'ARENH étaient saturés et que l'électricité verte devenait un produit de luxe capté par les plus gros acteurs financiers.
- Un modèle de résilience :
Ce n'est pas une simple entreprise, mais un projet politique et citoyen.

Enercoop aujourd’hui, c’est :
- Une structure unique : 1 Scic nationale et 10 Scic régionales, favorisant l'ancrage local.
- Une force citoyenne : Plus de 64 200 sociétaires et le cap des 100 000 clients franchi en 2024.
- Un impact réel : Un réseau de 450 producteurs engagés dans une électricité 100 % renouvelable.

Le débat sur l'énergie mérite mieux que des raccourcis. Je vous invite à vous renseigner sur le modèle coopératif avant d'en critiquer la gestion.
APO
LOL et Pourquoi donc cette façade idyllique ENERCOOP a acheté de l'ARENH (comme tous les autres du reste !) !???
Sur votre propos @ThB : "La protection des adhérents : Enercoop a dû faire des choix stratégiques courageux pour maintenir des tarifs soutenables alors que les quotas d'ARENH étaient saturés et que l'électricité verte devenait un produit de luxe capté par les plus gros acteurs financiers." --> Vous me faites hurler de Rire Jaune !!! Si Enercoop a acheté de l'ARENH c'est qu'ils n'avaient pas le choix et que l'électricité hydraulique était trop chère (pas le PV ni l'éolien) donc ils ont acheté du Nucléaire, faute d'autres capacités présentes pilotables !!! LOL ! LOL! LOL !!!
Le modèle PV + éolien ne marche pas en France, il faut beaucoup d'hydraulique pour faire face et on n'en a pas assez... Fin de l'histoire donc beaucoup de Gaz ou une quantité certaine de Nucléaire, il faut choisir !
Serge Rochain
le modele nucleaire ne marche pas en France... ni ailleurs. il lui faut de solides béquilles pour le maintenir. d'abord de l'hydraulique dont nous sommes abondamment fourni, contrairement a nos voisins allemands, mais ne suffit tout de même pas.alors nous utilisions beaucoup de fossiles, notamment du charbon, comme nos voisins allemands. Mais comme nos voisins allemands, nous avons compris que cette béquille n’est pas une solution et nous nous sommes convertis, comme nos voisins allemands encore, aux renouvelables, meme si nous nous y prenons comme des manches en plàtant la moitié des eoliennes du pays sur un mouchoir de poche de 16% de la surface du territoire et le reste saupoudré sur les 84% restant. de quoi s'étonner, quand on a un petit pois a la place du cerveau, que l’on a une production en dent de scie selon qu’il y a du vent ou pas dans ces petits 16%. Malgré cette incongruité on reussi a satisfaire a nos besoins interieurs PRESQUE tout le temps et même à exporter...merci le renouvelable.
ThB
M APO,
Comme souvent, vous lisez en diagonale ce qui vous fait passer à coté de quelques informations importantes.
"l’État détient désormais 100 % d’EDF" vous me répondez "EDF sera à nouveau privatisée sous peu" !!!
essayer de faire réparer votre boule de cristal, car EDF n'est pas prêt pour des raisons stratégiques à être une nouvelle fois privatisée.

Dans un autre post, j'essaie d'expliquer:
le solaire et l'éolien devraient représenter 28 % de la production mondiale d'électricité d'ici 2030.
La multiplication des heures à prix négatifs n'est pas une anomalie passagère, mais le symptôme criant d'un manque de flexibilité de nos systèmes actuels.Les solutions techniques sont pourtant là :
- Stockage (batteries, STEP) ;
- Effacement et pilotage intelligent de la demande ;
- Renforcement des interconnexions transfrontalières.

Les énergies renouvelables (ENR) ne sont plus une promesse lointaine : elles sont une réalité économique et industrielle. Moins chères, plus rapides à déployer et plus sobres en ressources, elles bousculent désormais les énergies fossiles comme le nucléaire.
APO
@ThB, Ce qui est fou avec le modèle EnerCoop c'est que in fine c'est pour 70.000 adhérents, donc 0.1% de la population française soit-disant "Full ENR", il leur faut acheter de l'ARENH quand le Gaz est trop cher !!! Imaginons donc pour toute la France le délire si nous tentions (comme les Allemands) le 100% ENR !!! Bref on irait vers les 400 ou 500 Euros/MW.h allègrement et vive le pouvoir d'achat du Français moyen qui n'aurait plus le choix que d'acheter de la mal-bouffe (subventionnée cote Elec et énergie car gros industriels !!!) --> Le modèle ENRECOOP est pourri en profondeur mais pas sur la façade !!!
Rochain Serge
Les allemands, vos têtes de turcs, vont plutôt bien d'apres le dernier bilan : https://allemagne-energies.com/2026/01/
ThB
M APO,

Votre analyse semble être restée bloquée à l'ère pré-2026. Faut-il vous rappeler que le dispositif ARENH est enterré ? Votre nostalgie des années 80 vous empêche manifestement de saisir les réalités du marché actuel.

Faire un amalgame entre les sociétaires d’Enercoop, la politique énergétique allemande et la « malbouffe » pour justifier un MWh à 500 € ne relève plus du débat, mais du contresens total. Quant à l’envolée des prix, elle résulte de notre dépendance aux fossiles et de la corrélation gaz-électricité exacerbée par le conflit ukrainien. Le problème n'est pas le manque de soleil, de vent ou l'intermittence des renouvelables, mais notre déficit structurel de stockage et de flexibilité.

Le reste de votre argumentation n’est qu’une dérive populiste qui ne remplace pas une analyse factuelle. Arrêtez les slogans "Trumpiens" et essayez, pour une fois, de vous appuyer sur des données réelles.

Votre argumentaire a besoin d'un formatage complet.
Rochain Serge
Sauf qu'EDF c'est l'état, c'est à dire NOUS ! Les ENR ce sont les investisseurs qui paient et personne d'autre !
Denis Margot
@Thb. Ces chiffres proviennent de la CNDP, pas de moi (https://participer-la-mer-en-debat.cndp.fr/project/test/collect/proposez-vos-projets/proposals/tarifs-actualises-des-8-sites-eolien-en-mer). Si vos chiffres sont justes, alors il s’agit d’une authentique arnaque de la part des exploitants éoliens. Un coût autour de 45 € pour un prix renégocié à 175 €, soit une hausse de près de 300% ???? Il se dit que les ENRi sont un excellent business, on comprend mieux pourquoi.
APO
Ou les éoliennes en mer sont un pur scandale @Denis Margot... (Mais EDF y est bien trempé aussi - 4/6 parcs - et se fait du cash ainsi...)
Rochain Serge
Le scandale c'est quand les ignorants de ce domaine, comme dans de nombreux autres, prétendent que l'éolienne en mer est un mauvais placement. La mer est le lieu le plus venté de la planète ce qui se traduit pas des vents particulierement constants, et puissants, mais les ignorants croient l'inverse.
APO
Exact @Serge, l'éolien en mer est un très bon placement pour les producteurs ! Mais absolument pas pour les consommateurs !!!
Rochain Serge
Je suis tout aussi satisfait de mes placements dans EOLMED que dans les autres... vous n'êtes qu'un ignorant qui croit tout savoir !

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