KEY ENERGY 2026

La production électrique d'origine éolienne et solaire prend le pas sur les fossiles dans l'UE

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

L'Union européenne a pour la première fois produit plus d'électricité solaire ou éolienne en 2025 que celle d'origine fossile, a rapporté jeudi le centre de réflexion Ember, mais elle reste dépendante au gaz importé, susceptible d'être source de "chantage énergétique".

Un « moment historique » pour l'UE

Les deux énergies basées sur le vent et le soleil "ont généré un record de 30% de l'électricité de l'UE, devançant les énergies fossiles (29%)", indique le think-tank dans son rapport annuel intitulé European Electricity Review.

Un record essentiellement tiré par l'énergie solaire, dont la production a fortement augmenté et représenté 13% de l'électricité produite de l'UE en 2025, tandis que l'éolien s'inscrivait en léger recul du fait de conditions moins venteuses (16,9%).

Dans le même temps, la production d'électricité issue des centrales à charbon a atteint un nouveau plancher historique (9,2%) en 2025 après des années de forte baisse, ajoute le rapport qui analyse les données de production et de demande d'électricité dans les 27 pays de l'UE en 2025.

"Ce moment historique montre à quelle vitesse l'UE évolue vers un système énergétique reposant sur l'éolien et le solaire", se félicite Beatrice Petrovich, auteure du rapport. "Alors que la dépendance aux énergies fossiles alimente l'instabilité dans le monde, les enjeux de la transition vers les énergies propres sont plus évidents que jamais", ajoute-t-elle.

La Suède a dès 2010 franchi ce seuil, suivie par le Danemark en 2015. France, Portugal, Espagne et Autriche l'ont passé en 2023, avant l'Allemagne (2024) ou les Pays-Bas (2025). Mais l'Italie, la Grèce, la Pologne ou l'Irlande produisent encore davantage d'électricité à partir d'énergies fossiles.

L'UE reste fortement dépendante au gaz importé, qui a alimenté 16,7% de la production d'électricité l'an dernier, selon le rapport.

"L'augmentation de la production d'électricité à partir de gaz, conjuguée à la baisse de la production hydroélectrique en 2025, a fait grimper de 16% la facture des importations de gaz fossile de l'UE et a entraîné des flambées des prix sur les marchés de l'électricité", indique-t-il.

Risques de « chantage » énergétique

Or, ajoute le centre de réflexion, les enjeux sont majeurs alors que "pour l'Union européenne, les risques de chantage énergétique de la part des exportateurs de combustibles fossiles étaient particulièrement préoccupants" en 2025.

Une allusion transparente à la dépendance de l'Europe au gaz russe ou aux injonctions américaines de s'approvisionner en pétrole et gaz auprès des États-Unis, sur fond de guerre commerciale lancée par Donald Trump.

"Investir dans les énergies renouvelables produites localement constitue une stratégie essentielle pour atténuer ce risque, dans un contexte géopolitique toujours plus instable", souligne Ember alors que l'électrification de secteurs comme le transport, l'industrie ou le logement permettent aux États de réduire cette dépendance aux énergies fossiles tout en décarbonant leur économie.

Cette mise en garde rejoint celle lancée mardi par Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), pour qui la sécurité énergétique des États devrait être élevée au rang d'enjeu de sécurité nationale.

"L'énergie et la géopolitique ont toujours été intimement liées" mais "je n'ai jamais vu les risques liés à la sécurité énergétique se multiplier à ce point, ni l'ombre menaçante que la géopolitique et le secteur énergétique dans son ensemble projettent sur la sécurité énergétique", a-t-il plaidé à l'occasion du Forum économique mondial de Davos.

"Le prochain défi consistera à réduire significativement la dépendance de l'UE au gaz importé, coûteux", estime Beatrice Petrovich. "En investissant dans l'ensemble du système électrique pour exploiter le potentiel des batteries, des réseaux et des technologies électrifiées, l'UE peut tirer parti de sa propre production d'énergie renouvelable afin de stabiliser les prix et de se prémunir contre le chantage énergétique."

Pour asseoir sa résilience et renforcer sa souveraineté énergétique, le think-tank préconise d'augmenter les capacités de stockage par batteries, de renforcer les réseaux électriques et d'accroître la flexibilité de la demande afin "d'intégrer davantage l'énergie solaire et éolienne au mix énergétique" et de pallier la variabilité et l'intermittence de ces énergies.

"Ces mesures amélioreront non seulement la sécurité énergétique, mais sont également essentielles pour garantir des prix prévisibles et stables", souligne Ember.

Commentaires

Ceyal
De la lecture comme demandé par M Rochain 1/ Production globale le 6 janvier au matin : site Eco2MIX bien connu .... 2/ Puissance installée : site ENTSOE et minsitère du développement durable https://transparency.entsoe.eu/generation/installed/perType?appState=%7B%22sa%22%3A%5B%22BZN%7C10YFR-RTE------C%22%5D%2C%22st%22%3A%22BZN%22%2C%22mm%22%3Atrue%2C%22ma%22%3Afalse%2C%22sp%22%3A%22HALF%22%2C%22dt%22%3A%22CHART%22%2C%22df%22%3A%5B%222026%22%2C%222026%22%5D%2C%22tz%22%3A%22CET%22%7D et aussi https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/conjoncture-de-lenergie-0 ..... 3/ Prix moyen de l'électricité en France https://storioenergy.com/fr/blog/observatoire-des-prix-de-l-electricite ..... 4/ Prix ARENH https://www.ccomptes.fr/en/documents/58078 ...... 5/ Prix nucléaire historique 2026 établi par la CRE https://www.cre.fr/actualites/toute-lactualite/la-commission-de-regulation-de-lenergie-publie-son-evaluation-des-couts-complets-de-production-de-lelectricite-au-moyen-des-centrales-electronucleaires-historiques-pour-la-periode-2026-2028.html ...... 6/ 10 milliards d'Euros de subventionnement annuel pour les ENRia https://www.papernest.com/demarches-energie/decrypter/accise-electricite/ avec gros impact sur la CSPE donc sur la facture d'électricité des français pour engraisser le lobby solaire et éolien .... 7/ Parc eolien de Cestas ... grix garantoi de 105€! MWh toput ça pour L'équivalen de 5% d'UN SEUL réacteur du Blayais ... https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_solaire_photovolta%C3%AFque_de_Cestas ...... 8/ Prix de l'éolien, en mer .... https://participer-la-mer-en-debat.cndp.fr/project/test/collect/proposez-vos-projets/proposals/tarifs-actualises-des-8-sites-eolien-en-mer .... 9/ Cout moyen de rachat du MWh de l'éolien en mer à 184,9€/MWh en 2024 de https://www.retm.fr/documents/annexe1-au-courrier-au-premier-ministre-du-31-aout-2025 .... 10/ production de chaque site et reduction de la production du Blayais en avril 2025 pour laisser laisser les electrons verts de Cestas : site ENTSOE, rubrique Transparency ... sous rubrique generation .... Toutes ces lectures montrent à l'évidence qu'il faut mettre SANS DELAI un moratoire sur les ENRia
Rochain Serge
C'est délicieux de vois vos commentaires à côté des reférences de sites dont la moitié au moins n'ont rien d'officiel et surtout sont issus de groupes opposants systématiques aux renouvelables. Je passerait une annéeentiere à démonter ce fatras de sornettes ...je ne m'atarrderai que sur le dernier qui était au coeur du sujet du débat de ce forum particulier . Vous annoncez sans fremir que le Cout moyen de rachat du MWh de l'éolien en mer à 184,9€/MWh alors que le plus élevé de la liste de cet organisme "reseau énergie terre et mer" dont on ne peut plus douter qu'il est ANTI renouvelable quand on voit la liste impressionnnante de ses memebres anti éoliens, anti renouvelable anti PPV, protecteur des paysages...et patati et patata ) plafonne à 155€ et le plus bas à 44 € Quand on demande des chiffres on demande des chiffres officiels venant d'organismes officiels pas de sites Complotistes Ne vous fatiguez pas Ceyal....les ficelles sont tellement grosses que je ne m'étonne pas que vous y ajoutiez foi !
APO
Les projets éoliens à 44 Euros/MW.h ont été attribués mais ne sont pas construits et ne le seront peut-être jamais vu les prix de Marché actuels... L'avenir le dira mais fort à parier qu'ils ne le seront pas ! Reste tous les autres projets autour de 135 Euros/MW.h avec diverses majorations mais aussi du fait des majorations une partie d'écrêtage... Mais bien au-delà des prix de Marché lors des périodes venteuses ...
Rochain Serge
Ce n'est pas la question ..... quand on fait reference à un document qui cite une série de nombre entre 44 et 155 on n'en conclu pas en commentaire que la moyenne est de 167 ou n'importe quelle autre ânerie !
Ceyal
Ces chiffres sont ceux rapportés par la CNDP, la Commission Nationale du Débat Public, un site complotiste bien connu, qui rapporte ceux fournis par la CRE. Rappel: la CNDP DOIT ETRE OBLIGATOIREMENT saisie des plus grands projets Énergie et climat : projets éoliens, photovoltaïques, nucléaires, hydrauliques… etc... Le prix des 8 premiers sites de l'éolien en mer a été négocié avec un tarif GARANTI à plus de 200€/MWh, renégocié à la demande de la cour des comptes (un autre organisme complotiste ????) entre 131 et 155 €/MWh ... Effectivement je suis tombe de ma chaise quand j'ai lu le rapport de la CNDP qui explique que les prix ont été ré-évalués régulièrement pour atteindre mi 2024 entre 167-197€/MWh sic .... https://participer-la-mer-en-debat.cndp.fr/project/test/collect/proposez-vos-projets/proposals/tarifs-actualises-des-8-sites-eolien-en-mer ... Enlevez vos oeillères Rochain ... ce qui vous incitera à quitter le lobbyisme complotiste ENRia
Rochain Serge
Les chiffres OUI ! Mais le commenteur menteur que vous en avez déduit par forfaiture affichant comme en étant la moyenne alors qu'il est bien au dela du maximum de la série ne sort pas du CNDP, mais de votre esprit tordu. Et je n'ai pas lu tous les sites que vous citez.... constatant l'hypocrisie don t vous êtes capable je n'ai pas envie de perdre mon temps avec vous. Dans ce message en core vous tentez une nouvelle forfaiture ; Vous dites CES chiffres (donc tous) sont du CNDP alors que la grande majorité des chiffres que vous citez dans les sites de votre commentaire est truffé de site d'opinion qui n'ont rien à voir avec le CNDP C achez vous, que je ne vous vois plus Ceyal
Ceyal
Sic Rochain un plus faut "alors que ça plafonne à 155€ le MWh" ... 155€ c'était la valeur convenue en 2018 pour le site de Saint Brieuc réévalué à 197€ mi 2024 selon le site du CNDP... en Aout 2025 la moyenne de 184,9 (chiffre raporté de la CRE) était donc tout à fait crédible car mi 2024 c'était déjà entre 161 et 197€ ... Meditez que cela fait TROIS FOIS le prix moyen du MWH (60€), toutes sources confondues ... et tout ça pour que quand on en a besoin le 6 janvier au matin l'éolien en mer produise brillamment 150MW pour les 2000 MWc installés soit 7,5% ... mais ça n'empêchera pas Rochain d'accuser le nucléaire de ne pouvoir produire que 84% de la puissance installée ce matin là ...Alleluia vive les ENRia ... ET puis on peut aussi parler du solaire au sol issu de la dizaine d'appel d'offres de la CRE depuis 2021 ... le prix moyen se situe à 80€/MWh soit 30% au dessus du prix moyen du MWh, toutes sources confondues ... tout ça pour une énergie qui produit surtout en été, pas grand chose en hiver et RIEN le 6 janvier au matin quand on en a besoin en dépit des presque 30 GWc installés Et puis aussi de l'emplématique site solaire de Cestas à prix garanti de 105€/MWh qui conduit à réduire à proportion le site du Blayais qui produit du courant deux fois moins cher ... Alleluia
Serge Rochain
arretez vitre blabla la cnstruction des eoliennes respectent leur delai de construction et leurs budget et en consequence le calcul du prix de revient de l'électricité produite est définie dès le départ et ne change pas dans le temps. tandis que pour le nucleaire on etabli un prix et a l'arrivée quand il produit au bout d'un temps indéterminé on découvre que les bases sur lesquelles le prix a été évalué n'ont rien a voir avec ce que ce prix aurait dû être. vous n'êtes qu'un bluffeur qui passe son temps a la recherche de sites complotistes qui racontent n'importe quoi, et quand vous les commentez vous en rajoutez ! 2cachez vous je ne veux plus vous voir. des tordus on en voir assez comme ca sur les grands médias des poutres, des Trump , ... vous êtes pareil en minuscule !
Denis Margot
@Ceyal. Merci pour ce travail précis et documenté. Je m’intéresse surtout au bilan carbone des énergies, mais l’aspect monétaire a évidemment beaucoup d’importance et montre aussi une autre facette où les ENRi posent d’autres problèmes.
@Rochain. Facile de se défausser en criant au complot, mais les chiffres sur les tarifs éoliens proviennent d’une source sure, la CNDP. 196 €/MWh, ça fait 0,196 €/kWh, ou encore 19,6 cts €, soit plus que ce qu’un particulier paye TTC à EDF. C’est donc une électricité inintéressante et hors de prix vendue à perte par EDF. Lorsqu’on entend que Windstrorm poursuit un village pour un manque à gagner de 1 M€ / an par éolienne non installée, on comprend mieux : l’éolien, c’est une vache à lait pour les exploitants (et un gouffre pour les contribuables).
ThB
A la question le nucléaire est-il le plus subventionné ?

- Subventions directes vs. mécanismes de marché : Le nucléaire historique a bénéficié d’investissements publics massifs dans les années 1970-1990, mais ces coûts sont amortis depuis longtemps. Aujourd’hui, le mécanisme de l’ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) n’est pas une subvention, mais un prix régulé pour une partie de la production nucléaire, fixé à 42 €/MWh jusqu’en 2025. Ce prix est inférieur au coût de revient réel estimé par la CRE (60,3 €/MWh en 2026), ce qui signifie que les consommateurs payaient moins cher que le coût réel.
- Comparaison avec les ENR : Les énergies renouvelables (éolien, solaire) bénéficient de tarifs d’achat garantis (contrats sur 15-20 ans), souvent supérieurs au prix de marché. Ces tarifs sont financés par la Contribution au Service Public de l’Électricité (CSPE), une taxe payée par tous les consommateurs. Le coût des ENR est donc mutualisé et invisible dans la facture, contrairement à l’ARENH.

L’ARENH : un prix sous-évalué ?

- Contexte historique : L’ARENH a été mis en place pour permettre aux fournisseurs alternatifs d’accéder à une électricité nucléaire à prix compétitif, favorisant la concurrence. Le prix de 42 €/MWh a été fixé en 2011, alors que le coût de production du nucléaire était estimé à environ 50 €/MWh. La non-réévaluation a effectivement pénalisé EDF, mais cela ne signifie pas que le nucléaire est plus subventionné : c’est un mécanisme de régulation, pas une aide publique.
- Équilibre global : La CRE estime que le coût de revient du nucléaire historique est de 60,3 €/MWh en 2026, ce qui reste très compétitif par rapport aux ENR (105-200 €/MWh pour l’éolien en mer, 80 €/MWh pour le solaire).

Concernant le parc éolien de Cestas

- Comparaison de puissance et de production : Le parc de Cestas produit 350 GWh/an, soit 5 % d’un réacteur de 900 MW. Mais un réacteur nucléaire produit en continu (facteur de charge ~80 %), tandis que l’éolien ou le solaire dépendent des conditions météo (facteur de charge ~20-30 %). La comparaison brute des puissances installées est donc trompeuse.
- Gestion du réseau : La réduction de puissance des réacteurs nucléaires pour intégrer les ENR est une pratique courante dans tous les pays développant les renouvelables. Cela permet d’éviter le gaspillage d’électricité verte et de respecter les engagements climatiques. Le coût de cette flexibilité est intégré dans la gestion globale du système électrique.

Concernant les parcs éoliens en mer

- Coûts initiaux et apprentissage technologique : Les premiers parcs éoliens en mer ont effectivement des coûts élevés (140-200 €/MWh), mais ces coûts baissent avec l’expérience (effet d’apprentissage). Les appels d’offres récents (2023-2024) montrent des prix autour de 50-70 €/MWh pour l’éolien en mer, proches du nucléaire.
- Durée de vie et puissance : Un réacteur nucléaire a une durée de vie de 40-60 ans, après 15 à 20 ans de construction, son coût initial est très élevé (15-20 Md€ pour un EPR). Les parcs éoliens ont une durée de vie de 20-25 ans pour les premiers mais plus de 30 ans pour les plus récents, mais leur coût est étalé dans le temps, leur mise en place et relativement rapide 7 à 10 ans pour l'offshore, 4 à 6 ans pour l'éolien terrestre et leur maintenance est moins risquée (pas de risque de dérive de coût comme pour l’EPR).
- CSPE et mutualisation : La CSPE, taxe payée par les consommateurs d’électricité et qui historiquement finançait les charges du service public de l’électricité, notamment le coût du soutien public au développement des énergies renouvelables électriques (au travers des dispositifs d’obligation d’achat), n’est plus liée au financement des énergies renouvelables. La CSPE finance aussi le nucléaire (démantèlement, gestion des déchets). Les ENR ne sont pas les seules à bénéficier de ce mécanisme.

Coût comparé et efficacité

- Coût actualisé : Le coût du nucléaire inclut le démantèlement, la gestion des déchets et les risques de dépassement (EPR de Flamanville 103,6 €/MWh). Les ENR n’ont pas ces coûts cachés.
- Flexibilité et complémentarité : Les ENR permettent de diversifier le mix énergétique et de réduire la dépendance au nucléaire, ce qui est un choix stratégique pour la résilience du système électrique.
- Besoins réels : L’argument selon lequel les ENR produisent “quand on n’en a pas besoin” est partiellement vrai, mais l’essor du stockage (batteries, hydrogène) et de la gestion intelligente des réseaux (smart grids) permet de mieux intégrer ces énergies.

Lobbies et PPE3

- Transition énergétique : La PPE3 vise à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 2035, conformément à la loi. Cela ne signifie pas abandonner le nucléaire, mais diversifier les sources pour plus de sécurité et de durabilité.
- Subventions et innovation : Les aides aux ENR visent à développer des filières industrielles françaises (éolien, solaire, hydrogène), créatrices d’emplois et de valeur ajoutée.

- Le nucléaire n’est pas “subventionné” au sens classique, mais son coût réel est partiellement masqué par des mécanismes de régulation (ARENH).
- Les ENR ont des coûts initiaux élevés, mais ils baissent rapidement et permettent une diversification indispensable.
- La comparaison des coûts doit intégrer la durée de vie, le facteur de charge, les coûts cachés (démantèlement, déchets) et les bénéfices environnementaux.
- La flexibilité du nucléaire parait être un atout, mais elle a un coût qui doit être comparé aux bénéfices de la transition énergétique.
Rochain Serge
"- Le nucléaire n’est pas “subventionné” au sens classique, mais son coût réel est partiellement masqué par des mécanismes de régulation (ARENH)." C'est inexact le nucléaire est bien subventionné comme en témoignent quelques exemples, souvent découverts par hasard comme les deux suivants : Un petit pourboire de 2,7 milliards en passant ; https://www.lemondedelenergie.com/edf-etat/2022/03/18/ ou encore, on efface l'ardoise de 10 milliards et on repart pour un tour ; https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/le-gouvernement-assure-qu-il-n-y-a-pas-de-raison-de-s-inquieter-pour-l-avenir-d-edf_AD-202201260298.html
ThB
M Rochain, Oui c'est un versement de 2,7 Mds puis de 10 Mds par nos impôts, mais cela ne prouve pas définitivement que cela ait servi pour l'atome bien que le déficit chronique d'EDF ait pour origine les constructions d'EPR, en France, en Angleterre et en Finlande.
APO
Petit Bémol, en Finlande c'était Areva et pas EDF... Même si EDF a repris quelques entités d'Areva depuis... Et pour Hinkley Point, l'histoire n'est pas finie dans un sens comme dans l'autre !
Rochain Serge
Pour Hinkley Point vous croyez que l'avenir permettra de résorber les dépassements déjà "acquis" ? POur Olkiluoto vous pouvez tourner les noms de sociétés comme vous voulez, il s'agit bien d'EPR.... le premier même ! Ce ne sont pas les sociétés qui les construisent qui ont un problème, c'est l'EPR lui-même !
Rochain Serge
Quand une subvention, quelle qu'en soit la forme est versée à EDF, il n'y a aucune raison de ne pas en attribuer pour 67% au nucléaire puisque c'est sa part de production.
ThB
M Rochain, On doit considérer 67 % comme un minimum au regard des réalités observées. En effet, l’explosion des prévisions de construction, les défauts de fonctionnement récurrents entraînant des mises à l’arrêt prolongées, ainsi que les surcoûts d’entretien et de maintenance, laissent présager un taux de pertes bien supérieur à cette estimation. Ces éléments, cumulés, suggèrent que le chiffre avancé pourrait largement sous-évaluer l’impact financier réel de ces trois EPR.
Rochain Serge
THB, je ne dis pas 67% par hasard.... c'est une façon de me démarquer des nucléophiles qui minimisent outrageusement la valeur des chiifres favorables aux renouvelables quand, dans les comparaisons, j'indique toujours le haut de la fourchette des valeurs fluctuentes pour les leurs... ce qui leur évite d'argumenter sur des queues de cerises pour détourner l'attention de ce qui est important.
Ceyal
Merci pour cette analyse précise …. Quelques commentaires car je suis loin de partager complètement votre vision 1/ ARENH : EDF a dû fournir pendant des années au titre de l’ARENH 100TWh à ses concurrents à 42€/MWh donc nettement en dessous de son prix de production. En 2022, l’Etat a facilement tordu le bras d’EDF pour qu’au titre du bouclier tarifaire, EDF fournisse 20 TWh supplémentaires cette-fois-ci à 46,2€/MWh. Pendant la corrosion sous contrainte, EDF a donc dû acheter sur le marché au prix fort des MWh pour les fournir à vil prix à ses concurrents. Bref EDF a largement subventionné ses concurrents . 2/ sic « Les énergies renouvelables bénéficient de tarifs d’achat garantis , souvent supérieurs au prix de marché » et pas qu’un peu : TROIS fois le prix moyen pour l’éolien en mer, près de DEUX fois pour CESTAS… et à environ 80€/MWh pour le solaire au sol, un produit NON INNOVANT fourni en quantité par de nombreux industriels CHINOIS … Si le prix moyen de l’électricité en France est de 60€/MWh alors une énergie aléatoire et intermittente ne devrait pas valoir plus de 40€/MWh … Et pourtant, depuis 2021, au titre de la PPE2, la CRE émet une à 2 fois par an un appel d’offre pour environ 1 GWc à chaque fois … mi 2025 c’était le dixième appel d’offre pour le solaire au sol … et il y a aussi l’éolien, les ombrières et hangars agricoles … et voilà comment en 2025, on a ajouté 5 GWc de solaire qui vont en 2026 nous amener à 1000 heures de prix négatif par an … Evidemment ce soutien aux ENRia c’est plus de 10 Md€/an payé par l’état (pas mal pour un état en faillite dont les recettes sont de 300 Md€ par an et les dépenses de 450 !!!!!!!!!!!!!!!! voilà pourquoi on préfère compter en % de PIB pour cacher la véritable misère des finances publiques) et récupéré via la CSPE 3/ sic « La réduction de puissance des réacteurs nucléaires pour intégrer les ENR est une pratique courante dans tous les pays développant les renouvelables. Cela permet d’éviter le gaspillage d’électricité verte et de respecter les engagements climatiques» . Ce n’est pas parce qu’autres font cela (pas au même niveau que la France car ils ont globalement peu de nucléaire) que c’est vertueux. Cette réduction a beaucoup d’effets néfastes … elle fatigue inutilement les systèmes , l’économie est très faible à nulle car dans un système nucléaire, le coût de fonctionnement est peu dépendant du combustible … sur l’ensemble du cycle de vie, on économise ZERO gramme de CO2 donc ça n’a aucun effet climatique … ça coûte plus cher car laisser passer de l’électricité à plus de 80€/MWh et même à 105€/MWh comme à Cestas sans parler de l’éolien en mer à plus de 170€/MWh à la place de l’électricité nucléaire à 60/MWh. Bref, c’est jeter l’argent par la fenêtre et par grands baquets … pour le plus grand bénéfice des concurrents d’EDF. Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, la volonté politique de tout cela c’était de casser EDF quoi qu’il en coûte car pour avoir une chance d’être élus, les socialistes ont impérativement besoin des écolos : ils doivent donc s’afficher anti-nucléaires : c’est vital ; depuis longtemps toutes les lois sont allées dans ce sens : arrêt de SuperPhenix, d’ASTRID, 50% de maxi de nucléaire, fermeture de Fessenheim, etc … etc… Les socialistes sont à la tête du ministère de l’écologie, de la CRE, de RTE : cf.S Royal, E Borne, N Hulot, A Pannier Runacher, M Barbut, E Wargon, P Brottes, X Piechaczyk, etc… Bref le débat est UNIQUEMENT politique , la technique et le climat sont des prétextes. 4/ sic « Les appels d’offres récents montrent des prix autour de 50-70 €/MWh pour l’éolien en mer ». En effet Dunkerque a été attribué à 44€ et le tarif estimé au 31/12/2022 est de 53,53 €/MWh. Par contre ce parc est attaqué en conseil d’état par la ville d’Ostende et les écolos de Sea Sheperd… Le parc CentreManche 1 a été attribué à 45€/MWh : Appel d'Offres en 2020, début des travaux en 2028 voire 2029 (sic Le Marin du 16/07/2025) … celui de Centre Manche2 a été attribué plus tardivement et il se murmure une éventuelle fusion des 2 … Bref ne pas confondre un prix d’appel d’offre et une réalité opérationnelle 5/ sic « leur mise en place et relativement rapide 7 à 10 ans pour l'offshore ». Le parc de Courseulles sur mer fait partie des 6 premiers parcs éoliens en mer avec un tarif renégocié (2018) de 138,7 €/MWh et estimé mi 2024 de 176,7€/MWh. Il est victime du mauvais vent d’Ouest qui a sévi sur le chantier de l’EPR. En effet selon Les Echos du 7 juillet 2025, le parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer, initialement prévu pour 2024, puis reporté à 2025, ne sera finalement mis en service qu'en fin 2027. Ce nouveau retard est dû aux difficultés techniques rencontrées par Saipem, le constructeur italien chargé du forage des fondations. En six ans, seules QUATRE des SOIXANTE QUATRE fondations ont été posées. 6/ sic «Les ENR permettent de diversifier le mix énergétique et de réduire la dépendance au nucléaire.» cela est tout à fait vrai …la volonté étant de casser EDF et « son » nucléaire 7/ sic « c’est un choix stratégique pour la résilience du système électrique »… c’est surtout le meilleur moyen de mettre le réseau par terre … cf. le Blackout espagnol de fin avril … RTE nous a appris en fin 2025 qu’on est passé à 2 doigts d’un accident similaire le 1 avril à cause d’une perte subite et volontaire des exploitants de 10 GW, essentiellement du solaire et le 23 Octobre à cause d’une perte subite de 8GW, essentiellement de l’éolien …. En quelques minutes, un tiers des renouvelables ont arrêté leur production sans raison technique. Il s'agissait pour eux de maximiser les aides publiques et les revenus quand le prix spot est devenu négatif. Et seulement 6 % avaient prévenu RTE alors qu'ils en ont l'obligation [4]. Production et prix de gros sur le marché spot le 1er Avril 2025 Source Eco2mix [3] : 12H45 17GW de solaire + 11 GW d’éolien, export 13GW, pompage 2 GW 13H15 11 GW de solaire + 7,5GW d’éolien, export 9,5 GW, pompage 0,5 GW Prix de gros négatif après 12H Production et prix de gros le 23 octobre 2025 Source Eco2mix [3] 13H45 8,5 GW de solaire + 19 d’éolien 14h15 7 GW de solaire + 12 d’éolien 8/ Sic l’essor du stockage ( hydrogène) permet de mieux intégrer ces énergies Ca fait 10 ans qu’on entend parler d’hydrogène … En Allemagne le plan des verts consiste à implanter des panneaux solaires et des électrolyseurs en quantité en Afrique pour fabriquer de l’hydrogène à bruler ensuite dans les centrales à gaz adaptées en Allemagne… cela suppose quand même que l’électricité soit devenue une commodité à bas prix, pas à 80€ le MWh … on médite en effet que pour faire 1kg d’hydrogène il faut au moins 35 kWh mais ce kilo d’hydrogène occupe un volume de 10 m3 … donc pour le transporter il faut le comprimer (+ 15 kWh) soit 50 kWh en tout … et avec un kilo d’hydrogène, un véhicule (cf Toyota) fait 100 km à comparer avec les 15-25 kWh /100km d’un véhicule électrique à batterie … sans parler du cout 9/ Bravo pour votre mise en page… la mienne est minable… désolé … je serais curieux de savoir comment vous faites Références [1] https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/energies-renouvelables-comment-la-france-a-evite-la-panne-electrique-a-deux-reprises-cette-annee-2206747 [2] https://www.revolution-energetique.com/actus/la-france-a-frole-deux-fois-le-blackout-cette-annee/ [3] https://www.rte-france.com/donnees-publications/eco2mix-donnees-temps-reel [4] https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/114-milliards-deuros-a-payer-aux-producteurs-delectricite-la-france-surcapacitaire-doit-electrifier-ses-usages-pas-augmenter-sa-production-2209293
Rochain Serge
Ceyal : "Pendant la corrosion sous contrainte, EDF a donc dû acheter sur le marché au prix fort des MWh pour les fournir à vil prix à ses concurrents. Bref EDF a largement subventionné ses concurrents ." Mensonge éhonté dont vous êtes un habitué puisque c'est un % de la production nucléaire qui est vendu "à vil prix", comme vous dites, à ses concurrents. Moins de production entraine moins de vente ARENH et n'oblige pas EDF à acheter l'electricité revendue à ses concurrents ! Le scandale de l'ARENH n'est pas là; il est de n'avoir imposer aucune contrainte à ces "concurrents", comme par exemple l'obligation de produire eux même une quantité d'électricité en fonction de ce qu'ils achètent aux conditions ARENH (la même, le double, ou le triple.... par exemple) ou encore de ne pas revendre l'électricité acheté aux conditions ARENH, sur le marché lbre mais l'obligation de l'écouler auprès des particulers en France.... Les contraintes qui auraient dues être imposées sont nombreuses et variées, mais rien n'a été fait en ce sens.
ThB
M Ceyal,

Sur le coût de production de l’électricité
Le coût du MWh nucléaire des centrales actuelles, en fin de vie, se situe plutôt autour de 62 €/MWh. En revanche, celui de l’EPR de Flamanville est estimé dans une fourchette entre 110 €/MWh à 120 €/MWh (si l’on se réfère au coût de production de l’EPR d’Hinkley Point) sans compter les coûts liés à son intermittence opérationnelle, qui restera élevée au moins jusqu’en 2027. À titre de comparaison, le coût des futures éoliennes devrait s’établir aux alentours de 44 €/MWh pour le parc de Dunkerque, réduisant ainsi l’écart entre l’énergie nucléaire et éolienne.

Optimisation du parc nucléaire
Il est plus efficace d’adapter le nombre de centrales à la demande réelle, plutôt que de sous-utiliser un parc surdimensionné. Faire fonctionner six centrales à 45 % de leur capacité est moins optimal que d’en exploiter deux ou trois à 80 %. Le nucléaire reste pertinent pour couvrir le « talon de consommation » français, c’est-à-dire la base minimale de consommation en dessous de laquelle il est difficile de descendre sans recourir à d’autres sources d’énergie.

Transparence et contrôle des entreprises
"Seulement 6 % des acteurs concernés ont déclaré leurs données à RTE, alors que c’est une obligation légale".
Les promesses n’engagent que ceux qui y croient... Les autocontrôles, souvent présentés comme une solution rassurante pour le législateur, ils lui épargne du personnel pour effectuer les vérifications. Ils permettent surtout aux entreprises d’économiser sur les coûts des conformités. Pourtant, sans sanctions proportionnelles aux enjeux, le bien collectif reste trop souvent négligé.

L’hydrogène : une solution limitée
Les contraintes physiques de l’hydrogène rendent peu probable son adoption massive comme carburant pour remplacer les véhicules thermiques. En revanche, il peut jouer un rôle utile dans le stockage ponctuel d’énergie, notamment lorsque les prix de l’électricité deviennent négatifs. Dans ce cadre, il viendrait compléter les autres solutions de stockage existantes.

Concernant ma présentation j'utilise les icônes proposés au-dessus de la zone d'écriture.
Denis Margot

@Ceyal. C’est vrai que ce que vous écrivez est un peu brut de fonderie, mais cependant fort documenté et intéressant. Pour la mise en page, il faut utiliser des balises html. L’éditeur de commentaire peut vous aider ou vous pouvez aussi utiliser quelques balises élémentaires.

Une balise ressemble à ça : <balise>du texte</balise> (notez le / pour fermer la balise, si vous l’oubliez, l’effet de la balise continuera).

  • Pour créer des paragraphes : entourez le texte du paragraphe entre <p> Mon paragraphe </p> (notez le / qui permet de clore la balise, le tout sans espace).
  • Pour sauter une ligne : ajouter la balise <br/> devant votre nouvelle ligne (tout ça sans espace) comme dans
    ma ligne
    mon autre ligne
  • Pour mettre en caractère gras, entourez le ou les mots par <strong> les mots en gras </strong> (ici, vous écrivez « strong » en toutes lettres).
  • Pour mettre en italique, mettez le mot entre les balises <em> et </em> comme dans italique

Il y a bien d’autres balises, mais ça devrait suffire pour commencer ! Bonne chance !

APO
@ThB, Très bel état des lieux avec pas mal d'objectivité... Reste que le cout réel de Stockage est mal connu à ce jour (dommage que vous ne parliez pas des STEP! et juste des batteries). De plus le surcout des Réseaux du aux ENR n'est pas mentionné non plus (et ce n'est pas rien). Sinon je me permets une remarque, le démantèlement des ENR coutera plus que beaucoup ne semble le penser (du fait d'installations diffuses) et avec aussi des sources de pollution non négligeables à des échelles locales suivant comment cela sera fait... Aucune énergie n'est entièrement propre in fine ! (il faut choisir avantage cout/bénéfice pour de multiples critères !)
Rochain Serge
APO, le surcoût des réseaux n'est pas du aux renouvelables mais à la nécessiter d'aceminer des productions supplémentaires qu'elles que soient leur origine. Quant aux coût des différentes formes de stockages il est parfaitement connu quel qu'il soit Par exemple : https://www.revolution-energetique.com/actus/le-solaire-pilotable-est-desormais-competitif/ https://totalenergies.com/fr/actualites/communiques-de-presse/afrique-du-sud-totalenergies-lance-la-construction-dune-centrale - 65€ le MWh solaire disponible à la demande ; Production et stockage : https://www.pv-magazine.fr/2025/12/17/les-batteries-suffisamment-bon-marche-pour-rendre-le-solaire-pilotable-economiquement-viable/
APO
@Serge, Oui sous les Tropiques Batteries + PV et un peu d'éolien, et tout roule... Au nord du 45ème parallèle pour passer l'hiver c'est autre chose ! (sauf si on met du Gaz à tous les étages !)
Rochain Serge
Oui, mais on n'est pas obligé de se contenter du ticket d'entrée des tropiques !
ThB
M APO,

L’incertitude des coûts futurs, un défi récurrent
Les estimations de coûts à long terme, surtout sur des horizons de 25 à 50 ans, s’avèrent systématiquement éloignées de la réalité. L’histoire le confirme : les écarts entre les prévisions et les coûts réels sont souvent considérables, comme en témoignent les projets de Flamenville, Hinkley Point ou Olkiluoto en Finlande.

Démantèlement : une règle, deux réalités
Le démantèlement des centrales nucléaires et des éoliennes ne fait pas exception à cette règle. Mais la comparaison s’arrête là. Pour une éolienne, chaque boulon, chaque mètre cube de béton peut être traité par des équipes humaines, qui rentrent chez elles sans risque d’irradiation. En revanche, le démantèlement d’une centrale nucléaire impose de repenser entièrement les méthodes d’intervention : chaque tonne de béton et de ferraille est radioactive, ce qui nécessite le développement de robots spécialisés. Cette contrainte technique, absente dans le cas des éoliennes, complexifie encore l’évaluation des coûts et des délais.

Un enjeu de sécurité et de transparence
Au-delà des coûts, c’est aussi une question de sécurité et de transparence : comment garantir la fiabilité des estimations, quand l’inconnu technologique et les risques radiologiques s’ajoutent aux incertitudes économiques ?
APO
@ThB, Et ce qui est bien qvec certaines technologies c'est que cela profite à bien des secteurs... Les drones et robots seront des "game changer" pour le démantèlement des centrales et cela a déjà commencé... Sinon votre propos sur chaque kilogramme de béton contaminé dans une Centrale, regardez un peu la réalité des faits et renseignez-vous sur la radioactivité !!! Oui certaines pièces et notamment la cuve sont et seront le "challenge"mais pas la plupart du béton d'une centrale (sauf Accident et encore !) n'est pas plus radioactif que du granit breton !!! (La radioactivité naturelle, cela existe !). Et pour les éoliennes, vu les montages de société faits, on peut se demander qui va toutes les demanteler in fine, sur que l'état en aura une bonne part (donc vous, moi et plein d'autres...).
Rochain Serge
"Et pour les éoliennes, vu les montages de société faits, on peut se demander qui va toutes les demanteler in fine, sur que l'état en aura une bonne part (donc vous, moi et plein d'autres...)." Pour les procés d'intention vous vous y entendez .... mais déjà le plus ancien parc éolien de France que je connais bien puisque j'ai assisté au démantellement, et il y a trente ans je l'ai vu construire, sur un terrain appartement aux ciments Lafarge, avec un bail de 30 ans, qui est dans le prolongement de la veine qu'ils exploitent et où ils arrivent en ce moment même. https://www.engie-green.fr/actualites/chantier-demontage-recyclage-eolien-port-la-nouvelle-aude/
APO
@ThB, Vu les prix de Marché lors des périodes de Grand Vent ou de plein Soleil, on comprend que les producteurs d'ENRi n'osent plus se lancer pour 20 à 30 ans sans prix garantis !!! Les développements de nouveaux projets à prix de marché ne courent pas les rues dans les ENRi (avec des prix garantis à des tiers, un peu) ... Les arguments des aides qui allaient permettre de faire émerger une filière autonome il y a 15/20 ans, c'est très LOL aujourd'hui !!! L'argument de l'incertitude des couts mais aussi des recettes futurs est aussi un énorme problème pour les ENRi !!! (Et QUID si la Chine nous dit Merde dans quelques années sur le PV et/ou fait grimper le prix des panneaux avec une part mondiale de la production hors norme chez elle --> On n'aura pas le temps de se retourner... ni d'avoir les prix compétitifs des Chinois ! et ce sera "Lol Jaune" !)
Rochain Serge
Vous êtes dans le rêve.... il n'y a jamais eu un nomnre de grands projets de renouvelable aussi important qu'en 2025 en France
Rochain Serge
Qu'est-ce que l'Allemagne vient faire dans le fait que je vous ai dit qu'il n'y avait jamais eu de grands projets en France plus important que ceux entrepris en 2025 ? Au 30 septembre 2025, la puissance du parc solaire photovoltaïque atteint 29,7 GW. Durant les trois premiers trimestres 2025, 4,5 GW supplémentaires ont été raccordés, contre 3,7 GW sur la même période de 2024. La production d’électricité d’origine solaire photovoltaïque s’élève à 28,6 TWh durant les trois premiers trimestres de 2025, en hausse de 35 % par rapport à la même période de 2024. ça vous parle ça ?
APO
Combien de CSPE en plus sur les factures électriques des Français dans les mois et années à venir !? Vous pouvez parler de ce sujet @Serge ! Il y a encore de la marge avant que nous atteignons les 400 Euros/MW.h chez le particulier moyen en France mais on tend vers cette valeur en tendance...
APO
Bien sur tant qu'on garantit les prix @Serge, sans cela ce serait 5 MW de projets... Et chez quelques particuliers...
Rochain Serge
La garantie permet surtout à l'Etat de ne pas avoir à investir ljui-même dans les projets... c'est très confortable. Le nucléaire appartient à l'Etat pour une raison historique....sa raison d'être qui est militaire.mais plus personne ne veut investir en Europe dans le nucléaire, et La France est contraintes à investir pour les pays qui veulent bien du nucléaire à condition que ce soit la France qui paie.... eu n'achéteront que l'électricité que la France leur garanti, alors pourquoi ne pas garantir les prix en FRANCE tant qu'à faire ?
APO
Le Nucléaire appartient à EDF qui appartient à nouveau à l'état après la spoliation de l'ARENH... Si vous voulez un système communiste en France basée sur les ENRi libre à vous... Pas sur que cela marche longtemps...
ThB
M APO,

1. Variabilité des énergies renouvelables et intermittence saisonnière Votre observation sur la corrélation entre les périodes de grand vent (hiver) et de grand soleil (été) est pertinente : ces deux sources d’énergie renouvelable (éolien et solaire) se complètent effectivement sur l’année, même si leur production reste intermittente. Cependant, cette complémentarité saisonnière est déjà prise en compte dans les stratégies de mix énergétique, notamment via le stockage, l’interconnexion des réseaux européens, et le pilotage de la demande. Selon RTE (Réseau de Transport d’Électricité), la France dispose déjà d’outils pour gérer cette variabilité, comme le montre le Bilan prévisionnel 2023 : l’équilibre offre/demande est assuré même avec une part croissante d’ENR, grâce à la diversification des sources et à la flexibilité du système électrique.
Source : RTE – Bilan prévisionnel 2023

2. Incertitudes économiques : ENR vs nucléaire
Vous avez raison de souligner que l’incertitude des coûts prévisionnels touche aussi bien les ENR que le nucléaire. Cependant, l’historique des EPR est effectivement préoccupant :
Flamanville (France) : Coût initial estimé à 3,3 milliards d’euros en 2006, revu à plus de 12 milliards en 2022, avec un retard de plus de 10 ans.
Hinkley Point C (Royaume-Uni) : Coût estimé à 25 milliards de livres en 2016, désormais proche de 35 milliards, avec un retard de plusieurs années.
Olkiluoto 3 (Finlande) : Mise en service après 16 ans de retard, pour un coût final estimé à 11 milliards d’euros (contre 3 milliards initialement).
Pour le démantèlement, les coûts et les délais restent très incertains, comme le souligne la Cour des comptes française dans son rapport de 2021 sur le nucléaire.
Sources :
Cour des comptes – Le démantèlement des installations nucléaires (2021)
EDF – Point d’avancement Flamanville 3 (2023)
The Guardian – Hinkley Point C costs (2023)

3. Durabilité et résilience des panneaux photovoltaïques
Les capteurs photovoltaïques actuels sont garantis 25 à 30 ans, mais leur durée de vie réelle dépasse souvent 35 ans, avec une production qui décroît lentement. Des études, comme celle du NREL (National Renewable Energy Laboratory) aux États-Unis, montrent que les panneaux perdent moins de 1% de leur rendement par an après 25 ans. Ainsi, une installation de 2024 pourrait encore produire significativement en 2060, soit bien après le début du démantèlement prévu de Flamanville (horizon 2060-2070).
Source : NREL – Photovoltaic Reliability (2022)

Quant à la dépendance à la Chine pour les panneaux, une rupture d’approvisionnement créerait effectivement un choc à court terme, mais stimulerait aussi la relocalisation de la production en Europe. La Commission européenne a d’ailleurs lancé des plans pour renforcer la souveraineté industrielle dans le solaire, comme le Plan REPowerEU.
Source : Commission européenne – REPowerEU
4. Opportunité industrielle
Ce qui ne me tue pas me rend plus fort” (Nietzsche) illustre bien l’enjeu : une contrainte externe (comme un arrêt des livraisons chinoises) pourrait effectivement accélérer l’innovation et la création d’emplois locaux dans les ENR. C’est déjà le cas en Europe, où des usines de panneaux et de batteries voient le jour, portées par des acteurs comme Voltalia, Enpal, Verkor ou encore feu Northvolt.
APO
@ThB, je ne vous empêcherais de voir le verre des ENRi à moitié plein, lorsque je le vois à moitié vide de mon coté ! Toutefois, l'argument de durée de vie des panneaux allongée à 35 ans est une hypothèse non vérifiée et non vérifiable à ce jour ! (Mais l'industrie s'y connait parfois bien en obsolescence programmée... On verra si les panneaux chinois tiennent ou pas dans de fortes proportions - trop tot pour le dire...)
Rochain Serge
https://www.batirama.com/article/43495-solaire-photovoltaique-enorme-gisement-potentiel-sur-les-toitures-de-france.html
ThB
M APO,

Il est vrai que, pour des raisons purement mercantiles, l’industrie maîtrise parfaitement l’art de concevoir des produits à obsolescence programmée.
Les panneaux photovoltaïques n’y échappent pas en théorie, mais leur composition, essentiellement du silicium, sans pièce mécanique ni friction me laisse penser que leur durée de vie réelle pourrait bien dépasser les annonces des constructeurs.

D’ailleurs, l’avantage de mon âge est d’avoir pu constater par moi-même que des installations photovoltaïques posées il y a 25 ans fonctionnent encore aujourd’hui. Une preuve encourageante de leur robustesse, non ?
APO
@ThB, quelle épaisseur moyenne du silicium il y a 25 ans dans les panneaux PV !? Combien aujourd'hui ? On verra mais on fait de plus en plus light et de plus en plus efficace à court terme (un peu comme pour les voitures... qui dans le temps pouvait aller fort loin en les bricolant un peu et qui s'effondrent souvent lamentablement à 200.000 km aujourd'hui...). Bref je suis dubitatif de votre/vos propos et de votre optimisme... Comme quand vous parlez de du coté complémentaire éolien/solaire, jamais démontré au pas de temps de la journée juste "à la grosse" en inter-saison...
Rochain Serge
Votre jamais démontré se limite à vous et à l'absence d'effort que vous avez fait pour vous assurer de la réalité de cette compensation ou non compensation. C'est pourtant facile avec les cartes que météo-France met à notre disposition. Bien sur il faut payer de sa personne et enregistré ces cartes chaque jour. et éventeullement avoir quelques talent de développeur pour creer quelques applications mettant en parallele l'ensoleillement moyen de la journée (vous pouvez descendre au niveau du pas de 3 heures si vous enregistrez toutes les cartes) et les zones de surfaces par code de puissance de vent. Vous pouvez allez très loin dans l'analyse selon ce que vous voulez savoir mais c'est assez simple de développer une appli qui dira seulement le nombre de jours où la production vent est supérieure à la moyenne quand l'ensoleillement est inférieur à la moyenne et inversement le nombre de jour ou l'ensoleillement est supérieur à la moyenne avec une production vent inférieure à la moyenne. On peut disposer d'informations autrement plus fiables que de dire que cela ne correspondant pas à mon dogme c'est évidement faux !
APO
@Serge, l'aggrégation des productions électriques est officielle, cela se fait sur le site RTE ! Pas besoin de faire des développements sur la météo, pour voir la production... Vos théories complotisto-fumeuses sur la production éolienne via des Datas de Météo France, c'est votre Droit de les développer, voir la réalité des faits, c'est mieux et plus éclairant !
Rochain Serge
Vous êtes borné ou, de mauvaise foi, vous le faite expres de ne pas comprendre que le potentiel éolien de la France se détermine sur les cartes de vent et non sur la production d'un petit paquet d'éoliennes qui sont tassées sur uniquement 16% de la surface du territoire ?
ThB
M APO,

Je pense qu'il vous faut changer de fournisseurs, laissez de côté Shein et Alibaba, après quelques années d'achats beaucoup mieux sélectionnés, vous verrez plus souvent la bouteille à moitié pleine...
ThB
Monsieur APO,

Pour maximiser la rentabilité d'un projet solaire, le choix de la technologie est crucial. Le panneau bi-verre s'impose aujourd'hui comme la solution de référence pour la durabilité.
Contrairement aux panneaux "verre-backsheet" (film plastique), la technologie bi-verre protège les cellules des deux côtés.

Les avantages sont multiples :
- Résistance accrue : Meilleure tenue face à la grêle, au vent et aux variations thermiques.
- Longévité : Une dégradation du rendement beaucoup plus lente dans le temps.
- Esthétique : Une transmission lumineuse possible, idéale pour des verrières ou des ombrières de terrasse.

C’est un investissement qui garantit une sérénité sur le très long terme.
Ceyal
1. variabilité Import de 8GW le 6 janvier au matin avec une consommation de 92GW ... donc on n'avait pas ce qu'il fallait ce que rgertte S Rochain Le stockage de plusieurs MW pendant pkusieurs heures est en voie future d'achèvement ... à quel prix ?
2. Coût EPR : plagiat du bon mot de Clemenceau : Si vous voulez faire quelque chose, faites le sinon créer une commission un consortium franco Allemand pour un European Pressure Reactor Parc éolien en mer 2,5 Md€ (raccordement RTE compris) pour 500 MWc... puissance d'un reacteur = 3 fois un parc eolien ; facteur de charge double ; durée de vie 2 à 3 fois supérieure ... coût équivament à puissance produite égale sur la durée de vie = 2,5 Md€ * 3 (puisance crête) * 2 (facteur de charge) * 3 à 3 (durée de vie) = 30 à 45 Md€ ... et ce ne sont pas des prototypes !!! Le Parc de Courseulles sur mer devait ouvrir en 2024 ... ça ne sera pas avant 2027 au mieux et pourtant des sites eoliens en mer il y a quelques uns au Danemark et en Allemagne (10 GWc installés)
Ceyal
c'est vrai que l'EPR est un faisco en grande partie parce qu'un projet franco Allemand autrement dit par construction voué à l'échec. Par contre ne pas oublier les 2 réacteurs de Taishan ...
Mais quid deu parc Eolien de Courseulles sur mer ... Appel d'Offres en 2013-2014 ... 4eme parc de la première série de 6 signé en 2018, travaux commencés en 2021 ... devait ouvrir mi 2024 ... maintenant on en est à fin 2027 ... sic https://www.tf1info.fr/environnement-ecologie/videocalvados-un-parc-eolien-marin-a-l-arret-depuis-deux-ans-que-se-passe-t-il-au-large-de-courseulles-sur-mer-2382649.html ...
Rochain Serge
Qui sont également des echecs ! EDF fait diversion avec l'EPR chinois (qui n’ a eu que 4 ans de retard): https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/edf-fait-diversion-avec-l-epr-chinois_1999727.html Et 60% de dépassement de budget ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucléaire_de_Taishan

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