Tribunes
67 tribunes signées Christian de Perthuis
Les émissions de GES au premier trimestre
D'après le baromètre du CITEPA, les émissions françaises de gaz à effet de serre ont reculé de 4,8 % au premier trimestre. C'est nettement plus rapide que la baisse de 2,1 % observée en 2025, et proche du rythme d'un peu plus de 5 % qu'il faudrait tenir d'ici 2030 pour respecter nos engagements climatiques.
Lire la tribuneAux États-Unis, les vents du « backlash » climatique redoublent d’intensité
L’abrogation de l’Endangerment Finding (qu’on peut traduire par « constat de mise en danger »), annoncée depuis la Maison-Blanche le 12 février 2026 marque un retour en arrière de près de vingt ans.
Lire la tribuneRéchauffement planétaire : retour sur 2025
2025 a été la 3e année la plus chaude, pratiquement à égalité avec 2023.
Lire la tribuneGaz à effet de serre : où va conduire la procrastination des gouvernants ?
Dans un récent post, Jean Boissinot s’interroge sur la note à donner à la suite de l’estimation des émissions de gaz à effet de serre en 2025 par le CITEPA : E ou D ? Je propose ici une grille de notation portant sur la qualité du baromètre du CITEPA, l’évolution attendue des émissions en 2025 et la procrastination des gouvernants en matière d’action climatique.
Lire la tribunePerspectives énergétiques de l’AIE : en arrière toute !
Dans le World Energy Outlook 2025 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) rendu public ce 12 novembre(1), le « Current Policies Scenario » (CPS), tombé en disgrâce en 2019, refait surface. Ce scénario suppose la pleine application des « politiques et régulations déjà en place ». C’est un scénario de triomphe de l’Amérique trumpienne : le pétrole et le gaz dominent encore le système énergétique en 2050 ; les émissions de CO2 diminuent à peine d’ici 2050 ; la température mondiale n’est pas stabilisée avant la fin du siècle.
Lire la tribuneDix ans après, quel bilan pour l’accord de Paris ?
Lors de son adoption en 2015, l’accord de Paris a généré beaucoup d’espoirs, car il embarquait l’ensemble des signataires. De par son caractère universel, il allait donner une tout autre dimension à la lutte contre le réchauffement planétaire.
Lire la tribuneTransport maritime : les tensions géopolitiques dopent les émissions de CO2
L’agence des Nations-Unies pour le commerce et le développement a récemment publié son rapport annuel sur le transport maritime(1). C’est l’une des analyses les plus complètes sur l’évolution de cette activité. Depuis novembre 2023, le transport maritime a été fortement affecté par les tensions géopolitiques en mer Rouge. Avec des implications importantes sur les émissions de CO2.
Lire la tribuneClimat : deux informations majeures avant la COP30 à Belém
À un peu moins de deux mois de l’ouverture de la COP30 à Belém, deux informations importantes : pour la première fois la Chine va s’engager sur un objectif de baisse de ses émissions ; le rapport Production Gap(1) indique que les émissions mondiales de CO2 résultant de la combustion d’énergie fossile devraient continuer d’augmenter si l’on se fie aux prévisions d’extraction des grands producteurs.
Lire la tribuneLes cargos à voile, une industrie émergente face aux incertitudes politiques
L’usage du vent comme énergie d’appoint est une piste prometteuse pour accélérer la décarbonation du transport maritime sans attendre la mise au point de carburants alternatifs aux énergies fossiles, coûteux à produire. C’est pourquoi le marché de la propulsion vélique assistée connaît actuellement un renouveau.
Lire la tribuneLe vent, un allié pour décarboner le transport maritime
Dans le débat public, on parle beaucoup desimpacts de l’aviation sur le climat, beaucoup moins de ceux du transport maritime.
Lire la tribuneÉtat du climat en 2024 : les voyants toujours au rouge malgré le ralentissement des émissions mondiales
Malgré le ralentissement des émissions globales de gaz à effet de serre (GES), les voyants du climat restent dans le rouge, nous rappelle le rapport Indicators of Global Climate Change 2024 récemment publié. Ce rapport permet également d’identifier trois leviers d’action à mettre en œuvre pour stabiliser le stock atmosphérique de GES à l’origine du réchauffement global.
Lire la tribuneUNOC & climat : l’angle mort des politiques climatiques
Depuis 1990, l’océan a absorbé 26% des émissions anthropiques de CO2 et la biosphère 30%, le reste s’accumulant dans l’atmosphère. Sans l’action de ces puits, la croissance du stock de CO2 atmosphérique aurait été bien plus rapide. Pour que les baisses d’émissions conduisent à la neutralité carbone, il est crucial qu’océan et biosphère continuent de retirer le CO2 de l’atmosphère.
Lire la tribuneLa Chine, l’Asie et le pic des émissions mondiales de CO2
« Le continent asiatique est critique pour tous les aspects du réchauffement global : ses causes, ses implications historiques et philosophiques, et la possibilité d’une solution globale à y apporter », nous rappelle le romancier indien Amitav Ghosh dans son essai The Great Derangement.
Lire la tribuneÉmissions de gaz à effet de serre de la France : accélérer ou rétrograder ? — Connaissance des Énergies
D'après la première estimation du CITEPA, les émissions brutes de gaz à effet de serre de la France ont reculé de 1,8 % en 2024. Ce résultat se situe dans la droite ligne de la réduction tendancielle observée depuis 2005 (– 2 % par an). Cette trajectoire ne nous conduit pas vers l'objectif de – 55 % d'ici 2030.
Lire la tribuneIl n’y a pas de chemin vers la neutralité carbone sans sobriété
L’Agence Internationale de l’énergie vient de publier son bilan énergétique pour 2024. Le déploiement des énergies renouvelables freine les émissions de CO2, mais ne parvient pas à les enrayer. En cause : la consommation d’énergie progresse de 2,2%. Un rappel qui vient à point nommé : il n’y a pas de chemin vers la neutralité carbone en 2050, sans sobriété dans les usages énergétiques.
Lire la tribune1,5 °C en plus au thermomètre en 2024 : quelles leçons en tirer ?
Le service Copernicus et les autres centres d'observation de la température mondiale viennent de le confirmer. 2024 est bien l’année la plus chaude jamais enregistrée. Ce qui n’était qu’anticipation est devenu réalité : la hausse de la température mondiale relativement à l’ère préindustrielle a légèrement excédé 1,5 °C en 2024.
Lire la tribuneUne consommation mondiale de charbon encore en hausse en 2024
Dans son rapport de l’an passé, l’AIE évoquait un « point de retournement historique » avec le pic charbonnier en vue. Changement de ton, dans le rapport 2024. La consommation mondiale devrait progresser de 1% en 2024 (2,4% en 2023). Pour les trois prochaines années, il n’est plus question que d’un plateau (légèrement ascendant en réalité).
Lire la tribuneClimat : la suite de l’histoire s’écrit à Bakou et à Belém
À la COP28 de Dubaï, le premier bilan global de l’accord de Paris a fait le constat que la pleine application des NDC permettrait dans le meilleur des cas de réduire d’environ 10% les émissions mondiales de gaz à effet de serre entre 2019 et 2030 (zone rouge sur le graphique).
Lire la tribuneLa réélection de Donald Trump : quelles implications pour les politiques climatiques ? — Connaissance des Énergies
À quelques jours du début de la COP29, la victoire électorale de Donald Trump n'augure rien de bon pour le futur des politiques et du financement de la lutte contre le changement climatique.
Lire la tribunePerspectives technologiques de l’AIE : la grande accélération
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) publie ce jour son édition 2024 des « perspectives technologiques ». Le premier constat est à nouveau celui de l’accélération de la diffusion des énergies de flux – le solaire et l’éolien à titre principal – via deux canaux principaux : la production d’électricité et l’électrification des usages amorcée dans le secteur des transports et, à un moindre degré, de l’industrie.
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